Les Enfants du Servette


David Gonzalez : « Pour l’anecdote, j’avais dit en début de championnat à Tibert, Goran et Pizz que l’on irait en barrage et que l’on serait promu. » by Julian Karembeu

Au détour de l’aéroport de Genève, très tôt le matin, nous avons eu le plaisir de croiser David Gonzalez. L’ancien gardien du SFC, qui a stoppé sa carrière professionnelle en juin dernier fait désormais partie des entraîneurs des gardiens de l’académie. Nous avons repris contact avec lui pour en savoir plus sur ce nouveau rôle et cette nouvelle vie…

Les EdS : Hello David!

Gonzo : Salut!

Les EdS : Comment vas-tu depuis notre dernière rencontre à l’aéroport!

Gonzo : Cela va très bien. J’ai fait un petit séjour à Madrid avec mon papa, on a passé du temps ensemble et vu un match.

Les EdS : Magnifique. Revenons un peu sur ta fin de carrière professionnelle si tu le veux bien!

Gonzo : Oui avec plaisir!

Les EdS : En juin dernier, tu as décidé d’arrêter ta carrière durant laquelle tu as disputé 148 matchs en professionnel avec le maillot du Servette FC sur le dos…

Gonzo : Ah, sincèrement je pense que c’est un peu plus… Mais c’est vrai que cela fait longtemps que je suis là!

Les EdS : Justement, tu es arrivé au Servette FC à 10 ans. Comment s’est passée ton arrivée au club?

Gonzo : Je jouais à St-Jean un tournoi assez connu à Genève et j’avais bien plu aux recruteurs qui étaient là. Servette m’a donc proposé de les rejoindre et j’ai simplement accepté!

Les EdS : Tu jouais déjà gardien à l’époque?

Gonzo : Oui, je jouais au but, mais aussi parfois joueur de champs. pour finir, je me suis fixé au poste de gardien.

Les EdS : Tu as joué quelques années avec les jeunes du SFC jusqu’à ce que la faillite du secteur professionnel soit prononcée en février 2005…

Gonzo : Quand le club est parti en faillite, j’avais déjà plusieurs offres (Espagnol de Barcelone, Sion,…) mais j’avais promis que je resterai jusqu’en juin. Je serai bien allé en Espagne, pays de mon père, mais cela posait des problème de temps de jeu car en Espagne un joueur professionnel ne peux pas forcément évoluer dans les catégories de jeunes. Et moi je voulais jouer. J’ai donc préféré signer à Sion car là-bas il y avait Marco Pascolo, qui était mon entraîneur au Servette. j’y ai débuté en Super League et connu la Coupe d’Europe, c’était aussi une bonne période d’apprentissage pour moi…

Les EdS : Tu reviens ensuite à Servette où tu vivras une période de reconstruction et la fabuleuse soirée de la montée, un certain 31 mai 2011…

Gonzo : C’était extraordinaire. une saison compliquée au départ. un final incroyable à la Praille dans un stade en feu. Une vraie communion avec le public et des souvenirs inoubliables.

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Les EdS : On se rappelle du match aller, pas facile mais où Servette avait montré qu’il avait sa place dans le barrage face à une formation de Super League qui n’était finalement pas supérieure. Et il y a eu aussi ce penalty de Lustrinelli que tu arrêtes…

Gonzo : Le penalty il le tire sur la latte. Mais c’est vrai que l’on avait fait un bon match.

Les EdS : Nous étions sur place et le SFC aurait mérité largement mieux que cette défaite 1-0 à Bellinzone. Et il y a eu cette volée magnifique de Pavel Pergl en pleine lucarne…

Gonzo : Ah, ce but… Il n’en n’avait pas mis un en deux ans et il fallait qu’il marque contre nous!

Les EdS : Nous en avions d’ailleurs parlé à la fin du match, vers le car des joueurs. Les Tessinois chantaient comme s’ils avaient le sentiment d’avoir fait le plus dur, que leur maintien était en poche. Du côté des Servettiens, vous restiez tous extrêmement concentrés sur le match retour, et avec énormément de confiance en vous…

Gonzo : C’est vrai. On savait que l’on pouvait gagner contre eux à domicile. Il faut dire que l’on avait aligné presque que des victoires à la maison et que notre confiance était immense! On jouait aussi très offensif, Marcos avait une patte gauche incroyable… Et pour l’anecdote, j’avais dit en début de championnat à Tibert, Goran et Pizz que l’on irait en barrage et que l’on serait promu. Le match, les goals de Baume, l’envahissement du terrain. Cela reste un vrai moment de bohneur!

Les EdS : Il y a aussi eu la fête avec les supporters dans le restaurant panoramique du stade, puis à l’Aviation. Il y avait une sacrée ambiance!

Gonzo : Ah c’était fou! Tellement de bonheur! On pouvait enfin récolter le fruit de notre travail et se dire on l’a fait, on a atteind l’objectif.

Seconde partie : Gonzo : « Pour un jeune on va chercher la progression et voir jusqu’à quel point va pouvoir évoluer le joueur ».

A découvir dans le courant de l’après-midi 😉

Julian Karembeu


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