
Peu ou pas de renforts, mais un groupe stable; voilà le visage du SFC avant de débuter le championnat. S’il manque encore une ou deux recrues, il se pourrait bien que João Alves crée la surprise cette saison avec « son » Servette! Tout dépendra de la capacité des joueurs à continuer leur progression avec notre druide portugais…
Servette FC

Les atouts de charme :
- Le Servette était, est et sera toujours un club de tradition. Son retour au premier plan réjouit l’ensemble du football suisse. Le club revit et l’engouement qui entoure cette renaissance peut lui donner l’élan pour surmonter tous les obstacles.
- Le collectif de ce groupe est exceptionnel. La solidarité qui lie les joueurs demeure si forte qu’elle subsiste, même contre vents et marrées. L’identité du groupe demeure bien plus puissante que les considérations d’ordre financières, les joueurs préférant rester ensemble plutôt que de signer dans un club plus offrant. C’est la preuve que le club est guidé par une force quasi spirituelle, que brillent en lui la flamme et l’intensité d’une âme véritable, aux dimensions immatérielles, magnifiées par les pouvoirs presque surnaturels de l’exceptionnel druide Joao Alves. Au niveau des valeurs collectives et de groupe, lesquelles constituent les fondements même d’une « équipe », on peut pratiquement affirmer, sans exagérer, que le Servette est la meilleure « équipe » de Suisse.
- Un groupe composé de jeunes joueurs qui possèdent un potentiel intéressant et qui ne demandent qu’à l’exprimer à l’échelon supérieur.
- La parfaite stabilité au sein du groupe, lequel n’a pas été chamboulé. Cela devrait lui permettre de trouver immédiatement ses marques et ses repères et de se montrer à son maximum dès l’entame du championnat.
- Un stade européen, et un public passionné qui retrouve la flamme.
- 2-3 éléments qui peuvent s’affirmer comme étant les bonnes révélations surprises de ce championnat. Avec, en tête de liste, Esteban, Yartey et l’incontournable Kouassi.
- La présence de deux techniciens portugais de renom, le brillant entraîneur Alves et le nouveau directeur sportif Costinha.
Les notes douces amères :
- Un président qui souffle le chaud et le froid et qui entourent ses méthodes ou ses procédés d’une opacité qui entraîne, par moments, matière à questionnements, inquiétudes et préoccupations.
- Des négociations durant l’intersaison qui se sont révélées, contre toutes attentes, étonamment difficiles et interminables. Il s’agissait pourtant de reconduire, fort logiquement, le contrat d’un entraîneur et de joueurs qui le méritaient plus qu’amplement…
- Une campagne de transferts qui ne « décolle » pas encore. M. Pishyar avait promis, en son temps, et en cas d’une promotion, l’arrivée de renforts d’expérience et d’un calibre au-dessus. Or, malgré l’ascension d’une ligue, le club semble rester, pour le moment du moins (le fin du mercato étant le 31 Aout), dans une politique de recrutement modeste. Le buteur Cousin, certes un joueur de renom, constitue(ra)-t-il réellement, du haut de ses 34 ans et de son manque de condition physique actuelle, le renfort tant attendu par les supporters?
- L’euphorie de la promotion aurait pu être mise à profit pour solidifier et renforcer les bases existantes du groupe.
- Le groupe manque encore de 2-3 joueurs d’expérience, idéalement 1 par ligne, d’un calibre supérieur, pour encadrer les plus jeunes et leur permettre de développer et d’exploiter au mieux leur potentiel. A ce titre, la défense manque encore d’un véritable patron, et l’attaque n’a toujours pas trouvé le finisseur (Esteban?) que Joao Alves souhaite tant.
D’une saison à l’autre :
Après des années de purgatoire, Le Servette retrouve sa vraie place, celle qu’il n’aurait jamais du quitter. Au terme d’une fin de saison en tous points exceptionnels, l’équipe a pu célébrer une promotion amplement méritée. Les valeurs positives cultivées au sein du groupe font de lui une équipe particulièrement attachante et sympathique. Ainsi, des joueurs aux supporters, tous semblent unis dans la légende. Comme il apparaît loin le temps de l’arrogance et de l’insolence. Alors que les feux étaient au vert, et que le club se dirigeait avec enthousiasme vers une période estivale euphorique, les lenteurs administratives et les interrogations qui en découlent ont malheureusement fait resurgir des fantômes du passé, sous forme d’angoisses et de rumeurs pour le moins négatives. Force est de constater, à deux jours de la reprise, que le club ne s’est pas encore renforcé. Il se présente ainsi avec un contingent relativement « léger » en profondeur, avec des limites évidentes dans certains secteurs de jeu, pour aborder un championnat de tous les dangers qui s’annonce particulièrement élevé. A l’heure où M. Pishyar exhorte le « tout-Genève » de le rejoindre dans son projet, il entretient, malgré lui, une opacité qui pourrait en rebuter plus d’un. Parviendra-t-il à montrer des signes forts pour balayer les doutes et les questions qui subsistent?
Les énigmes :
- Le staff technique, Costinha en tête, parviendra-t-il, enfin, à faire signer ces vrais « renforts » d’envergure tant souhaité par l’entraîneur, les joueurs et les supporters?
- Le président M. Pishyar leur donnera-t-il les moyens nécessaires pour renforcer réellement le groupe et pour lui permettre de poursuivre, à tous les niveaux, sa marche en avant?
- Esteban, le vif argent et l’enfant du pays, résistera-t-il, enfin, à ses fragilités physiques, pour imposer, comme il le mériterait tant, toute l’étendue de son talent au plus haut niveau suisse?
- Les deux perles africaines, Kouassi et Yartey, seront-elles, comme elles le laissent entrevoir, parmi les plus belles révélations de la saison?
- Comment le Servette gèrera-t-il sa victoire lors du premier derby disputé à Tourbillon?
La tendance : Places 6 à 9

Grenat DC
magnifique analyse, je me réjouis de voir comment notre belle équipe va réagir si par malheur on venait a perdre 1 ou plusieurs matches a la suite..tous a la praille allez servette continue de nous faire réver…
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