Le Servette FC intéressé à racheter Resaplus

Cette information ne semble cependant plus être à l’ordre du jour, du moins dans un avenir proche, le SFC et les autres investisseurs potentiels ayant été refroidis par « l’affaire Prince ».

Photo-montage : EDS

L’info a été lâchée sur la TSR lors du 19:30 d’hier par Michaël Drieberg, directeur de Live Music Production (http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#id=2868909).

Live Music Production et le Servette FC, ainsi que d’autres investisseurs qui pourraient avoir été le Paléo Festival, le Montreux Jazz  Festival et Opus One, voire d’autres encore, étaient intéressés, il y a de cela moins d’un an, à racheter la billeterie genevoise Resaplus.

Revirement du SFC et des autres investisseurs

Mais tous les investisseurs sans exception, dont le club grenat, auraient été complètement refroidis par les difficultés rencontrées par Resaplus avec l’organisateur du concert de Prince (sur ce point, je rassure vos tympans, le chanteur n’est que l’homonyme du soussigné…) ; cet événement de l’été genevois aura été le début de la fin pour la société genevoise, comme l’a expliqué son fondateur, Olivier Grandjean, ancien présentateur sur la TSR. « L’affaire Prince aurait ainsi stoppé toutes les négociations entre les investisseurs et Resaplus.

Et on peut le comprendre ; en effet, pour rappel, Resaplus a versé CHF 700’000 à l’organisateur d’un concert reporté 2 fois avant être finaleemnt définitivement purement et simplement annulé. Une incroyable débâcle qui pourrait cacher une énorme escroquerie, ce que l’enquête pénale en cours confirmera ou infirmera.

Une idée lumineuse pour le SFC

A n’en pas douter, l’idée était lumineuse pour les quatre plus gros organisateurs de concerts en Suisse romande et le Servette FC en particulier de pouvoir bénéficier de leur « propre » billeterie, cela pour des raison de coûts évidentes.

Mais pas seulement ; en effet, ce partenariat aurait également permis d’intéressantes synergies entre un club qui appelle de tous ses voeux, avec raison, de pouvoir gérer seul et de manière indépendante un stade qui ne laisse pas indifférent les grands organisateurs de concert romands.

Le SFC en position délicate

Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un monde et des impondérables, cette fois liés au kid de Mineapolis. Corrolaire, le SFC se retrouve aujourd’hui dans une situation plutôt délicate après avoir mis en avant les avantages d’une prélocation sur le net. En effet, il s’agit là de la façon la plus simple et la plus rapide d’obtenir un billet pour un match du SFC en cas de grosse affluence. Cela permet d’éviter les interminables files aux caisses, conséquence du nombre « limité » de ces dernières et du fait que les Genevois restent les champions des arrivées de dernière minute.

Quelques gros matchs sont agendés à la Praille pour le second tour, notamment contre Vaduz et Lugano, puis les ultimes rondes si le SFC devait rester bien placé pour la promotion. Une solution sera certainement trouvée avec une autre billeterie, mais certainement au prix d’un nouveau partenariat pas forcément aussi intéressant que celui qui existait entre le SFC et la billeterie Resaplus depuis près de 10 ans maintenant.

Une situation pas forcément définitive

On notera toutefois que Resaplus ne se met pas encore en faillite. Cela démontre que sa santé financière n’est pas catastrophique dès lors qu’en pareil cas elle aurait l’obligation d’informer l’autorité judiciaire compétente de son éventuel surrendettement.

 

Le seul message actuellement visible sur le site www.resaplus.ch

Pour le moment du moins, Resaplus préfère, selon les explications de son directeur, la solution qui consiste à débrancher la prise de la structure commerciale pour garder la structure juridique, cela parce qu’une mise en faillite sonnerait le glas des poursuites ouvertes contre l’organisateur du concert de Prince.

Sur ce point, ajoutons qu’il est en effet peu fréquent que la masse en faillite d’une société en liquidation poursuive un procès dont l’issue paraît lointaine, coûteuse et risquée dès lors qu’il n’est pas certain que ledit organisateur soit solvable, à tout le moins qu’il ait les moyens financiers de rembourser le montant réclamé, cela indépendamment des chances de succès d’un éventuel procès civils et/ou de l’issue de la procédure pénale déjà engagée.

En résumé, la société Resaplus SA (http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-1529000-6&ofrcLanguage=2) continuera à exister, mais restera sans activité…avant, peut-être, d’avoir pu trouver une solution avec l’organisateur du concert de Prince d’une part et ses potentiels investisseurs, dont le SFC, d’autre part.

L’avenir grenat est en marche

Quand bien-même la solution Resaplus semble avoir du plomb dans l’aile à court terme, elle confirme la politique intelligente suivie par les dirigeants grenats en vue de la gestion totale par le club, même indirecte par l’intermédiaire d’une société indépendante, des événements appelés à être organisés dans un stade qui se retrouve aujourd’hui exsangue dans l’attente de la réalisation du grand projet servettien. 

Au vu des intérêts en présence, gageons que l’idée des grands organisateurs romands d’investir dans leur propre structure de billeterie, quand bien-même elle pourrait être commune, ne restera pas lettre morte…avec ou sans la genevoise Resaplus.

Par le Prince Igor

4 réflexions sur « Le Servette FC intéressé à racheter Resaplus »

  1. Une nouvelle étoile pour le SFC ?

    Qu’elle s’appelle resaplus ou Tartampion, tout pourrait se décanter dès que le SFC obtiendra la gestion du stade…

    On prend les paris ?

    J’aime

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