Arpad Soos et Servette, c’est déjà terminé! (TDG, mercredi 10 octobre 2012)

Le directeur sportif du club a jeté l’éponge, trop accaparé par ses activités professionnelles

La décision est tombée hier soir, mais il semble bien qu’elle ait mûri ces dernières semaines. Arpad Soos, qui avait été intronisé directeur sportif du Servette FC dans la foulée du sauvetage par Hugh Quennec, a quitté ses fonctions, comme nous l’annoncions hier sur notre site tdg.ch.

Ses activités professionnelles trop prenantes (il dirige une société d’affaires) sont apparemment la raison de son départ, Arpad Soos ne pouvant plus concilier son travail et son engagement en qualité de directeur sportif du SFC.

Le président Quennec assure regretter cette décision et aurait même souhaité poursuivre la collaboration, «même à temps réduit», comme il le précise sur le site du club. Voilà pour l’explication officielle.

Elle est parfaitement compréhensible et nul ne doute de l’honnêteté dont a fait preuve le désormais ex-directeur sportif pour asseoir sa décision. Il n’empêche qu’il est difficile de ne pas mettre en relation le début de saison catastrophique de Servette et cette décision, ou de souligner qu’en s’attachant les services de quelqu’un qui travaillait pour sa propre entreprise en parallèle, Servette a oublié qu’un poste de directeur sportif est un emploi à temps plein, qui ne s’improvise pas comme cela. D’autant plus quand il s’agit de reconstruire un groupe sur l’autel d’une faillite évitée de justesse.

Arpad Soos n’est donc resté en fonction que quelques mois. Il a d’abord soutenu le président Quennec dans son travail de restructuration sportive, notamment pour le centre de formation. Il a aussi collaboré, au début, avec Joao Alves, avant que ce dernier ne soit remercié sur fond d’incompréhension entre les deux hommes à propos de la campagne de recrutement et de prolongation des contrats. On pense au cas Nater, parti à Saint-Gall, au cas Eudis, qui a raté la préparation en raison d’interminables palabres, ou au manque de renforts offensifs, ce dont souffre Servette depuis le début de la saison. Inutile de rejeter aujourd’hui la faute sur l’un, sur l’autre ou sur les deux. Désormais, Servette doit composer avec les moyens à disposition.

Selon la formule du communiqué du club, «dans l’immédiat», la direction sportive sera assurée par Sébastien Fournier, l’entraîneur, en collaboration étroite avec Hugh Quennec. «Nous allons en parler ensemble, confirme Fournier. Pour faire un état des lieux, déterminer des lignes directrices et des options à prendre.» Pour corriger le tir aussi, donc. Pas simple.  Daniel Visentini

 

 

22 réflexions sur « Arpad Soos et Servette, c’est déjà terminé! (TDG, mercredi 10 octobre 2012) »

  1. C’est bien, peu importe le vrai motif de ce départ, professionnel ou pas, Quennec corrige ses erreurs et les assument.

    Il faut l’avouer, peu voir personne d’entre nous ferait tout juste du 1er coup dans la gestion du club, surtout dans l’état ou son prédécesseur la laissé. Surtout,qu’est ce que la justesse dans ce monde, personne n’a les même exigences et la même volonté, donc difficile de juger le travail des autres.

    Le point positif? Quennec n’a pas l’air d’un entêté, prend ses responsabilité et corrige ses erreurs. Que du positif pour le « futur » du servette.

    Il lui faut du temps, et il le prend, il ne fonce jamais tête baissé dans une décision. Et ça finira par payer, même si c’est dans plusieurs années.

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  2. Il faut effectivement un directeur sportif à temps plein, comme le souligne l’article.
    Avec Fournier, cela sera mieux, puisque son rôle d’entraîneur a un lien direct avec la gestion sportive, alors que Soos ne parvenait pas vraiment à concilier ses obligations professionnelles avec celles d’un directeur sportif. Donc, de toute manière, la situation actuelle est mieux.
    En revanche, ce n’est pas encore la panacée. Sébastien Fournier est avant tout un entraîneur. Il nous faut un directeur sportif à 100%, en parfaite entente avec Fournier, partageant les mêmes idées, et qui a du temps pour partir à l’assaut du recrutement. Pour « surfer » bien au-dela des seules frontières genevoises et vaudoises.
    Et si Joao Alves…? Ne vit-il pas encore à Genève et n’est-il pas encore sous contrat avec le club? 😉

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    1. Je n’ai rien contre Joao Alves, bien au contraire, mais il a certainement une fierté!
      Je ne vois pas pourquoi il reviendrait au club après s’être fait remercier successivement par deux présidents successifs.

      Je pense néanmoins qu’il a du nez pour dénicher des talents et que ses contacts au Portugal pourraient être utile au club. Reste à savoir qui est réellement à l’origine de toutes les recrues estivales et pourquoi le club n’a pas pu avoir de jeune joueur très talentueux en prêt comme les années précédantes. Si c’est lui, il a plus misé sur la quantité que la qualité (ce qui nous désert à l’heure actuelle) et ses contacts lusitaniens ne lui auront pas été utile.
      Servette n’a pas de recruteur(s) à propos? Je n’en ai jamais entendu parlé et pourvoir ce poste serait bien utile par contre!

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    2. Pas sur que alves veule se « contenter » de ce rôle, il a besoin de contrôler son 11, de réagir à ce qui se passe sur le terrain, etc. En plus alves n’a pas le caractère pour ce poste.

      Avoir un directeur sportif, oui, mais il faut mettre des limites des le départ : qui a le dernier mot et qui dirige les critères de recrutement ?

      On le vois a Marseille c’est le parfait exemple, le club choisi(anigo) et l’entraîneur subit.

      Ne serait il pas plus judicieu d’avoir un entraîneur qui puisse choisir ses joueurs?

      Sinon un directeur sportif a l’écoute de l’entraîneur. Mais dans ce cas on appel plus ça un directeur sportif mais un recruteur.

      La limite est étroite, et la c’est a Quennec de trancher : soit il veux que chaque entraîneur qui arrive au servette puisse travailler selon ses critères et choisir ses joueurs, soit une politique de club avec un directeur sportif, qui finira par mettre des bâtons dans les roues de l’entraîneur.

      Moi je suis pour le management par l’entraîneur, qui devient donc un manager et non plus un simple entraîneur. Dailleur Quennec ayant arsenal comme exemple, il y a de grande chance que ça se finisse comme ça, arsene ayant la double casquette, comme la plupart des clubs anglais

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    3. Moi je vous propose de changer le Président, car le vrai responsable c’est lui. C’est lui qui a choisit ces collaborateurs et vius connaisser le résultat, pour sauver servette cette saisn l’erreur est quasiment interdite alors a qui faire confiance: Fournier il n’a encore rien prouver dans sa carrière d’entraîneur… les autres membres du staff je ne pense pas…. alors peut être la désision est chez Quenec de remettre le club à un groupe compétent et des garanties financière pour faire un grand club sur une longue période. A méditer.

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  3. Cela dit, si Fournier y arrive moi ça me va très bien. Personnellement j’ai jamais très bien compris l’existence de ce poste de toute façon.

    « Tiens, je t’ai trouvé un joueur. Entraine le et fais en un super joueur dans ton 11. »

    Non, désolé mais j’imprime pas. Le modèle anglais fonctionne en Angleterre. A voir si ça peut fonctionner chez nous aussi.

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      1. Je suis d’accord avec vous, je préfère, et de loin, un vrai manager à l’anglaise, plutôt qu’un directeur sportif en conflit d’intérêts avec l’entraîneur.
        Je pense effectivement qu’il y ait des chances pour que M. Quennec s’oriente vers un manager à l’anglaise. Il semble s’en inspirer dans le hockey, avec Mc Sorley. Le Servette FC a besoin d’un manager sportif, d’un Mc Sorley. Il est plutôt logique que ce soit Fournier aujourd’hui.
        En revanche, Fournier doit être le patron, doit gérer et définir, d’un commun accord avec Quennec, la ligne directrice et orienter les décisions.
        Mais pour lui donner les moyens d’être efficace, le club doit impérativement se doter d’une cellule de recrutement. Avoir des recruteurs dont le mandat est d’aller observer les joueurs souhaités par Fournier, et de tisser des réseaux permettant de dénicher les profils de joueurs souhaités par Fournier.
        Là on se rapprocherait du fonctionnement idéal, oui.

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      2. On est plus dans :
        « Tiens essaie ce joueur il a l’air prometteur et dis moi ce tu en pense »
        La dessus on est tous unanime au moins. Enfin j’espère.

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      3. @marc1968 : oui, il faut tisser des réseaux. Dans tout grand club existe un système ou une cellule de recruteurs. Leur rôle est de « pister » des joueurs selon les profils recherchés et demandés par l’entraîneur, ou le manager (chez les clubs anglais). Ou par les dirigeants sans forcément concerter l’entraîneur (mais cela est à proscrire et Quennec n’imposera de toute manière aucun joueur).

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    1. Dans la situation où l’entraineur est considéré comme un fusible, un président a besoin de voir conduire sa stratégie sportive (i.e. son contingent son contrat) à moyen termes par un homme de confiance. D’où le besoin d’un Directeur Sportif.

      Si jamais J Alves devait revenir à ce post, ce serait tout de même assez incroyable et peut-être unique de revenir 3x en 2 saisons dans le même club à 2 postes différents. Personnellement, j’ai davantage l’impression que notre (ex-)druide est un homme de terrain et moins de coulisses, comme le sont souvent les Directeurs Sportifs.

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      1. Alors je me suis laissé dire que certain « directeurs sportif » étaient d’ex joueurs pour la plupart donc de terrain (de foot) lol

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  4. Le point positif est qu’il n’avait pas l’air de servir à grand chose. Son départ n’est pas une perte, lion de là.

    En revanche, ces changements (Alves et Soos en 2 mois) me laissent penser que la gestion de ce club relève un peu de l’amateurisme.

    Quennec parle d’un projet sur le long terme. Actuellement, je trouve que cela ressemble plus à une association qui bricole. Wait and see….

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  5. Maintenant ce que nous avons le plus besoin, c’est de voir l’efficacité du staff administratif dans la recherche de sponsors.

    Ensuite, il nous reste 3 licences, Baumann et ou Diallo pourraient en employer une, voir deux, alors le choix des renforts cet hiver sera très limité en nombre, un au Max deux joueurs, Fournier devrai sans sortir, pour les renouvellements nous avons certainement des gens capables dans les bureaux.

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