Lionel Pizzinat : « se regarder en face dans le miroir »

C’est un Lionel Pizzinat déçu, fâché et agacé qui nous a livré ses impressions à l’issue de la déroute de la Pontaise.

Pas d’alibi pour la débâcle servettienne

Les EDS : Salut Lionel, d’habitude c’est moi qui te demande ton analyse du match, là je me permets de la faire de manière schématisée : un gardien un peu aux fraises, une défense franchement pas terrible, un milieu de terrain absent et une attaque fantôme. Comment allons-nous faire pour changer la tendance ?

Lionel Pizzinat : Changer la tendance quand il y a des périodes négatives, c’est tous se regarder bien dans la glace, travailler, travailler, travailler. Il n’y a que ça pour sortir des moments difficiles. Tu as l’avis d’un supporter, tu es rude, c’est sûr, dans ton analyse, mais on l’accepte volontier. Quand on perd 5 à 1 un derby contre Lausanne…

Les EDS : Travailler est une chose, mais quid de l’engagement ? On a vu peu d’engagement, peu de pressing, peu de tacle…

Lionel Pizzinat : Quand on est onze sur le terrain et qu’on travaille à onze, c’est facile d’aller tacler et d’être bien en place. Quand on est large et qu’on n’a pas de bloc équipe, on peut avoir toute la bonne volonté du monde, on va aller tacler dans le vide ou on n’arrive même pas vers le ballon. Aujourd’hui, principalement en deuxième mi-temps, l’équipe n’était plus là sur le terrain. Il y avait des espaces incroyables et voilà, ça fait que Lausanne ressemblait à Barcelone. Lausanne a fait son match, était très…mieux que l’année passée. mais nous, on n’en n’avait plus dans les jambes et dans la tête en deuxième mi-temps. Et ça, même dans les moments difficiles, il ne faut pas se désunir. C’est ça l’important.

Les EDS : Comment arrives-tu à expliquer cette performance ? Certes, Servette a joué en Coupe d’Europe, il y a eu le voyage, mais on est quand-même en début de championnat. La fatigue est une chose, mais ça n’est quand-même pas tout !

Lionel Pizzinat : Non c’est clair. Il n’y a pas d’alibi à faire valoir. Quand on perd 5 à 1, il n’y a pas d’alibi. On ne va pas se chercher des excuses. Comme je l’ai dit, il faut se regarder en face dans la glace et travailler. Et surtout il faut garder confiance en nos moyens et ne pas gamberger.

Les EDS : Cela signifie-t’il que le match d’Europa League de jeudi contre Rosenborg arrive à point nommé, malgré la fatigue ?

Lionel Pizzinat : Oui, je le pense. On s’y remettre tout de suite. Sans oublier qu’il y a un match très important dimanche prochain à la maison contre YB en championnat.

Les EDS : Merci Lionel. on vous souhaite à tous une bonne préparation avant le match de jeudi.

Lionel Pizzinat : Merci

Propos recueillis par le Prince Igor

15 réflexions sur « Lionel Pizzinat : « se regarder en face dans le miroir » »

  1. Dur de trouver le sommeil hier soir, pour moi après cette branlée, et ce matin comme un un goût de gueule de bois…
    À part cela,bonne analyse du capitaine,en esperant récupérer des joueurs blessés et surtout rester mobilisés.

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  2. Importantissime: jouer toutes les compétitions à fond. Ne rien brader.(Europa league, coupe et championnat) Et surtout, travailler les automatismes, les centres, les coups francs, les corners, les tirs, l’agressivité positive, et l’esprit de groupe à l’entraînement…
    Ce n’est que comme ça qu’on se remettra en selle!
    Et que le staff médical se bouge, Nom de Dieu! Il y a un sérieux problème de ce côté aussi. De même que du côté administratif…(Qualification des nouveaux joueurs, se faire respecter dans l’agencement des matchs, etc…)

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    1. Dans le staff médical, y a-t-il un psy? Un diététicien-nutritionniste? Un homéopathe? Un naturopathe? Un ostéopathe? Sinon, ce n’est pas sérieux…

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  3. Vivement que Servette récupère quelques défenseurs parmi les blessés parce que c’est quand même dans cette zone qu’on commence à travailler avec n’importe quelle équipe!

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  4. HS: mais est-ce que le club attend la fin de saison pour mettre en vente les nouveaux maillots sur le site off? Un véritable manque a gagner… Un club pro soit-disant…

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    1. Je trouve que le club a de gros problèmes au niveau du marketing et d’image. La livraison des maillots, c’est un exemple du manque de professionnalisme de fourteen.

      Je ne comprend pas pourquoi le servette choisis une marque vestimentaire inconue pour se représenté au grand public (Nike était un très bon choix! – Point de vue vente de maillots).

      Quel est la nouveauté de ses maillots 14 (fourteen years old?)? Tissus bio? Nouvelles technologies? Swiss made? Un liens avec les fans? Une chanson « aux armes… » sur maillot? Une photo de Mme Karembeu à l’intérieur? Pourquoi dois-je acheter se maillot? Mon umbro fait l’affaire…

      Je n’arrive toujours pas a comprendre pourquoi le club a changer le blason (logo) du club « SFC » ou pourquoi ils n’ont pas utilisé notre ancien logo avec le drapeau (dans un style du Hertha berlin pour le redesign)? Le « S » du logo actuel fait vraiment gd-papa et il n’a rien d’iconique et de timeless (manque de caractère).

      Ahhh cette défaite contre LS me donne envie de gerber tout les matins… je sens mon muesli remonter c’est affreux! 🙂

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  5. Faut pas croire que voyager leur donne une excuse…d’être fatigué…

    Pitoyable cette défaite! Des chèvres et une passoire bien dit!
    Allez 5ervette!

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