Les Enfants du Servette


Chapeau Alain Geiger! by Julian Karembeu
12 mai 2019, 22:00
Filed under: Challenge League, Parlons Servette, Saison 2018-19

La nomination d’Alain Geiger avait de quoi surprendre l’été dernier. Il faut dire que l’ancien entraîneur…de Lausanne et Aarau avait disparu des radars helvétiques suite à ses années en Afrique…

Pas facile d’y voir au premier abord un signe du destin. Et pourtant, en y regardant de plus près, tout était cousu de fil blanc, comme si la route d’Alain Geiger et du Servette FC, main dans la main, était toute tracée.

Les EdS sont déjà revenus dernièrement sur la rocambolesque arrivée du Valaisan dans le club de son cœur. C’est aujourd’hui à Arnaud Cerutti de nous livrer sa version des faits 😉…

Chapeau Alain Geiger!

Que celui qui n’a pas doucement gloussé ou, au moins, écarquillé ses yeux le 24 mai dernier lorsque le Servette FC a annoncé l’engagement d’Alain Geiger au poste d’entraîneur lève le doigt. Oui, ils sont rares ceux qui ne se sont pas étonnés de voir les Grenat, désireux de revenir en Super League, débaucher un technicien qui n’avait plus exercé en Suisse depuis dix ans et qui s’était exilé en Afrique du Nord pour exercer son métier. Douze mois plus tard, les ricanements ont laissé place à un vrai et franc sourire. A autant de marques de sympathie, pour ne pas dire d’admiration. Parce que l’homme a démonté tous les clichés. Il a su imposer sa patte sur un effectif qui a survolé la Challenge League et récupéré sa place dans l’élite helvétique. Quel pied de nez aux jeunes techniciens soi-disant plus à même de fédérer autour d’eux et de porter un tel projet!

En une année, le Valaisan de 58 ans, admirable, a montré qu’il n’avait pas les idées courtes. Avant même de prendre les commandes du Servette FC, ce club qui lui avait tant donné lorsqu’il était joueur, l’ancien défenseur savait où il voulait aller avec cette escouade. Il connaissait à la fois le chemin et la manière de faire. Le parcours signé par les Grenat et la démonstration de force imposée vendredi soir contre Lausanne parlent pour lui. Cette promotion, c’est certainement sa plus grande victoire, mais à l’heure de sabrer le champagne, le coach a d’abord tenu à souligner les mérites de ses joueurs. «Ce sont eux qui me proposent de jouer dans ce style».

En plus d’enthousiasmer les foules avec un football chatoyant et offensif, Geiger a le discours de l’humilité. C’est rare, par les temps qui courent, et cela fait du bien, incontestablement. A sa manière, l’ex-international suisse (112 sélections, participations à la Coupe du monde 1994 et à l’Euro 1996), ancien relais de Roy Hodgson, amène une certaine fraîcheur dans un football qui en a bien besoin. En faisant remonter le SFC, il a non seulement donné une leçon, mais aussi rappelé à tous ceux qui s’étaient étonnés de le voir engagé le 24 mai 2018 que sa connaissance du jeu et son expérience du ballon rond helvétique comptaient énormément. Didier Fischer et son staff avaient donc vu juste en l’enrôlant pour deux ans, avec mission de retrouver la Super League dans ce laps de temps.

Alain Geiger est allé plus vite que la musique. Il a su faire fructifier les talents qu’il avait sous la main et créer une cohésion extraordinaire au sein d’un groupe qui ne demandait qu’à réussir un tel exploit. A Genève, le Valaisan a retrouvé son bonheur d’antan. «En ville, on ressent toujours la passion et la passion pour Servette», relevait-il cette semaine dans l’Aargauer Zeitung.

La passion, lui l’a chevillé au cœur et au corps. Nul doute qu’après avoir su fêter cette ascension, il a déjà tourné son regard vers les prochains objectifs. Gagner les trois derniers matches de la saison et anticiper au mieux le grand défi que représentera l’exercice 2019/2020. Il sait que la victoire de vendredi n’est qu’une étape. «Le chantier est immense, disait-il à la presse vendredi soir. En Super League, avec seulement dix équipes, il faut être dans les trois premiers ou accepter de souffrir avec les sept autres formations…» Au stade où nous en sommes, on se dit presque que les neuf autres clubs de SL feraient bien de se méfier. Le sorcier Geiger a plus d’un tour dans son sac!

Article repris du blog d’Arnaud Cerruti L’œil sportif

Arnaud Cerutti, le 11 mai 2019


9 commentaires so far
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Comme beaucoup je faisais partie des sceptiques lors de sa nomination. Mais maintenant, on ne peut que s’incliner devant une telle saison.
J’avais toujours la passion mais Geiger m’a fait retrouver le sourire et le bonheur de venir au stade. J’attendais chaque match avec impatience, pas seulement pour voir jouer servette mais pour voir un bon match de football avec une équipe qui ne se contente pas du 1 à 0 mais d’une équipe qui attaque à en dégoûter son adversaire. Qu’est-ce que ça change de l’air Cooper. Il est clair qu’on ne pourra pas jouer comme ça en super league mais je pense que la base est posée, il faudra juste rééquilibrer l’équipe.
Même si les 20’000 spectateurs du derby ne reviendront pas tous, je suis sûr qu’avec se style de jeu, une partie reviendra. Geiger n’a pas seulement obtenu la promotion avec servette, il a réconcilier le public avec servette et pour ça on peut lui dire merci.

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Commentaire par BoubiX

Et bien moi, je n’ai jamais douté de sa réussite, et ceci depuis que j’ai appris son engagement, malgré les nombreuses rumeurs qui étaient colportées sur lui à l’époque,,, et bien que j’aie un peu tremblé en début de saison, après les troisièmes et quatrièmes journées de championnat, je suis heureux que ma première intuition se soit révélée juste au fil des matchs, et bien renforcée depuis le hold-up des pêcheurs lors du premier derby à la Praille cet automne. Dès lors, la question ne s’est jamais plus posée pour moi… A vérifier au travers de tous mes commentaires sur ce blog à partir du 24 mai 2018 !

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Commentaire par Dumbeldore

Moi je faisais parti des sceptiques à tort

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Commentaire par Obra

Moi, j’ai été très surprise parce que comme tout le monde j’attendais un nouveau coach avec impatience. J’aurais aimé voir revenir un ancien : Aeby ou Alves.

Mais le nom de Geiger m’a fait sourire. Parce que le joueur, je l’adorais. Mais je ne savais même pas qu’il était encore dans le milieu.

J’ai donc été surprise, un peu déçue, mais pas fermée. A voir.

Le début de championnat a été poussif mais Geiger ne s’est jamais démonté. Il disait : il faudra plus d’une dizaine de match pour juger.

Il avait vu juste. Donc, merci coach, merci à la direction, merci aux joueurs, à la SG, au nombreux public et amoureux du Servette.

Bravo à vous les EdS, pour votre soutien indéfectible. Merci de nous faire partager votre passion. Merci de permettre aux plus jeunes de découvrir le club dont ils ne connaissent souvent que les déboires.

Servette n’est pas un club comme les autres, il cristallise les passions.

Ce retour en SL s’annonce bien, alors savourons cet instant.

Merci ! 🙂

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Commentaire par grenadine

Merci grenadine la passion est facile quand on est en haut. Comme tu dis surfons sur le succès car on sait ce que c’est souffrir

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Commentaire par Obra

Le sorcier 😂 arretez svp, il a bien fait son job c’est sur, il avait l’effectif pour, il a extremement bien geré, il mérite un gros cheque, mtn place à l’élite!!! Et qu’ils visent la troisième place, avec une bonne gestion et une bonne preparation c’est jouable avec quelques renfords.
On veux l’europe!!!💥💥💥

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Commentaire par Da Cruz Carlos

Comme on dit, il faut se méfier des eaux dormantes…….
A. Geiger en est la preuve 😉

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Commentaire par Stanley

Gamin, je l’admirais, comme joueur, patron du terrain, sa vision de jeu, ses longues passes sous forme d’ouvertures, sa passion et la couleur de son maillot…

Vendredi, je suis allé le trouver sur la pelouse, lui disant : « Alain, bravo et merci pour cette magnifique saison ».

Lorsqu’il est arrivé parmi nous, ma surprise, positive fut-elle, a été grande, car je n’aurais pas prononcé son nom si l’on m’avait demandé un pronostic d’arrivée de coaches à ce moment-là.

Mais ayant connu gamin la sagesse et l’intelligence du Monsieur en qualité de joueur sur le terrain aux Charmilles ou à l’extérieur, au sein de la Nati et j’en passe, je n’étais absolument pas inquiet et je sentais à quelque part que ses détracteurs neuchâtelois ou autres, qui ne voyaient en lui qu’un football porté vers la défensive, frileux et attentiste, n’ont pu que constater que la sagesse et l’intelligence d’un joueur, se transforme en celles d’un entraîneur, passionné, Grenat, chez lui, fier de ses joueurs et reconnaissant, mais humble et très humain.

Bravo, merci et au plaisir de te revoir tout bientôt, Alain.

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Commentaire par Bertine

Tout cela est la preuve, s’il en était encore besoin, que pour faire des résultats en challenge League, cela ne sert à rien d’aller chercher des techniciens serbes, gallois ou dieu sait d’ou, il faut des gars qui connaissent la réalité du championnat suisse, des faiblesses, ses exigences, son niveau et sa mentalité. Decastel, Forte, Geiger: c’est cela la solution. Et je suis assez persuadé qu il en va de même avec la SL quand je vois les résultats.

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Commentaire par Tchintchin




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