Les créanciers du SFC bons princes…

Photo : GEORGES CABRERA

Alors que l’avenir du Servette FC est des plus sombres, une petite lueur d’espoir est venue poindre son nez hier soir : les créanciers, qui voulaient déposer une requête de mise en faillite aujourd’hui patienteront jusqu’à vendredi. Ils annoncent même être disposés à reverser 10% de leur dettes afin de sponsorier le SFC!

Un geste de classe

Alors que l’on pensait le SFC perdu et virtuellement en faillite, un infime espoir semble faire surface. Bien sûr, toute cette bonne volonté ne sera que lettre morte si Majid Pishyar n’exécute pas les paiements demandés, soit le 50% des créances dues aux fournisseur du club. Majid Pishyar paiera-t-il? En a-t-il encore la capacité financière, en a-t-il la volonté? Il ne reste que trois jours pour le savoir, mais il est tout de même intéressant de noter que malgré le manque de respect témoigné par le club à leur encontre, les créanciers semblent vouloir sauver ce qu’il peut encore l’être, et même aider le club!

Bien sûr, une mise en faillite du SFC n’arrangerait personne : Majid Pishyar en premier lieu qui perdrait tout ce qu’il a investi depuis sa prise de pouvoir, et les créanciers d’autre part qui ne pourraient presque rien réclamer de la masse en faillite, les caisses du club étant vide… Ceux-ci ont donc tout intérêt à ce que le club survivent s’ils veulent obtenir le remboursement de leur créance…

Dans leur bonne volonté, les créanciers se sont même dit prêts à rétrocéder 10% des sommes dûes au club à titre de sponsoring. Un geste de classe qui prouve bien qu’en travaillant dans la confiance et la transparence, des solutions peuvent être trouvées rapidement… Les supporters servettiens ne pourront en tout les cas pas tenir les créanciers actuels pour les fossoyeurs du SFC. Leur action commune est juste, défendable, et prouvent, par leur volonté de trouver des solutions, leur attachement au club.

Un geste de respect, de classe, que la direction servettienne dans son entier ferait bien d’appliquer dans le futur, si futur il y a …

Julian Karembeu

23 réflexions sur « Les créanciers du SFC bons princes… »

  1. Bonne nuit! Je suis un fan de la Beira-Mar, dont le président est Majid Pyshiar. Il a rejoint le club en mai 2011 avec la promesse que la dette du club serait la fin. Neuf mois plus tard, il reste le même ou pour le pire: Majid Pyshar n’ont pas investi d’argent et de Beira-Mar ont perdu le drapeau. Les fans de familiariser avec l’Iran Servette et je voudrais en savoir un peu plus, comme tous les fans de la Beira-Mar.

    Salutations de Aveiro, Portugal.

    Pedro Nuno Marques

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    1. Bonsoir Pedro,

      Bienvenue dans la galère.
      Pour résumer : la famille Pishyar a repris Servette il y a quatre ans, le club végétait en Challenge League (deuxième plus haut niveau en Suisse), il a promis des montagnes tout en assurant que l’argent n’était pas un problème.
      Son arrivée a suscité des espoirs même si d’emblée l’homme a communiqué par exagérations (“je suis là pour toujours”,…) empêchant de savoir quels étaient ces buts réels.
      Sportivement, l’équipe a peu à peu amélioré ces résultats mais dans le même temps, les vrais investissements de Majid Pishyar se faisaient attendre, l’équipe s’est renforcée à moindre coût et a profité du vivier des juniors.
      Peu à peu, des personnes de l’entourage du président sont parties, on ignore exactement pourquoi mais on suppose que la collaboration avec la présidence était devenue impossible.
      Le retour dans l’élite il y a un peu plus de six mois a accéléré les choses : des payements ont été différés ou pas réalisés, le président a lancé un grotesque appel à des fonds publics, dit aux joueurs qu’ils pouvaient partir s’ils le souhaitaient.
      Durant l’automne, le président a continué à se comporter comme si Servette était un grand club riche, critiquant un jeune gardien qui faisaient ses débuts dans l’élite, se montrant insatisfait des résultats qui étaient plus qu’honorables pour un groupe issu de Challenge League, etc. Relayé par Costinha, il a annoncé que Servette avait besoin de 7 renforts de poids pour tenir le choc. Dans le même temps, le recrutement est resté minimaliste, le plus souvent sous la forme de prêts, sans donner au groupe un ou des joueurs d’expérience. Pour faire bonne mesure, il a encore licencié un entraïneur apprécié et reconnu.
      Un jour, il est apparu que les factures n’étaient plus payées (fournisseurs, joueurs, charges sociales…)
      Depuis, c’est silence radio… si on excepte un appel aux gens à payer pour soutenir le club, ce qui est difficile à envisager dans un contexte d’opacité totale sur les besoins du club et sa situation réelle.
      Voilà, en Autriche à Admira Wacker le même scénario a plus ou moins eu lieu.
      Alors, amis d’Aveiro : deux c’est assez, trois c’est trop ? ou jamais deux sans trois ?

      Courage (et je crois que vous aussi vous vous êtes fait refourguer un stade flambant neuf pour organiser l’Euro, loin du coeur historique de votre club et de votre cité…) !

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      1. Merci pour la réponse!
        Si vous connaissez d’autre chose à propos MP s’il vous plaît dites-moi.
        Merci.
        Bonne chance à Servette!

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  2. Sincèrement ces gens méritent une statue! Apres le traitement reçu ils sont encore prêt a faire des efforts. Ne nous trompons pas de coupable, tout travail merite salaire point.

    Bravo et merci à ces vrais amoureux du Servette

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  3. « Bien sûr, une mise en faillite du SFC n’arrangerait personne : Majid Pishyar en premier lieu qui perdrait tout ce qu’il a investi depuis sa prise de pouvoir,  »

    En es-tu bien sûr… ?

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  4. J’attire également votre attention sur le fait que joueurs, staff et employés du club ne sont toujours pas payé. L’Académie n’a plus de responsables, resterait le responsable juniors mais pour combien de temps encore. Cet après-midi MP fera un communiqué sur le site (mais quelle misère ce site!!!!!). Pourquoi aucun journaliste n’a fait d’enquête sur le golf, Gilbert Albert ou encore la société avec le chocolat qu’il vient d’acquérir.
    Bien à vous.

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  5. « Bien sûr, une mise en faillite du SFC n’arrangerait personne : Majid Pishyar en premier lieu qui perdrait tout ce qu’il a investi depuis sa prise de pouvoir »

    Et surtout, qui dit procédure de faillite dit ouverture des livres de comptes devant un juge… ça, ce serait pas bon pour Pishyar.

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      1. On monte un groupe pour aller le chercher sur la lune s’il faut !!

        Un mandat d’arrêt pour détournements de fonds peut également s’avérer efficace…

        Il ressemble en tous points au fameux capitaine qui quitte le navire qu’il a lui-même fait chavirer, et abandonne les rescapés à leurs propres sorts.

        Servette ailleurs qu’en élite ? Plus jamais ça !

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  6. Bonjour,
    Ancien joueur grenat et supporter de coeur…vous signale que la TDG nous informe que des membres du club des 100 avec un boss d’une fiduciare de la place est en discution avec Me Cédric Berger.
    à suivre… merci

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  7. Bonjour,
    Ancien joueur grenat et supporter de coueur, vous informe que la TDG cite que des membres du club des 100 avec un boss d’une fiduciare de la place est en discution avec Me Cédrei Berger pour reprendre le club.
    à suivre de près merci

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