Majid Pishyar veut l’exploitation du stade. Sinon…

« Si l’on me dit non cela signifie que l’on ne veut pas que j’aide le club ». Notre président n’y va pas par quatre chemin dans l’interview qu’il a accordée à Daniel Visentini dans la TG du jour. Mais force est de constater qu’il a entièrement raison…

Les partenaires de retour auprès du club

Ce n’est un secret pour personne, Servette veut obtenir la gestion de l’exploitation du Stade de Genève. Doit-on voir dans cette démarche du club un caprice de nos dirigeants, se réfugiant derrière cette demande pour masquer un manque de soutien? Il est claire que non. D’abord parce que du soutien, Servette en a maintenant. Il suffit de voir la liste des partenaires du club pour s’en convaincre! Comme nous le disait récemment David Pivoda : « …le club continue à se développer. On le voit au niveau des rentrées sponsoring, qui sont entre 50’000 et 70’000 francs par semaine, ce qui commence à être très très intéressant… ». Cela dénote une progression presque exponentielle du soutien financier des genevois et des entreprises qui croient au projet de développement du Servette FC.

Si les résultats du club sont une part non négligeable de l’image que reflète un club sur la place publique, la mises en place de structures professionelles crédibilisent également le projet de développement du Servette auprès des entreprises de la place genevoise.

Le développement du SFC passe par l’exploitation du stade

Comme le dit Majid Pishyar depuis le début, il veut sentir le soutien du plus grand nombre derrière lui. Si le public répond déjà présent en venant suivre en nombre les matchs du SFC à domicile (près de 6’000 spectateurs de moyenne en 2010!), va-t-il en être de même pour les politiques? Car c’est bien sur ce terrain là que va se jouer l’avenir du Servette FC : les politiques vont-ils permettre au Servette de se développer en lui accordant les clefs de la gestion du Stade de Genève?

Si personne n’en connait encore aujourd’hui la réponse, la position du club est sans équivoque : Servette a besoin des futurs revenus liés au Stade de Genève pour se développer. C’est une nécessité pour le club sous peine de de pas pouvoir prétendre jouer à nouveau les premiers rôles dans l’élite du football suisse… Car il ne faut pas se leurrer, ce sera la seule solution pour Servette d’augmenter ou de conserver un budget au delà de de 10’000’000 de francs suisses. Rappelons que le Stade de Suisse génère des revenus supéreiurs à 1’000’000 par mois et que ceux-ci tombent directement dans le compte en banque d’YB, club résident…

Servette a le seul projet crédible pour le stade

« Nous avons créé un projet intelligent qui touche plusieurs axes et nous permettra d’utiliser tous les mètres carrés de ce magnifique stade. Le président l’a dit, c’est une priorité et il est prêt à mettre ce qu’il faut pour que cela devienne un stade rentable ». David Pivoda et Majid Pishyar savent où ils veulent aller. Le projet du Servette est sérieux et permettra au Stade de vivre enfin (!) son envol. Car il faut bien admettre qu’aujourd’hui la Praille n’est qu’une pâle copie d’un stade moderne, sans chaleur et bétonné à l’extrême géré, qui plus est gérée par des amateurs…

Servette a besoin des revenus du stade pour construire un club fort et le Stade de Genève a besoin d’un Servette au sommet pour vivre. Inutile de dire que l’echec de la reprise du stade par le club serait considéré comme un grave manque de soutien des politiques pour Majid Pishyar. Il le dit d’ailleurs aujourd’hui à Daniel Visentini : « Je suis là pour aider Servette et cela passe par l’exploitation du Stade. Si l’on me dit non, cela signifie que l’on ne veut pas que j’aide le club, en fait. Alors pourquoi continuerais-je? Encore une fois, cela fait bientôt trois ans que je suis là. J’ai investi, j’ai des projets pour Servette, qui vont de pair avec le stade. Cela ne peut qu’aider Genève. Car je pense toujours au futur du club ».

Si notre président ne menace pas de partir en cas de refus, il se demande tout de même quel serait l’intérêt de développer le club historique de la ville sans le soutien de la Genève politique… 

Soyons clair : aujourd’hui, rien de devrait empêcher le club de reprendre l’exploitation du Stade de Genève, car c’est le seul projet crédible sportivement et financièrement. Sauf peut-être les magouilles politiques, hélas…

Lien en relation avec l’article :

David Pivoda : « Le projet du Stade est essentiel pour l’avenir du Servette » 

Julian Karembeu

15 réflexions sur « Majid Pishyar veut l’exploitation du stade. Sinon… »

  1. Je ne suis pas sûr que le stade de Suisse verse 1 million par mois à YB, car cela sous-entendrait un chiffre d’affaires bien plus élevé. Cela me parait beaucoup en tout cas.

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  2. Le chiffre nous a été confirmé par David Pivoda… Cela explique en tout cas que le budget d’YB puisse atteindre les 30’000’000 cette années…

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  3. j’espère qu’ils feront preuve de bon sens et qu’ils accepteront le projet de Pishyar. Croisont les doigts Aller servette merci président

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  4. Il est temps que la ville ouvre les yeux.

    Lorsqu’on a à disposition quelqu’un qui tient vraiment à s’investir, on lui donne les moyens de réussir.

    Sauf si bien sûr, le but est une nouvelle fois de mettre des bâtons dans les roues du club.

    Mais j’ose espérer que ces temps là sont révolus. Une ville comme Genève doit porter la tête haute. Vive Servette !

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  5. Pour ceux qui en doutait encore le Servette FC bénéficie d’un soutient populaire très important, il n’y a qu’a voir notre moyenne de spectateurs (la 5ème de Suisse) mieux que bon nombre de club de Super League. Il est temps que les politiques soutiennent la jeunesse, le sport et donc le projet de reprise du stade par le club qui fait vivre cette enceinte!!
    Politiciens prenez vos résponsabilités.

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