Les Enfants du Servette


Grichting: «Avec Grasshopper, on va se méfier de Servette» (TDG, 10 Août 2012) by Julian Karembeu
11 août 2012, 11:17
Filed under: Revue de Presse

Le Valaisan, qui porte désormais les couleurs des «Sauterelles», se réjouit de recevoir les Grenat demain

Converser avec Stéphane Grichting permet de balayer tous les clichés accolés au dos des footballeurs d’aujourd’hui. Le défenseur de Grasshopper est lucide, posé. Son discours est empreint de la sagesse d’un père de famille équilibré, d’un homme qui a beaucoup roulé sa bosse et n’a pas que le football en tête. Revenu en Suisse cet été après un exil de dix ans à Auxerre – club avec lequel il a notamment disputé la Ligue des champions – le Valaisan attend Servette de pied ferme, ce dimanche (13 h 45) au Letzigrund. Il se confie sur son «come-back», ainsi que sur l’évolution de son sport et de ses à-côtés.

Stéphane Grichting, quel premier bilan tirez-vous, deux mois après votre retour en Suisse?

Pour l’instant, tout se passe bien. Après une décennie vécue à l’étranger, revenir ici change beaucoup de choses, mais mon intégration se fait petit à petit. Pour moi, GC est une nouvelle expérience, un joli challenge.

Le championnat 2012-2013 ressemble-t-il à celui que vous aviez quitté en 2002?

C’est difficile à dire. En dix ans, le football a évolué. En Suisse aussi. Maintenant, il y a de très bons jeunes joueurs. La Super League est devenue un beau tremplin, un endroit qui peut lancer des carrières. Le niveau a augmenté, forcément.

Cet été, on vous attendait partout. Sauf à GC…

(Il rit) Ça, je ne sais pas. J’avais dit depuis longtemps que mon souhait était de rentrer en Suisse. J’ai fait le tour du marché et me suis vite aperçu que le profil qui est le mien, à savoir celui d’un défenseur central de 33 ans, n’était pas la priorité des clubs helvétiques. Je souhaitais trouver quelque chose rapidement, ne pas subir les spéculations du mercato. Lorsque Grasshopper m’a contacté, je suis venu à Zurich. Le discours qu’on m’a tenu, notamment celui de l’entraîneur Uli Forte, m’a surpris en bien. J’étais pleinement convaincu. Dans ma tête, c’est mon dernier contrat.

Avec votre expérience, vous êtes amené à être davantage qu’un joueur, un leader aussi…

Oui, je me dois d’apporter mon bagage. Mais je ne suis pas le seul dans ce cas. Nous sommes 4 ou 5 à pouvoir le faire. Le but est de faire progresser le groupe, d’amener la stabilité qui a parfois manqué ces dernières saisons. On va y aller étape par étape.

Vous avez vécu de belles années à Auxerre, sauf peut-être la dernière, marquée par une relégation. Etait-ce un crève-cœur de quitter ainsi la Bourgogne?

Totalement. J’ai passé neuf superbes années là-bas jusqu’à la saison passée, où tout s’est mal goupillé. J’ai d’énormes regrets que cela se soit terminé ainsi. Ça ternit le bilan, mais je n’oublierai jamais le reste.

On parle beaucoup de clivages relationnels de plus en plus marqués dans les vestiaires entre jeunes et anciens. Vous confirmez?

Oui, c’est clair! Cela n’a plus grand-chose à voir avec ce que j’ai connu à mes débuts. En Suisse, nous avons toutefois encore de la marge par rapport à ce que j’ai vu en France, car nous avons une autre éducation. En Ligue 1, le fossé générationnel se creuse de plus en plus, il est devenu difficile de gérer les jeunes. C’est la société qui veut ça. Les contrats que touchent des joueurs de 18-20 ans, avec de gros montants, changent la donne. Mais je le répète: ici et d’après ce que je vois depuis deux mois à Zurich, nous avons une certaine marge, car il y a davantage de respect.

Pour en revenir au terrain, quelle est la force de Grasshopper cette saison?

On essaie de proposer du jeu, d’aller de l’avant. Pour l’instant, nous avons joué contre quatre grosses équipes et nous nous en sommes plutôt bien sortis. Nous devons maintenant confirmer face à des formations a priori davantage à notre portée. Histoire de passer une saison plus sereine que les précédentes.

Dimanche, c’est Servette…

Oui et j’ai suivi ce qui s’y est passé lors du dernier exercice. C’est bien que ce club ait pu être sauvé et qu’il ait pu se maintenir. C’est important pour le football romand. Maintenant, c’est notre adversaire. Des Genevois, nous connaissons leurs soucis offensifs, mais nous savons très bien qu’ils peuvent les corriger. Avec GC, on va s’en méfier!

Arnaud Cerutti

François Moubandje veut y croire

Servette doit rapidement passer à autre chose, s’assurer une rapide digestion. Sortis jeudi soir de l’Europa League par Rosenborg, les Genevois embraient sur la Super League dès dimanche. En laissant de côté la frustration engendrée par ce 0-0 éliminatoire connu en Norvège. «Ce qui n’est pas simple, concède le latéral François Moubandje. J’aurais préféré que l’on perde 2-0, que le score soit net, plutôt que nous soyons «out» tout en ayant signé deux matches nuls.»

Pour ne rien arranger à leurs affaires et à leur confiance, les Grenat n’ont pas trouvé le chemin des filets du côté de Trondheim. Voilà qui ajoute encore davantage à leur désarroi. «Vous savez, on continue de travailler encore et toujours devant le but, assure Moubandje. On en parle entre nous, on bosse pour corriger ce qui doit l’être, pour renouer avec la confiance. Je suis persuadé que cela va venir. Ce serait une bonne chose, car nous commençons à être bien en place défensivement.»

Avec seulement deux réussites inscrites cette saison sur sol helvétique (un autogoal du Lausannois Katz et un penalty de Karanovic), Servette présente le pire bilan de l’élite et demeure étiqueté «lanterne rouge». Une position qui ne réjouit personne. Surtout pas Joao Alves, lequel compte plus que jamais sur Eudis – déjà revenu au jeu contre Young Boys dimanche passé – pour dynamiser son système offensif.

La perspective d’affronter Grasshopper pourrait donner un soupçon de confiance à ses ouailles. Rappelons en effet que les Servettiens avaient battu trois fois les «Sauterelles» lors du dernier exercice. «Mais c’est une autre équipe, on ne peut pas comparer, reprend Moubandje. Nous irons toutefois à Zurich pour gagner!»

A.CE.


3 commentaires so far
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Une victoire et rien d’autre!!!
ALLEZZZ SERVEEETTTTTEEEEE!!!!

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Commentaire par gigi69dpm

Servette, Servette, il y a seulement le Servette !!!!

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Commentaire par Depive

[...] Grichting: «Avec GC, on va se méfier de Servette» (TDG, 11 Août 2012) J'aime ceci:J'aime8 bloggers like this. Commentaires Fermés Flux RSS des commentaires de cet article. [...]

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