Séisme en Super League : Christian Constantin reprend le Servette FC !

L’entrepreneur valaisan quitte Sion. Il reprend le Servette FC avec effet immédiat et nous dit tout sur son amour pour le club grenat.

Les EdS : Bonjour Christian Constantin !

Christian Constantin : Salut les enfants !

Les EdS : quelle nouvelle aujourd’hui, pour ne pas dire plus, avec l’officialisation de la reprise du Servette FC !

Christian Constantin : Disons que bon j’ai eu l’opportunité de reprendre ce grand club suisse, qui gagne des titres, alors je me suis dis qu’il fallait le faire.

Les EdS : Mais quand-même, Christian, c’est une bombe quand on connaît la rivalité entre Servette et Sion ! ?! ?

Christian Constantin : C’est une question de philosophie quand-même. A Sion, c’est difficile, car l’ambition est mal vue. Tu vois, à Genève je peux arriver avec ma Ferrari, personne ne dira rien, il y en a partout des belles italiennes. Alors je me suis dit arrête de vouloir une grande vie avec un petit mindset. Genève, c’est plus grand que Sion, alors on y va…

Les EdS : C’est une réflexion d’un homme d’affaires ça !

Christian Constantin : Je cours après les choses passionnantes. C’est le seul intérêt de l’argent. Mais l’argent ne fait pas tout. Plus ta vie devient chère… plus tu n’as plus le choix. Tu dois devenir meilleur. Et moi je veux devenir meilleur à Genève.

Les EdS : Justement, en parlant d’argent, combien cela vous a coûté de racheter le Servette ?

Christian Constantin : quelques sous. Mais l’important c’est le projet, la passion. Quand je regardais Servette jouer, je me suis toujours demandé pourquoi ce n’était pas possible de faire la même chose chez nous à Sion. Et j’en ai conclu que c’était une question d’histoire, de maillot, de couleur…

Les EdS : Justement, Servette vient de manquer le Championship Group, pas de tour final pour le titre pour les Grenat. Alors, comment faire mieux la saison prochaine et Jocelyn Gourvennec est-il toujours l’homme de la situation ?

Christian Constantin : Si je pense que l’être humain, par ses seuls génies, va réussir à tout régler, c’est illusoire. Donc c’est très simple, on va faire un camp d’entraînement directement à la cabane des Mélèzes, on va y monter à pied. Quand tu te mets 1800 mètres de dénivelé dans les jambes, après t’as juste envie d’aller te coucher !

Les EdS : D’accord Christian, mais en quoi cela va aider l’équipe à avoir de meilleurs résultats ?

Christian Constantin : Réfléchis, quand tu dors, tu te reposes. Tu penses à plus rien. Et à cette hauteur, tu peux pas jouer au poker, tu peux à la limite jouer à la bataille et troquer deux bouquetins contre une vache.

Les EdS : des bouquetins ! ?

Christian Constantin : Ben écoute, si on peut laisser quelques bouquetins dans l’alpage et redescendre avec des vaches ce sera déjà ça de gagné. De toute façon il faut se relever parce que si on met un deuxième genou à terre, on va payer très cher la facture.

Les EdS : Christian, ce n’est pas le projet de trop cette reprise du Servette ? Quand-même, l’âge avance…

Christian Constantin : Ecoute , j’aimerais te dire que bon tant que Dieu me laisse la santé, le reste je m’occupe. Ce que tu dois comprendre, c’est que les plus grands dictateurs ne sont pas ceux qui crient le plus fort. Moi, à mon âge, je n’ai plus besoin de crier. Je lève les yeux et bon tu comprends tout de suite…

Les EdS : Un peu comme quand vous aviez viré Bettoni du banc à la mi-temps de la raclée reçue ici à la Praille contre Servette ?

Christian Constantin : Mais je lui avais dit à Bart que Balotteli c’était une connerie. Ça m’a coûté le prix de deux Ferrari, dix-sept chameaux, quatre ballons et 1243 paquets de pâtes cette histoire.

Les EdS : Balotteli il a coûté en chameaux ?

Christian Constantin : Mais tu crois quoi, ils ont tous des envies bizarres ces footballeurs avec leurs dromadaires dans le jardin. En plus ça sert à rien, tu ne peux même pas monter à cheval dessus.

Les EdS : Mario Balotteli, c’était votre pire affaire dans le foot?

Christian Constantin : Mais ce n’était pas ma affaire, c’était celle de Bart. Ma pire affaire ? Elle n’est pas encore arrivée : c’est la mort. Pour le reste, les affaires, ça finit par partir et au final, tu n’en gardes que les bons souvenirs.

Les EdS : Christian Constantin, que peut-on vous souhaiter pour les mois à venir à Genève ?

Christian Constantin : Gagner la Coupe de Suisse avec Servette ! Et je crois qu’en terme de score, si Sion est mené 2-0 en finale de Coupe, c’est plutôt bon signe, non ? En tout cas si on a peur de perdre, on ne doit plus aller en finale !

Les EdS : Rien que ça, vous avez juste envie de gagner la Coupe contre votre club de coeur ?

Christian Constantin : L’avenir nous dira ce que le futur nous réserve. Mais j’aimerais bien retrouver Bart en finale, on pourrait comparer qui a fait les meilleurs transferts. Et cette fois j’ai la légende Geiger dans mon équipe, le plus grand valaisan de tous les temps ! C’est sûr, on va gagner !

Les EdS : Un dernier truc à dire à nos supporters ?

Christian Constantin : Ben excuse-moi j’ai pas trop l’temps là, la Ferrari est parquée au milieu de l’esplanade, et j’aimerais pas que Pishyar me la vole pas pour la revendre en pièces détachées aux joueurs qui n’ont pas eu leur Porsche. Il paraît que Matias Vitkieviez et Tibert Pont cherchent encore les clefs et je les ai croisés devant la boutique en arrivant, alors disons que bon ça urge un peu

Les EdS : Eh bien merci Christian pour cette interview exclusive, et plein succès avec Servette !

Christian Constantin : T’inquiète pas, c’est moi qui vais m’occuper des transferts. Ça va rouler comme une Ferrari sur l’autoroute du Valais, à fond la caisse. Suffit de savoir où sont les radars.

Propos recueillis par Julian Karembeu et Oscar Obradovic

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