
Après le match plus que physique disputé par nos joueurs dimanche dernier à la Maladière, retrouvez les notes que nous leur avons attribués…
Les notes :
(10 : classe mondiale / 9 : classe européenne / 8 : grand match / 7 : très bon / 6 : bon / 5 : moyen / 4 : insuffisant / 3 : faible / 2 : mauvais / 1 : pas le niveau, en-dessous).
LA DEFENSE

Gonzalez (9) : Gonzo a réalisé une performance de haut vol en ce dimanche après-midi. Après une chaude alerte dans le temps initial, conséquence d’une mauvaise communication avec Routis, notre dernier rempart se sera montré infranchissable, tout simplement. Déterminé sur sa ligne, il parvint à s’interposer de manière décisive à trois reprises. Trois actions qui avaient le poids d’un but, et qui pouvaient du même coup être synonymes de victoire locale. Gonzo fut décisif sur ce match. Il semble surtout habité en ce début de championnat d’une confiance inébranlable, qui fait tellement plaisir à voir. Une performance qui frôle le 10. Seule cette sortie délicate au début du match sanctionne quelque peu sa notation finale.

Rüfli (5) : Notre latéral droit, a priori à l’aise pour faire parler ses qualités techniques sur synthétique, n’a pas réussi à livrer une prestation aussi prometteuse qu’on pouvait l’espérer. Bien que concentré sur ses tâches défensives, il fut relativement éclipsé dans cette rencontre. N’a jamais pu apporter l’apport offensif qui est le sien d’habitude. Touché à l’arcade (la même probablement que celle déjà meurtrie une semaine plus tôt par la brute Moussilou), il ne put aller jusqu’au bout de la partie.

Baumann (8) : Notre défenseur axial se sera imposé en patron de sa défense. Précieux et omniprésent, toujours bien placé et sûr dans ses relances, il est parvenu à diriger son arrière-garde avec efficacité. Du bel ouvrage, compte tenu de la présence d’attaquants au jeu varié et improbable tout au long de la rencontre. Il a réussi à s’adapter aux différents changements opérés par Caparros. A contribué au blanchissage réalisé par les Grenat.

Routis (7) : Précieux dans les nombreux duels physiques de ce match, notre français a pu trouver un terrain propice à mettre en avant son potentiel athlétique. A parfois fait preuve d’une certaine nonchalance coupable, qui aurait pu coûter un but après moins de cinq minutes de jeu. S’est bien repris par la suite, contenant le potentiel offensif adverse en faisant preuve d’un certain métier pour ce footballeur encore en devenir.

Moubandje (4) : Si la défense dans son expression collective est à créditer d’une bonne prestation sur ce match, il n’en est pas forcément de même sur un plan individuel. Auteur d’un grand match dans le derby lémanique, le jeune latéral, confirmé logiquement en tant que titulaire sur le côté gauche, ne parvint pas à reproduire sa performance. Il faut dire qu’il avait fixé la barre très haut. Il convient aussi de relever que le contexte de ce match fut totalement différent. Peinant à soutenir la présence athlétique de ses adversaires, il ne put se montrer suffisamment rigoureux sur le plan défensif. Il fut aussi limité de manière considérable dans son apport offensif. La présence du remuant Paito sur le côté droit n’y est sans doute pas étrangère. Il a davantage subi le match, alors que, face à Lausanne, il avait agi sur le déroulement de la rencontre et influencé la tournure des événements. Son expulsion, sévère faut-il le souligner, témoigne encore de certains défauts de jeunesse. Moubandje se faisant piéger à un moment-clé du match. Ayant déjà écopé d’un carton jaune, il aurait du anticiper la menace. Son erreur n’est pas sans conséquence. Si, fort heureusement, elle ne condamna pas les siens en fin de partie, elle les privera d’une solution défensive supplémentaire lors du prochain match face à GC.
LE MILIEU

Vitkiviez (8) : Auteur d’une excellente prestation, l’ailier a semé à plusieurs reprises le trouble dans l’arrière-garde neuchâteloise. Sa vivacité et son aisance balle aux pieds constituent de toute évidence de précieux atouts sur un revêtement synthétique, qui plus est lorsque celui-ci est humide. Intenable, comme d’habitude, il aura été retenu très (trop) souvent de manière irrégulière. Frustrant. Il finit même le match la tête bandée, suite à un énième mauvais coup reçu à son encontre. Mais Vitki fut dangereux sur ce match et anima son couloir avec dynamisme. Il réalise ainsi, au final, un excellent match, qui prend davantage de considération au sein d’un contexte pour le moins peu favorable à l’expression d’un jeu technique.

Kouassi (7) : La perle grenat a pu faire parler son explosivité et son agressivité au sein d’un contexte qui s’y prêtait particulièrement. Par conséquent. son apport fut précieux et permit notamment aux Grenat de récupérer de nombreux ballons en première mi-temps, et du même coup, d’imposer un net ascendant sur le jeu, ainsi qu’une domination territoriale intéressante. Las pour lui, manquant d’espaces au sein d’un axe soigneusement réduit et fermé par les locaux, il ne parvint pas à se projeter autant vers l’avant que lors des derniers matches. Il ne put ainsi dynamiser le jeu grenat comme il sait pourtant si bien le faire. Son rendement en fut logiquement limité. .

Nater (7) : Le longiligne milieu de terrain est à créditer d’une performance individuelle conforme aux attentes. C’est surtout sur le plan collectif que le trio axial a éprouvé des difficultés sur ce match. C’est peut-être d’ailleurs Nater qui en a le moins souffert en fonction de son jeu. En effet, grand et athlétique, il aura su s’imposer au sein du combat physique proposé. Précieux dans les airs, il est parvenu à s’interposer efficacement juste devant sa défense, constituant ainsi un frein ô combien précieux. Une chose demeure intéressante chez ce joueur : on sent, depuis maintenant deux matches, qu’il essaie de se porter davantage vers l’avant pour tenter sa chance en frappant au but. Probablement qu’Alves lui demande d’étoffer son jeu et son apport offensifs. C’est de bonne guerre, car il en a le potentiel. En atteignant cet objectif, son jeu pourrait alors franchir un nouveau pallier et prendre une dimension supplémentaire. Trouvera-t-il la faille contre GC ? Allez Stéphane!

De Azevedo (5) : L’homme du match lors du derby lémanique n’a pas été en mesure de récidiver sa performance de haut vol. Surveillé de près, il aura du descendre parfois trop bas dans le terrain pour réellement se mettre en situation de lancer les offensives genevoises. Bien que prenant des initiatives et ajustant d’excellentes frappes en direction des buts de l’excellent Bédénik, Marcos ne fut pas en mesure d’apporter l’impact escompté sur l’ensemble du jeu grenat. Les conséquences furent multiples. Parmi celles-ci, un attaquant à nouveau trop isolé, un jeu trop bas dans le terrain et manquant de profondeur. Ce constat démontre toute l’importance du rôle dévolu à notre meneur de jeu. Ou quand le jeu de Marcos se grippe, c’est le collectif servettien qui tousse..

Yartey (7) : Notre africain, à l’image de Vitkiviez, a su profiter des rares espaces offerts par Xamax (principalement sur les côtés), pour s’illustrer. Par moments intenable, il gratifia l’assistance d’un solo de dribbles propement lumineux. Rappelant les éclairs de génie d’un Dobrovolski décidé à passer en revue les moindres recoins d’une défense aux abois. Sa performance fut cependant à nouveau inégale sur l’ensemble du match. Peut-être pas encore en pleine possession de ses repères, ou de ses moyens physiques, Yartey s’est parfois montré peu inspiré, galvaudant notamment de la tête, dans les toutes dernières minutes, la balle de match. Le joueur, visiblement abattu à la fin du match par ce raté, doit sans doute s’en vouloir encore maintenant. Mais il y a du bon, du très bon chez notre nouveau joueur. Et pour ne rien gâcher au plaisir, il contribue pour beaucoup à la beauté du spectacle. Sa technique raffinée et ses dribbles somptueux ont ce petit quelque chose de somptueux propre à soulever un public aussi exigeant soit-il..
L’ATTAQUE

Eudis (4) : Notre attaquant nominal aura payé au prix fort les difficultés de notre milieu de terrain axial à déployer son jeu. Isolé à nouveau à la pointe de l’attaque, son jeu aura manqué de percussion, mais également de présence. Bien tenu par une défense xamaxienne imposante, il ne parvint à s’imposer réellement qu’à une seule reprise, en ajustant en vrai renard des surfaces une tête à bout poortant au fond des filets adverses. Une tête qui avait le poids d’un but mais qui fut injustement annulée par un arbitre particulièrement médiocre. Dommage. Le match aurait peut-être pris une tournure totalement différente si la trame naturelle de son scénario avait été respectée. La performance d’Eudis aurait peut-être, elle aussi, pris une autre envergure.
Les entrés

Karanovic (8) : Entré à la mi-temps, Kara apporta immédiatement un dynamisme supplémentaire aux offensives grenat. Il put faire parler aussitôt ses qualités athlétiques et sa technique. Son inflitration dans les 16 mètres adverses était splendide. Victime d’une faute irrégulière, il aurait pu (et du) bénéficier d’un pénalty, et ainsi contribuer à délivrer les siens. Mais encore une fois, M. Carrel, l’arbitre de ce match, aura brillé par son incompétence. Il faillit être décisif à nouveau en fin de match, lorsque son excellent débordement sur le côté droit lui permit d’ajuster un brillant centre redressé en bout de course. Un centre qui atterrit sur la tête de Vitki qui remit en retrait sur Yartey pour la suite que l’on connaît… Karanovic est parvenu, à nouveau sur ce match, à amener un réel « + » à son équipe. Il aurait pu se profiler comme un joueur décisif, comme à Zürich. Dans un contexte difficile, eu égard à l’agressivité souvent irrégulière de l’adversaire du jour, le mérite qui en découle est important. Ce n’est pas de sa faute si ses deux actions en or n’ont débouché sur aucun but. Il avait lui-même fourni tout l’attirail nécessaire pour. Aussi, à la lumière de ses considérations, il mérite un 8. Sa prolongation de contrat est une excellente nouvelle pour tous les Grenat de coeur. Ce joueur est doté d’un potentiel très intéressant et bien réel. Qui en font pour le moment un joker de luxe au sein du dispositif grenat. .

Schneider (7) : Entré en cours de match en position de latéral droit pour remplacer Ruefli blessé, Jérôme a réussi à s’imposer immédiatement. Pas toujours à l’aise dans cette position par le passé, il a trouvé cette fois-ci des conditions susceptibles de bien lui convenir. Au sein d’un contexte où la rigueur et la rudesse défensives furent de mise, il put mettre en évidence ses qualités de défenseur-type. Devrait présenter une nouvelle option à ce poste pour le prochain match, ce d’autant plus en l’absence suspensive de Moubandje. .

Pizzinat (7) : Comme de coutume, notre précieux régulateur du jeu grenat est entré au moment où un vent de renouveau s’imposait, où le coach grenat cherchait à redonner un second souffle à son équipe, une nouvelle dimension. Pizzinat n’a pas failli à son rôle. Encourageant les siens, les boostant, il aura à nouveau apporté de précieux éléments par son attitude positive. Comme de coutume….
L’entraîneur

Alves (6) : L’entraîneur portugais nous a habitués à la magie de ses choix. Impressionnant par sa lucidité et ses capacités d’analyse lors des derniers matches du Servette, il est plus que jamais le grand artisan de l’excellent parcours réalisé par son équipe en ce début de championnat. Mais l’excellence a un prix. Elle a aussi le pouvoir d’élever les exigences à un seuil qu’il est parfois difficile d’atteindre à nouveau. Fort de ses convictions, et à raison, notre druide fut logiquement enclin à reconduire le même dispositif tactique que lors du derby lémanique. Après tout, ce dispositif n’apparaît-il pas être le système permettant au jeu grenat de trouver son homogénéité, de mieux prêter vie à son expression collective? Aussi, les Grenat s’entraînèrent toute la semaine sur revêtement synthétique, en répétant leurs gammes, leurs shémas, leurs principes, fondements même de la cohésion de leur jeu. Tout était prêt pour faire un grand match. Tout… vraiment? C’était sans compter sur un adversaire à la limite de la régularité, puisant dans ses incapacités actuelles, la source d’une agressivité susceptible de combler les lacunes encore présentes. Aussi, le collectif servettien se trouva confronté à un réel bloc défensif, à un défi physique imposant, à un combat athlétique terrible. Mieux rôdés, les servettiens eurent suffisamment de ressources en eux pour dominer les débats. Mais pas suffisamment pour s’imposer. Certes, on pourra toujours se morfondre et crier à l’injustice, en reprochant à l’arbitre de la rencontre M. Carrel d’avoir annulé un but probablement tout à fait valable, ou d’avoir oublié de siffler un pénalty. Mais cela serait adopter une attitude contraire aux principes édictés par le clan grenat, qui vise à se projeter vers la prochaine rencontre en laissant de côté les regrets, pour l’aborder comme le match le plus important de l’année. Cette philosophie, pleine de sagesse, impose de tirer des enseignements des difficultés rencontrées par le Servette sur le terrain de la Maladière. Si les performances individuelles des Grenat sont inégales sur ce match, l’expression collective dans son ensemble n’a pas pu trouver un contexte lui permettant de s’épanouir pleinement. Joao Alves aura tout tenté pour y remédier. Son changement à la mi-temps, avec l’entrée de Karanovic, était à nouveau un coup bien senti. Il aurait pu (ou du) même être gagnant. Notre druide aurait alors étincelé à nouveau le ciel grenat. Ce flair, mais aussi cette audace, sont des éléments qui font d’Alves un entraîneur de haut niveau. Qui qualifient aussi sa prestation sur ce match de « bonne ». Mais Joao aura rencontré, lui aussi, bien des difficultés à trouver la clé. Comment contourner ce bloc défensif? Probablement frustré, il en sera venu à perdre, à sa manière, son sang-froid. Il est vrai qu’il ne fut, à l’image de son équipe, jamais aidé par les circonstances. L’absence d’Esteban. la blessure de Ruefli en cours de match et les erreurs à répétition de l’arbitre lui mirent des bâtons dans les roues. Cela ne valait jamais une expulsion, M. Carrel..! Là où, avant lui, Besle avait brillé par ses airs de bourrin mal-commode et aigri, où Seferovic s’était illustré en laissant échapper sa frustration par un vilain coup revanchard sur Routis, où Gelabert avait manqué de peu sa mission de pourrir ce qu’il pouvait rester encore de football dans ce match, où Dampha avait oublié que le foot se joue avec un ballon en premier lieu, et où finalement Geiger préférait jouer avec sa langue qu’avec ses pieds, et bien notre cher entraîneur lui, aura eu le tort d’exprimer son ras-le-bol. Juste une fois… Cette réaction d’énervement, plutôt inhabituelle chez Alves, mais compréhensible, n’en est pas moins un signe. Celui qui montre que le druide portugais n’avait pas (ou plus) réellement le match en mains au fil des minutes. Ennuyé par un problème sans réelles solutions. Un problème qui deviendra son nouveau casse-tête à l’avenir. Comment parvenir à maintenir toutes les qualités du jeu grenat, qu’il a développées avec le temps, lorsque son équipe se trouvera à nouveau confrontée à un tel défi physique, à un tel bloc défensif? Joao Alves pourra-t-il trouver les clés? En a-t-il les moyens au sein du contingent dont il dispose? Tout un lot d’incertitudes… Pour le commun des mortels tout du moins. Mais Joao est un magicien, non? Et rien ne relève jamais du domaine de l’impossible, pour un magicien…
Les remplaçants







Non convoqués


Blessés




Grenat DC
Excellent travail, bravo! On pourrait même penser à y rajouter une note pour l’arbitre du match!
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Oui, c’est pas bête ça…
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Alors je lui mets 3 à Carrel…
En voulant jouer au caporal avec Alves, il a oublié qu’il avait un match à arbitrer et des joueurs à protéger.
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petite remarque la moyenne du totale de l’équipe est faut 4+6+7+7+7 = 31 /5 = 6.2 pas 7.7 (même si sa fait plus plaisir comme ça)
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Ah oui, c’est juste! Je savais bien que j’allais bien me gourer sur un truc encore cette fois!
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Tu feras 2 articles 2 de plus que Prince Igor pour la peine!!!!!…
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Je vous trouve un peu sévères avec MDA; je mettrais 6 ou 7, il a bcp mieux joué que contre Thun par exemple a tiré au but et fait bcp moins de maladresses que d’habitude. 10 au EDS par contre pour vos superbes reportages.
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Sévères aussi avec Eudis que je n’ai pas trouvé si mauvais que ça. Si pour vous Yartey mérite un 7, alors Eudis mériterait au moins un 5 mais bon chacun voit les choses différemment.
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