Edmond Isoz -3ème partie: Le football est devenu une scène pour la violence pour un certain nombre de personnes

Le sujet de la sécurité dans les stades est dans toutes les bouches. Léman Bleu et son journaliste Pascal Mathieu ont essayé d’apporter un regard constructif sur le problème des interdictions de stade même si le club et la Section Grenat n’ont pas accepté de participer à l’émission. Aujourd’hui, nous vous faisons part de l’opinion du directeur de la SFL sur les problèmes de sécurité sans vouloir faire l’amalgame avec les IDS de la Section Grenat.

EdS: Monsieur Isoz, le sujet de la sécurité dans les stades est un sujet qui préoccupe tous les amoureux du football. Quel est votre point de vue sur l’après-match entre Servette et Lausanne?

Edmond Isoz : Le problème n’est pas mon opinion personnel. Personne ne peut nier que la sécurité dans les stades est un problème. On l’a vu récemment en Italie avec le match contre la Serbie. Le football est devenu une scène pour la violence pour un certain nombre de personnes. Il faut sortir ces gens, qui ne sont pas des supporters et qui utilisent le club comme prétexte. On ne veut plus de voyous dans les stades. Mais il appartient à l’Etat en Suisse de sanctionner et d’empêcher ces gens de rentrer dans les stades.

EdS : On a vu certaines mesures après le match Servette-Lausanne comme l’obligation d’avoir sa pièce d’identité. C’était le cas à Delémont. Est-ce une procédure qui pourrait se généraliser?

Edmond Isoz : On avait essayé de le mettre en place au niveau Suisse, mais nous nous sommes rapidement heurtés à des problèmes. Il y a eu rapidement de grandes files d’attente dans les secteurs visiteurs où c’était obligatoire. D’autre part, les gens se déplacaient dans les autres tribunes ce qui engendrait d’autres problèmes. Enfin la police refusait de s’occuper des contrôles ou d’intervenir car il y avait refus de présenter la pièce d’identité. Mais comme tout est différent selon chaque canton, c’est au club de voir avec la police locale quelle est la meilleure solution.

EdS : Il y a un aspect que je voudrais aborder avec vous, c’est la responsabilité des joueurs qui sont des professionnels. Ils ont une responsabilité de ne pas provoquer les supporters adverses par leur attitude. Or, certains joueurs de Lausanne comme Roux ou Favre ont clairement agi avec provocation. Lorsque l’on va chercher un drapeau de son club pour aller volontairement le planter sur le terrain devant les supporters locaux, on commet un acte provocateur et irresponsable qui peut avoir de lourdes conséquences. Il y a eu aussi des gestes déplacés envers le public. N’est-ce pas votre responsabilité de sanctionner de tels joueurs ?

Edmond Isoz : Il faut clairement agir mais faut-il encore que les cas nous soient signalés. Ce sont des gestes très rares et le seul cas avéré a été celui de Varela que vous connaissez bien à Genève. Il avait été sanctionné car il avait été dénoncé. Si les clubs ne nous le signalent pas, nous ne pouvons pas agir. Comme la Challenge League ne bénéficie pas d’une couverture médiatique pour tous les matchs, pour des raisons d’égalité de traitement, nous ne pouvons pas utiliser les images. Pour le cas concret du match Servette-Lausanne, personne ne nous a révélé des attitudes, comme vous le décrivez, des joueurs Lausannois. Que ce soit le Servette FC, l’arbitre ou les inspecteurs de la sécurité.

EdS : Il faudrait donc que le Servette vous dénonce par écrit ces faits?

Edmond Isoz : Si les faits sont réels et sont dénoncés, il y aura sanction. Mais comme personne n’a réagit… Il faut comprendre que nous ne pouvons pas intervenir par nous même car on pourrait nous reprocher de prendre parti. Les clubs, quant il ne réagissent pas, manquent de courage, mais nous ne pouvons rien faire sans une action volontaire de leur part.

Propos recueillis par Oscar Obradovic

20 réflexions sur « Edmond Isoz -3ème partie: Le football est devenu une scène pour la violence pour un certain nombre de personnes »

  1. blablabla. La violence dans les stades ne date pas d’aujourd’hui. Et contrairement à ce qu’il pense, on peut parfaitement être violent et amoureux de son club, fidèle parmi les fidèles. Mais ça évidemment, ça ne rentre pas dans les cases prévues par la morale petite bourgeoise.

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  2. Les hommes qui battent leur femme disent aussi qu’ils sont amoureux… Si quelqu’un fait quelque chose qui porte préjudice à son club, on peut sérieusement se poser la question de l’intérêt de son support indéfectible.

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  3. je parle de gens qui se battent entre personnes consentantes, bien évidemment. Je ne parle pas d’agression gratuite sur des supporters lambdas qui n’ont rien demandé.

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  4. Se battre entre personnes consentantes n’a pas sa place dans un stade de foot. Ce n’est pour voir cela que l’on se déplace quand on va assister à un match.

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  5. Exact. Et regardez en Angleterre, ou les fans VIVENT pour leur equipe, il n’y a plus une bagarre dans les stades. La securite est tres stricte, et ce n’est pas ca qui enleve l’ambiance ni le spectacle, bien au contraire.

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    1. L’ambiance est morte en Angleterre, les stades sont asceptisés, sans vie. N’importe quel club européen drainant plus de 300 personnes sera plus soutenu que les locaux. En virant les hools, ils ont tué l’atmosphère des stades. Tant mieux si tout le monde est content, Moi pas.

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    2. le problème en Angleterre ok il n’y a plus de problème dans les stades mais le hooliganisme c’est déplacer dans les pubs pour les matchs de premierleague et dans les leagues inférieure, il faut arrêter de toujours citer les clubs anglais pour la sécurité, car les supporters anglais en profitent pour mettre la merde à chaque foi que leurs clubs jouent en dehors de leur frontière en coupe d’europe, en Angleterre ils n’ont rien résolus ils ont déplacer le problème

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      1. la violence dans les pubs ou en ligue inférieure n’est simplement pas de la compétence de la league.
        rien d’étonnant alors que le dispositif de la league ne cherche pas à résoudre ce problème.
        alors non, ce n’est pas « déplacer le problème », c’est résoudre le problème de la violence dans le stades en parvenant à les sécuriser.

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  6. Pour certains, les drapeaux n’ont rien à faire dans un stade, car ils gênent la visibilité, tout comme les bâches qui masquent la publicité, tout comme le fait d’être debout pour plein de diverses raisons, sans parler des engins pyrotechniques. Demain, ce sera la cigarette, l’alcool (ah non, ça c’est déjà le cas). Il y a plein de choses qui n’ont pas forcément leur place dans un stade de foot, selon les limites que l’on place…
    Les sièges derrière les buts par exemple n’ont pas leur place dans un stade pour moi, car les gens sont assis et moins réactifs. Les caméras n’ont rien à faire dans un stade, car elles incitent les gens à rester à la maison.
    Pour revenir à l’interview d’I. Sot, c’est cette phrase qui m’a fait bondir :  » Le football est devenu une scène pour la violence pour un certain nombre de personnes. Il faut sortir ces gens, qui ne sont pas des supporters et qui utilisent le club comme prétexte ».

    Faux, car d’une part, la violence n’est pas nouvelle. Et d’autre part les gens qui se battent dans ou hors des stades sont/peuvent également être des supporters. C’était le sens de ma première intervention.

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    1. Les gens de la SG ont eux même dit qu’ils y avaient des personnes extérieures à la SG qui étaient venues uniquement pour foutre la merde. C’est bien la preuve que certains voient en un match de foot l’occasion de l’utiliser comme une scène! D’autre part, dire que la violence n’est pas nouvelle n’en justifie en aucun cas son acceptation! Ton discours est vraiment incohérent.

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      1. Tu vois où que je te parle de la SG ? Je te parle de façon générale, en Suisse et en Europe. Certains profitent de moments chauds pour s’offrir une montée d’adrénaline. Certains ne viennent qu’à des matchs chauds pour s’offrir une montée d’adrénaline. D’autres sont là tout le temps.
        Ce que je cherche à dire, c’est que le raccourci « fouteurs de merde = faux supporters » est erroné, car pour un certain pourcentage, ce sont de vrais supporters avec simplement une échelle de valeur différente de la tienne. Se battre, c’est mal. Très bien. C’est ton avis. Ce n’est pas l’avis de tout le monde. Comme pour les drapeaux, les sièges, la pyrotechnie, l’alcool, la cigarette, etc…, il y a différents avis selon la perception que l’on en a. C’est choquant, dérangeant ? Oui, probablement. Mais rassure-moi, tu le savais avant que je ne l’écrive, non ?
        Relis le passage que j’ai cité. Tout ce que je dis, c’est que la violence ne date pas d’hier et qu’on peut être violent et supporter fidèle. Même si ça te dépasse ou que tu n’es pas d’accord. C’est la base de mon intervention, rien de plus.

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  7. Le fsit que se battre soit non seulement mal mais stupide ce n’est pas uniquement mon avis mais le principe de toute société qui évolue positivement. Bien sûr que l’on peut être un supporter fidèle tout en étant violent. Mais après il ne faut s’étonner d’être persona non grata dans les stades. Il va falloir que ces gens là trouvent un autre excutoire que nos stades de foot! Tes propos me font aimer de plus en plus Isoz!

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    1. Une société qui évolue positivement ? Hum, je vais éviter de me lancer dans ce genre de débat, sinon, on va en avoir jusqu’à la fin de l’année.
      Quant à l’exutoire, les Anglais l’ont trouvé : les divisions inférieures, les bars, les boites de nuit. Mais bon, tant que la Premier League n’est pas perturbée, on s’en fout, hein. C’est le modèle de tout le monde, alors vivement qu’il soit appliqué partout. Et en plus, la recette est simple : tu montes drastiquement les prix et tu mets le premier couillon qui marche de travers IDS. Ca calme très vite tout le monde. Mais il ne faudra alors pas venir se plaindre que l’ambiance soit proche des derniers matches à domicile.

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  8. l’ambiance est morte en angleterre, c’est en fait. mais les vrais responsables de cette situation ne sont pas ceux qui ont décidé des nouvelles règles mais bien les crétins qui ont foutu le bordel dans les stades pendant des années.
    ceci dit, c’est peut-être dommage de n’avoir plus d’ambiance aussi chaude mais ce qui importe vraiment, c’est bien ce qui se passe sur le terrain.

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  9. on ne peux pas justifier la violence dans les stades ou s’opposer aux règlementations de sécurité
    sous prétexte que la violence fait partie intégrante de la société et de la psychologie humaine ou que l’interdire dans un stade de l’empêche pas ailleurs.

    les autorités du football n’ont pas la responsabilité d’éradiquer la violence sur Terre mais de sécuriser les stades et ses abords. Point.

    On a tous de la violence en nous mais ce qui fait de nous des êtres civilisés, c’est notre capacité à la canaliser, à la maîtriser. un stade n’est pas un espace de non-droit où on peut tout se permettre sous prétexte qu’on est un fidèle supporter.

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    1. Tu as parfaitement raison Kara. On ne parle pas de résoudre les problèmes de la société mais de sécuriser un espace de vie qui s’appelle le stade. Sur ce sujet je ne suis pas du tout NF et ses théories.

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      1. comme renoncer à manger parce que ça ne résout pas le problème de la faim dans le monde.

        j’en ai encore plein des exemples. hihihi.

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  10. les ultras devraient juste se rappeler qu’ils sont responsables du renforcement des mesures de sécurité.
    les torches et les fumis sont interdits car ils ont été trop souvent utilisés de manière dangereuse.
    les places debout sont supprimées car à l’origine de nombreux accidents.
    les fouilles ont été instaurées car des objets dangereux ont été utilisés dans les tribunes, notamment pour les balancer sur le terrain.

    plus ces règlements seront enfreints, plus ils seront stricts, plus les mesures de contrôle seront renforcées et plus les sanctions seront sévères.

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    1. Encore une fois, on ne parle pas de la même chose. Je tique initialement sur une phrase d’Isoz. Ni plus ni moins. J’en rajoute une couche sur d’autres choses, mais le but premier de ma réaction, c’est la phrase d’Isoz.
      Après, je fais juste remarquer que la normalité n’est pas la même pour tous.
      Quant aux places assises, elles découlent de la catastrophe d’Hillsborough qui a servi de prétexte.

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