Edito: Le roi déchu saura-t’il rebondir? Et de quelle façon?

La popularité du Président Pishyar n’a cessé de décliner depuis le 31 Mai pour toucher le fond le plus absolu avec 5.5% de confiance. Aujourd’hui, le Président est à la croisée des chemins. Comment réagira-t’il au début de mobilisation des Genevois, des créanciers et du club des 100?

Photo site officiel: Le temps où le Président Pishyar portait haut les couleurs du Servette est bien loin…

La courbe de confiance du Président Pishyar est un modèle du genre « Communication désastreuse- Conséquence désastreuse ». A chaque fois qu’il a décidé d’ouvrir la bouche pour faire bouger les choses, il a réduit comme peau de chagrin la confiance en lui. Lors du dernier sondage des EdS cette semaine, seulement 5.5% des fans étaient encore convaincus de son action. En un peu plus de 6 mois, le Président est passé d’un niveau de popularité exceptionnel avec 3/4 des supporters derrière lui à un isolement complet.

Comment un homme intelligent, comme l’est le Président Pishyar, pourrait ne pas se remettre en question avec de tels résultats ? Son annonce sur le site officiel aujourd’hui pourrait rassurer car il a troqué son ton menaçant pour son language de père de famille aimant. Ce n’est pas la première fois que MP alterne le bon et le pire, mais depuis 2 jours le jeu a changé car Genève montre des signes claires de soutien au Servette FC. Des créanciers compréhensifs, des membres du club des 100 prêts à entreprendre une reprise du Servette FC et des fans qui sont prêts à casser leur tirelire pour sauver le club de leur coeur.

Mais tout cela ne sera possible que si le Président Pishyar retrouve le sens de l’honneur. Avec lui ou sans lui, Servette doit survivre. Il l’a promis et il doit maintenant permettre sa concrétisation.

Tout autre comportement entraînant la faillite du club serait un crime contre une des plus belles institutions genevoises!

Par Oscar Obradovic

8 réflexions sur « Edito: Le roi déchu saura-t’il rebondir? Et de quelle façon? »

  1. Je trouve que cette mobilisation du club des 100 est plutôt une bonne nouvelle. La question qui doit être posée est la suivante: est-ce qu’une partie de ces personnes a les moyens de mettre plusieurs centaines de milliers de francs par mois pour faire fonctionner ce club ou pas ? Il est visiblement nécessaire de répartir l’investissement entre les différents investisseurs afin de se prémunir autant que possible contre les risques de défaillance de l’un des contributeurs. C’est plus sain que la situation actuelle qui voit une seule personne assumer seule le financement total du club. L’autre question qui reste à poser c’est si l’on doit effectivement procéder à une reprise par cette partie du club des 100 ou si on ne pourrait pas envisager plutôt une collaboration avec le président actuel Je n’ai pas de réponse. D’après ce que j’ai compris, le président n’est pas prêt à lâcher le club. Alors ne faut-il pas collaborer. En tout cas, j’ai le sentiment d’un certain gâchis. Joueurs et entraîneurs pas payé. Avec cela il y a l’ultimatum de la SFL. La pelouse ne semble pas en état d’accueillir le match de dimanche. Bref, on peut respirer un peu, mais franchement c’est que du court terme et en plus on risque d’avoir des points retirés comme Xamax, si le club ne donne pas suite aux exigences déposées par la SFL. Donc ne nous réjouissons pas trop vite.

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  2. Déjà, il faudrait savoir si la somme “substantielle” de Pishyar est arrivée où si c’est à nouveau du bluff…
    La proposition de rachat des actions semble une solution raisonnable mais le départ de Pishyar est pour moi inéluctable. Un exemple parmi d’autres : je pense que Servette perdrait aux prud’hommes contre la famille Alves et la somme qu’elle a articulée correspond probablement à une réalité. Par contre, si une nouvelle direction s’installait, j’imagine qu’un arrangeemnt pourrait être trouvé.
    S’il y a une collaboration, la question du partage du pouvoir se posera fatalement et pas forcément dans les termes les plus roses… A Beira Mar, Pishyar n’est “que” le propriétaire du club, au quotidien le club est géré par une présidence oû il n’apparait pas, je ne suis pas certain que ce soit un modèle à suivre au vu du foutoir qui règne actuellement dans ce club.
    J’ai peur que le spectre de Pishyar en décourage plus d’un… j’espère me tromper !

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  3. Pour moi une collaboration immédiate serait le la meilleure chose pour le club d’un M.Pyshiar accepte enfin de ne plus diriger seul comme il l’a souhaité récemment et de l’autre l’image et la transparence face au monde économique genevois se refait et le club repart de plus belle.

    Il faut à tout pris éviter qu’un dirigeant ait plus de 49% des actions à lui seul.

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  4. Une collaboration est tout simplement inimaginable! Cela voudrait dire qu’il faudra continuer à composer avec les méthodes incohérentes du président actuel. Non, cela n’est plus possible!!
    Le Servette doit revenir en mains genevoises. C’est l’opportunité ou jamais de se rapprocher enfin de Genève. Pour cela, il faut qu’il arrangement puisse être trouvé et que M. Pishyar parte.
    En 4 ans, il n’est pas parvenu à montrer une capacité d’ouverture à la collaboration. Pire, il s’est progressivement isolé et tous (Pivoda, Hensler, d’autres..) ont fui la collaboration..
    Non, non et non. Stop à la naïveté! Et puis, faut-il chercher à collaborer avec un homme d’affaire qui a coulé un club autrichien, et qui est sur le point d’en couler 2 autres, en Suisse et au Portugal? Même Marc Roger n’a pas réalisé un tel record.
    De surcroît, je pense que la proposition du projet genevois est claire : reprendre le club mais à une condition, que le président Pishyar parte! À aucun moment il n’a été question de collaboration pour eux.

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    1. c’est bien joli, mais à mon avis pas réaliste. pensez vous que l’on puisse réunir rapidement les qqes 2,5 à 4 mio nécesssaire à la survie du club, et ensuite le péréniser avec
      ne serai-ce qu’un budget de 6mio par saison. dans le contexte actuel j’en doute. pour moi il faut travailler tous ensemble et cesser de demander le départ de MP, cela ne sera pas facile mais il n’a quand même pas fait que du mal depuis qu’il est là.

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      1. Je pars du principe qu’un président procède selon un mode de fonctionnement qui est forcément rattaché à des principes et des méthodes. Il n’a pas changé d’approche depuis mai 2011 et la promotion. Si les bases du club sont fragilisées, que l’académie part en ruines, c’est le résultat d’un règne et de méthodes incohérentes sur 4 ans.
        Cela a conduit à une faillite en Autriche. Servette est grandement menacé, et nous ne savons pas exactement à quelle hauteur s’élèvent les dettes.
        Il n’y a pas forcément besoin d’un budget de 6 millions pour reprendre. Enfin je ne crois pas. Le budget du club actuellement et depuis 4 ans n’a jamais été de 6 millions.
        Ce qui est surtout important aujourd’hui c’est qu’un groupe de genevois amoureux du club se mobilisent et tentent de réunir des personnalités de la place dans leur projet. Cela permet au club de redevenir en mains genevoises dans un premier temps. Ensuite, avec les relations créées et le réseau ainsi établi, il pourrait être possible de trouver un investisseur solide pour constituer un budget intéressant et conséquent.
        Mais tant que M. Pishyar reste à la présidence, personne de la place ne viendra le soutenir. Aujourd’hui, avant de l’aider et le soutenir, ceux-ci souhaiteraient déjà recevoir ce que le président leur doit.
        La collaboration est bien trop improbable. C’est l’arrangement que l’on doit souhaiter : soit que les nouveaux repreneurs genevois parviennent à trouver un arrangement positif avec M. Pishyar pour que celui-ci laisse le club et parte sans problèmes.

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