Captain Pizz : « C’est Lugano qui a la pression. On le sait. »

Captain Pizz est à l’interview avant l’importantissime Lugano – SFC de mercredi soir.

Toutes les pensées de Lionel sont tournées vers Lugano (Photo-montage : EDS)

Lionel nous en dit un peu plus sur sa blessure de dimanche et sa volonté de rester au Tessin entre le Lugano – SFC de mercredi soir et le Locarno – SFC de dimanche après-midi.

EDS : Lionel, on t’a vu sortir blessé après moins de vingt minutes de jeu…

Pizz : Oh c’était plus par précaution, parce que sur mon premier ballon, après même pas une minute de jeu, Rüfli me fait une touche, une espèce de balle mi-hauteur… Je lève la jambe devant Schultz et j’ai senti quelque chose derrière la cuisse. Vu que, de toute ma carrière, je n’ai jamais eu de problème musculaire, il fallait bien que ça arrive un jour, mais par précaution et par respect de l’équipe, on avait des joueurs plus frais sur le banc, j’ai préféré sortir.

EDS : Donc tu devrais logiquement être sur le terrain mercredi ?

Pizz : Je l’espère, maintenant on va faire des examens demain matin (ndlr : lundi) pour voir s’il n’y a rien de particulier. Mais je l’espère de tout coeur.

EDS : Comment as-tu vécu ce match depuis la touche ?

Pizz : Je pense qu’on s’est créé beaucoup d’occasions comme on se les crée toujours à la Praille, on a beaucoup péché devant le but avec beaucoup de situations dangereuses où on n’a pas pu ouvrir le score. On l’a heureusement fait au meilleur moment, juste avant la mi-temps. Et juste après une grosse occasion de Wohlen où ils ont touché le poteau. En deuxième mi-temps, on s’est aussi crée des occasions, mais on a aussi mis le deuxième juste après une grosse occasion de Wohlen. Après, on a bien géré le match jusqu’à la fin. C’est la chance des équipes qui tournent bien qu’on n’a pas eue à une certaine période. Mais la chance sourit aux audacieux !

EDS : La chance de ceux qui vont monter ?

Pizz : On n’en parle pas, mais c’est vrai que c’est une fin de championnat halletante. On est revenu dans le coup, même pour la première place, le championnat s’est relancé complètement, on voit Lugano en perte de vitesse, qui a changé d’entraîneur…

EDS : Justement, que penses-tu de ce changement d’entraîneur ?

Pizz : C’est la dure loi du foot, malheureusement pour Schällibaum. Il a fait un travail formidable avec Lugano, mais le couperet a été actionné après trois défaites consécutives.

EDS : C’est un mal ou un bien pour le SFC ?

Pizz : Oh, je ne sais pas, on verra. Je te dirai ça mercredi soir après le match… On parle du choc psychologique… Nous on continue match après match. On a battu le record de points depuis la faillite. On va essayer de rattraper l’équipe qui est devant nous. On n’a jamais rien lâché, on va continuer. Espérons que le destin nous sera favorable.

EDS : Comment vois-tu ce match à Lugano ?

Pizz : Je le vois comme un nouveau match couperet. Plus pour eux que pour nous. Ils sont sur une dynamique négative, contrairement à nous, la grosse pression sera sur les épaules de Lugano, ça on le sait, plus que sur les nôtres. Nous on est habitué à la vivre depuis plusieurs matchs où l’équipe n’a plus le droit à l’erreur. Elle le vit assez bien, elle est sereine. On a payé un mauvais moment de forme de l’équipe contre Lugano et Winterthur, je ne pense pas que c’était un problème psychologique. En y repensant, c’était probablement un problème physique de l’équipe qui n’était pas au top, mais maintenant on arrive sur cette fin de saison où on est au top physiquement et tous nos joueurs qui sont là et c’est de bonne augure je pense. Parce qu’on a des joueurs offensifs qui péchaient auparavant, et maintenant, c’est notre force.

EDS : Tu penses à Julian ?

Pizz : Je l’ai toujours dit, c’est clair que quand tu as un Julian comme ça, tout le monde adore ! C’est un joueur unique et il arrive en forme au moment opportun.

EDS : Tu es donc optimiste !?!

Pizz : Ah ben il ne faudrait pas être pessimiste ! On est sur cinq victoires de rang alors que l’on était mort et enterré il y a un mois ! Il faut le vivre avec toute la joie et la sérénité possibles, mais c’est ce qui se passe depuis deux semaines et ça se ressent sur le terrain.

EDS : Et pour ces deux matchs au Tessin, préférerais-tu rester sur place où faire deux aller-retours et garder la possibilité de rester avec ta famille ?

Pizz : Personnellement, je préférerais rester sur place. C’est une semaine cruciale qui va déterminer beaucoup de choses. Il y a beaucoup de matchs cruciaux. Je pense à Vaduz qui va à Winterthur, Lausanne qui va à Nyon et qui reçoit Lugano. Nous on a deux matchs importants, d’abord contre un lugano qui est toujours en tête. Puis comntre un Locarno qui revient bien, qui est une bonne équipe…

EDS : … qui ne nous a jamais vraiment convenu au Lido !

Pizz : Oui mais Wohlen non plus à la maison. C’est ce que j’ai dit la semaine passée, c’était le Servette d’avant. On ne regarde plus ça, maintenant on joue nos matchs. Et si on les joue comme on doit les jouer, on les gagne. Mais donc oui,  j’espère de tout coeur que l’on puisse faire une semaine au Tessin avec tout le groupe, aussi avec les joueurs blessés.

EDS : Alors objectif six points pour bonder la Praille contre Chiasso ?

Pizz : On l’espère vraiment. J’espère vraiment que la prochaine fois que l’on mettra les pieds à la Praille, on aura quelques chose de grand à jouer avec beaucoup beaucoup de public…

EDS : Sinon, ça sera peut-être à Yverdon…?

Pizz : Ou sinon à Yverdon. On verra ça à la fin. Mais le public est vraiment formidable. On sent qu’il y a vraiment une osmose entre l’équipe et le public. Et ça serait exceptionnel de couronner ça sur une fin de saison avec un objectif important.

Propos recueillis par le Prince Igor

4 réflexions sur « Captain Pizz : « C’est Lugano qui a la pression. On le sait. » »

Répondre à princeigor Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.