L’article consacré au Servette dans l’édition du jour du Matin mérite que l’on s’y arrête. Le journaliste, Thomas Dayer, porte un regard objectif et réaliste sur la situation actuelle du club grenat. Mieux, il cherche à se projeter dans l’avenir, en s’efforçant de creuser les éventuelles perspectives qui pourraient s’offrir à un Servette géré de manière professionnelle et tourné vers sa ville, Genève.

L’affaire Chagaev et son triste épilogue, au demeurant si prévisible, n’a fait que ressusciter le spectre du déchu Marc Roger. Avant eux, Waldemar Kita au Lausanne-Sport, ou encore Gilbert Kadji au FC Sion, s’étaient brûlés les ailes, sortant par la petite porte, après avoir mis fin à un parcours jalonné d’incohérences et de difficultés. Cela n’est plus un mystère, la situation servettienne est en train d’épouser la même trajectoire. Majid Pishyar lui-même tire la sonnette d’alarme et prévient, menace même. A terme, les jours du Servette semblent comptés. Le temps des mécènes étrangers, tout du moins dans le football romand, apparaît bien révolu. Pourquoi?
Il convient que l’on s’y interroge afin de s’efforcer de dessiner, dans ce ciel brumeux et menaçant, des perspectives enveloppées d’optimisme et porteuses d’avenir. Parce qu’après tout, il en dépend de la survie de notre club de coeur.
Gilbert Gress, ex-entraîneur à succès et chroniqueur apprécié outre-Sarine, l’a dit avec justesse. La réussite d’un club dépend avant tout de son président. L’échec également. Les compétences à l’échelon le plus haut se doivent d’être éclairées par une expérience confirmée et une connaissance solide du milieu du football. Malheureusement, depuis de nombreuses années, le Servette a toujours confié son destin aux mains d’un mécène étranger, prometteur et ambitieux en apparence.
Les principales difficultés ont alors émergé et même le brillant parcours réalisé par Canal+ sur le plan sportif ne fut pas sans provoquer des dommages collatéraux importants. L’image du club s’est lourdement entâchée. Elle en porte encore aujourd’hui les stigmates douloureux, plaies infligées dont les cicatrices peinent à se refermer. Dans chacun de ces différents parcours néanmoins, nous pouvons relever des points communs, des éléments redondants qui mettent en lumière une fin sous forme d’échec inéluctable. Et qui pourraient, par là même, donner des pistes d’actions pour, à l’avenir, éviter les écueils et se donner les moyens d’ancrer un projet réaliste et viable.
Un manque de transparence
Ces repreneurs étrangers se disent à chaque fois animés par la passion et l’amour qu’ils éprouvent envers ce club de football historique, digne représentant d’une ville, Genève, qui leur est chère pour une raison ou une autre. Un lien sentimental souvent est évoqué. Parfois sont exprimés le souhait et la fierté de redonner ses lettres de noblesse à un club pouvant présenter des perspectives intéressantes. Or, nul n’est dupe. Il se cache souvent, derrière ces beaux discours, la recherche d’autres intérêts, plus personnels, plus « extra-Servette ». Il en résulte bien souvent un décalage entre les belles ambitions promises et les méthodes ou stratégies adoptées. L’incidence, avec le temps, est de voir le Servette s’éloigner de sa ville, de son berceau, pour y suivre une autre destinée, un autre chemin. Aux intentions difficiles à appréhender, à cerner, à adopter.
Un décalage culturel
Les réussites sportives du FC Bâle et du FC Sion, sur ces dernières années, interpellent. Le point commun de ces deux clubs est qu’ils sont menés et conduits par des dirigeants locaux. Loin de nous la pensée patriotique amenée à fermer la porte à de potentiels investisseurs étrangers, ni la conviction trop limitante et presque sectaire qui consisterait à se renfermer sur soi-même. Mais si la collaboration avec des spécialistes ou techniciens étrangers peut s’avérer bénéfique, un leader aux connaissances éprouvées de la Suisse, de son tissu économique et de son milieu sportif et footballistique, se doit néanmoins d’être représenté à la tête de l’équipe. De cette absence résulte inévitablement des décalages importants, une perte d’identification. Les supporters peinent à s’y retrouver. Le milieu économique et les politiques de la région également. Le club prend alors inévitablement une trajectoire singulière, différente. Le mariage entre ces repreneurs étrangers et le tout Genève apparaît ainsi, dans la durée, voué à l’échec, condamné au divorce. A l’amiable… ou pas.
L’ère Majid Pishyar n’est finalement qu’une période supplémentaire qui confirme la règle. Elle n’y échappe pas. Les difficultés actuelles que rencontre le club le prouvent. Selon Le Matin, l’énigme Majid Pishyar est même encore plus floue. Aux yeux d’un conseiller en marketing travaillant sur La Côte, « Majid Pishyar cristallise trop l’attention en mettant en avant sa personne plutôt que son club. En outre, il est un mauvais payeur et l’opacité ne rassure personne. Pour être crédible, il faut tenir ses promesses. Enfin, la gestion de la communication est catastrophique ».
Un président déconnecté de tout
Il convient de relever effectivement 4 dimensions dans le profil de notre président actuel, lesquelles entraînent bien des difficultés et laissent par ailleurs entrevoir peu d’évolution pour l’avenir :
– Egocentrisme et recherche d’une gloire personnelle.
– Difficulté à payer – manque de moyens, capacité financière insuffisante pour gérer un club de football au niveau de la Super League?
– Promesses non tenues.
– Gestion de la communication catastrophique.
Tous ces éléments expliquent en partie pourquoi le club du Servette peine tant à redorer son image auprès de Genève. Quel entrepreneur, ou politicien, souhaiterait s’associer à un projet qui n’inspire de toute évidence aucune confiance, qui respire l’amateurisme et qui navigue en plein flou? Le mode d’emploi idéal pour remettre le Servette à flot consisterait bien évidemment à réajuster et à réadapter les stratégies en modifiant radicalement l’approche sur ces 4 dimensions. Pour en faire des points forts, des éléments sur lesquels ancrer et appuyer le développement d’un projet stable et durable. Or, il n’apparaît guère probable que Majid Pishyar puisse être à même de s’inspirer de telles perspectives. Comme nous l’avons décrit plus haut, les différents paramètres en jeu, ainsi que les problèmes rencontrés, empêchent une telle ouverture à terme.
De surcroît, la remise en question n’est pas l’apanage du président iranien. La capacité d’adaptation ne constitue pas son point fort. S’étant progressivement isolé à la tête de son club, Majid Pishyar ne démontre pas, par ses actes, la réelle volonté de collaborer avec Genève. Pire, son manque de transparence, caché derrière des propos généraux mais souvent dénués de fondements concrets, incitent à la méfiance. Le ton employé, menaçant et manquant de tact, invite à la fuite.
En 4 ans de présidence, il n’a jamais été possible d’obtenir de la part de notre président des éclaircissements concernant l’organigramme du club, les objectifs poursuivis, les moyens investis et les chiffres rattachés au budget. De belles ambitions en apparence, mais aucun projet présenté avec clarté. Le club donnant le sentiment dès lors de naviguer à vue, sans ligne directrice ni plan d’actions scrupuleusement poursuivis. La situation alarmante qui s’exprime aujourd’hui n’étant dès lors que le dénouement inévitable d’un échec inéluctable.
Majid Pishyar appelle Genève à son chevet. Mais Genève, effrayée par les différents éléments relevés ci-dessus, ne peut fort logiquement prendre le risque de répondre à ses appels, fussent-ils désespérés. De plus, dans la foulée des récents déboires xamaxiens, un vent de psychose souffle sur le football suisse, romand en particulier. Dès lors, en cette période de doutes et de méfiance, draguer d’éventuels sponsors devient une tâche ô combien plus ardue. Les salaires en retard, les factures impayées, les plaintes pour licenciements abusifs, autant d’éléments qui inquiètent et qui enfoncent le club dans la zone rouge. L’étau de la SFL se resserre.
Genève et son potentiel
Pourtant, le potentiel existe. Chris Mc Sorley le confirme : « Je peux vous assurer que Genève est une ville de sport« . Le travail effectué auprès du club de hockey a porté ses fruits. Le football reste le sport numéro 1 du canton. Les 23’000 spectateurs présents lors du fameux jour de la promotion en témoignent. Le potentiel est là. Il est même important. Mais, lorsqu’un club s’enferme dans les biais précités, forcément les méthodes éloignent les gens. Le potentiel ne peut ainsi trouver contexte favorable à son expression, à son développement. Pire, l’image du club s’assombrit, lui portant lourdement atteinte sur la durée et dans le temps…
Demain: Un projet aux dimensions genevoises
Par Grenat DC
Bon résumé. Il faut clairement penser à un après-Pishyar, mais là, il faut bien reconnaïtre que c’est un peu le vertige qui me saisit…
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quand pourra-t-on avoir un club sain, sans trop de vagues au niveau extra-sportif? CHIER!! J’ai commencé à aller au stade en 95.. et ça toujours été beaucoup de discours et peu de choses..
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Hello,
Le site 20min.ch parle de vous.
http://www.20min.ch/ro/sports/football/story/Les-supporters-divises-apres-l-appel-de-Pishyar-12867047
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On est célèbre…
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😀 héhé
Je penses qu’il va y avoir pas mal d’adhérents en plus.
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Pour les mécénes étrangers,ne pas mettre tout le monde
dans le même sac.Ne pas oublier notre très grand président
Weiler,il a porter a bout de bras le Sfc pendant plusieurs
années,avant que la maladie ne le force a abandonner son
poste.Par tout les temps,on pouvait voir Weiler le dimanche
matin a Balexert voir les jeunes jouer,vraiment un très grand
monsieur.
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Le problème c’est qu’avant la prise de pouvoir de MP personne n’en voulait du servette.
Maintenant l’excuse pour tout ce jolie monde c’est que MP ne fait pas confiance.
Fallait le prendre avant le club
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Tout est dit dans cette article, en plus on va avoir un deuxième tour qui compte quasiment pour du beurre à part les places européennes. pyshard va essayer de vendre des joueurs avec l’aide des incompétents Patrâo et Costinha, ça va pas être triste l’ambiance…seul ceux qui pourront apporter du pognon a court terme vont jouer très régulièrement, en plus de Saleiro le fantôme lusitanien..c’est étrange d’ailleurs qu’ils nous aient pas ramener d’autres portugais après le stage…La marche funèbre a commencer et connait les fossoyeurs mas on ne peut que constater les dégâts!!!!! OBRIGADO comme on dit
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cet article, erreur de frappe…
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On a RAF CAR comme super sponsor!!!!! Génial ils vont injecter près de 30 millions normalement..LOL
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…
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moi je pense que tout se passait bien avec le pychar quand on etait en chalenge league .. car il fallait pas encore injecter trop d argent .. mais la super league faut casser un minimum la tirelire … et la y a plus personne on paie plus les factures .. on aurait peut etre du garder notre vieux vinas .. on serait peut etre encore en chalenge league .. mais au moins on serait pas a deux doigts de la faillite ..lol
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Il semblerait que Pishyar ne soit pas le propriétaire de 32Group. Il n’en serait qu’une sorte d’administrateur ou de directeur général et aurait par conséquent une hiérarchie au-dessus de lui. Voilà ce qui expliquerait que ses moyens ne sont pas illimités.Les affaires ralentissent pour tout le monde et si il a pu investir (un peu) lors de ses premières années à la tête du Servette, il pourrait ne plus être en état de le faire actuellement.
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pas de sponsor maillot sinon 32G
un equipementier 32G
Combien paye 32G le groupe de M pishyar pour cette PUB
nous sommes le seul club au monde a ne pas avoir de
sponsor maillots chercher l’erreur.
Au revoir Fournier tu etait un super entraineur M-21
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alors c’est le summum!! RAF CAR partenaire en page d’actualité sur le web du servette FC ca demontre le niveau plus que bas des trouvailles de partenariat à croire que c’est plus important que notre academie ou ne serait ce que la mise à jour deja des organes du club. De plus je très bien connais cette carrosserie il sont sur le fil rouge de deposer le bilan,elle pese rien du tout sauf pour attirer sa clientèle pour les fausses déclarations d’accident en assurances afin de completer leur fin de mois. c’est tout simplemnent un ecran pour ceux qui souhaitent voir une evolution des entreprises partenariat avec le servette. ET le deal n’est meme pas financier…j’ai appris que les dirigeant de cette carrosserie obtiennent des places en loges gratuites et d’une mise en avant mediatiquement en contrepartie mettre a disposition des voitures de location (poubelles d’occasion) pour le club et quelques joueurs( qui est bien evidemment payant donc un trou dans la tresorie du club). Vive MP LOOL
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