Fournier: «Il faut un miracle pour que Servette s’en sorte» (TDG, samec^di 9 février 2013)

L’opération sauvetage commence contre Grasshopper, ce soir, à 19 h 45 au Stade de Genève

TDG samedi 9 fevrier 2013

Peut-être faut-il peindre des ombres d’abord. Au fond des cœurs grenat, elles tournoient forcément, menaces sombres des tourments promis. Alors oui, sans doute Servette doit-il les regarder en face, sans trembler. Le championnat reprend ce soir avec la venue de Grasshopper, et Fournier et les siens jouent leur survie dans l’élite. Pour y parvenir, les Servettiens doivent tout simplement éviter la première relégation sportive de leur histoire. Et il faut être lucide: lanterne rouge avec six points de retard sur la barre, Servette est bien plus proche de la Challenge League que du maintien.

Une année après avoir évité, à deux jours près, la faillite, l’ampleur du défi sportif n’a rien à envier au sauvetage administratif qui a eu lieu et, pour un club en reconstruction, les vertiges d’une possible relégation troublent les perspectives du projet de renouveau grenat, à tous les échelons. C’est à cette réalité-là que tous les Grenat sont confrontés, ce sont ces spectres-là qui virevoltent à la veille de la reprise et qu’il faut bien défier.

Sébastien Fournier, à la barre d’un navire qui flotte encore tant bien que mal, n’est pas un colporteur d’illusions. Les spectres, il les regarde droit dans les yeux. Et il assène une vérité: «Aujourd’hui, il faut un miracle pour que Servette s’en sorte, lance l’entraîneur. Il ne faut pas mentir aux gens. Mais nous allons tout faire pour provoquer ce miracle, les joueurs, le staff, le club, moi.»

Voilà: les ombres effraient peut-être, mais elles ont désormais une forme. Il faut voir maintenant comment Servette doit s’y prendre, quelles lumières il doit convoquer pour que son horizon s’éclaire.

Un bon départ

L’évidence: Servette ne peut pas se permettre de manquer ses premiers matches 2013. Cela ne veut pas forcément dire que les Grenat doivent terrasser GC, mais qu’ils doivent battre Thoune et Lausanne lors des deux prochaines journées. Un premier objectif pour créer une dynamique. Fournier, lui, ne veut pas se projeter si loin. «C’est une banalité de dire que tous les matches sont importants, assure-t-il. Je vais donc d’abord me concentrer sur GC et le défi physique qui nous attend.»

Une solidité défensive

Pour avoir une chance de maintien, les Grenat sont obligés de compter sur une réelle solidité défensive. A force de travail, une forme d’assise avait surgi en fin de première phase. Elle a volé en éclats lors des matches amicaux de janvier, même face à de modestes formations de première ligue promotion. C’est inquiétant. «C’est vrai que j’aurais souhaité des blanchissages, explique Fournier. Maintenant, je prends ces matches pour ce qu’ils sont: des tests. Et puis nous manquions de fraîcheur physique après le gros travail de fond effectué dès la reprise de l’entraînement.» De la capacité de Servette à se montrer à la hauteur dès ce soir, physiquement et pour quatre mois durant, dépend en partie la réussite de son sauvetage.

Un groupe uni

C’est sûrement un paramètre de la mission grenat: pour viser le maintien, il faut évidemment que tout un groupe tire à la même corde. Servette a toujours fait preuve d’un bel état d’esprit sur le terrain? C’est vrai. Mais jamais les Grenat n’ont été confrontés au risque de relégation sportive. Il est plus simple de se mobiliser sur la pelouse pour montrer que Servette ne mérite pas une faillite, qui plus est avec la banqueroute de Xamax et les points retirés à Sion. C’est une autre musique que de porter sur ses épaules l’avenir sportif du club. Aux Grenat d’enfiler le costume et, quand les difficultés seront au rendez-vous, de ne jamais baisser les bras.

Conclusion

Servette doit réaliser une performance exceptionnelle pour s’en sortir. Derniers, les Genevois ont onze points actuellement. Il reste 18 matches et vraisemblablement faudra-t-il engranger encore 24 points pour avoir une chance de salut. Possible? Les Grenat en ont sans doute le cœur. Mais les moyens? Le premier élément de réponse, c’est ce soir, au Stade de Genève, avec la venue de GC.

Daniel Visentini

Affaire de renforts

U Ce n’est pas chercher la petite bête que d’avoir de la mémoire. Au début de décembre, le président Hugh Quennec affirmait dans ces colonnes que Servette aurait deux renforts, deux éléments de haut niveau, d’expérience, capables de faire la différence tout de suite, un milieu offensif et un buteur.

Deux mois plus tard, le décalage est grand: Servette a recruté Matias Vitkieviez – remplaçant à YB, il fait l’objet d’un prêt – et pour le buteur, on attend toujours. La réponse de Quennec? «Matias sera précieux, c’est une vraie volonté de Sébastien Fournier de pouvoir compter sur lui, qui donnera tout pour sauver Servette. Après, nous voulions miser sur Kossoko, voire Yartey. Mais nous n’avons pas pu nous entendre contractuellement avec le premier et Sochaux ne semble pas vouloir lâcher le second.»

Il n’empêche: Kossoko a passé un mois à se refaire une condition physique avec Servette, en test, et il est désormais à l’essai avec Crystal Palace. Cruelle réalité pour des Grenat qui ont attendu trop longtemps pour demander au Français, sans club depuis six mois, de se positionner. Un problème financier? «Non, nous avons une enveloppe financière suffisante pour faire quelque chose de correct, promet Piero Bobbio, coordinateur sportif. Pour assurer la masse salariale de prêts, pas pour un transfert. Et puis il voulait un an et demi de contrat et pouvoir partir en juin s’il le désirait…»

Servette a encore jusqu’au 15 février pour faire ses emplettes sur le marché international et jusqu’au 28 février en Suisse pour s’attacher les services d’un deuxième renfort, avec l’ultime licence à disposition (mauvaise gestion des licences évidente…). Apparemment, des pistes mèneraient en Italie et, surtout, au Moyen-Orient. Servette n’a pas le droit à l’erreur.

D.V.

Dribbles

Etonnant Le coup d’envoi est fixé à 19 h 45 au Stade de Genève. L’été, Servette joue à 13 h 45 sous la canicule, l’hiver, bien sûr, il joue le soir dans le grand froid. Logique implacable dictée par la TV cette saison.

Infirmerie Servette sera privé de Moubandje, Pizzinat, Grippo, Moutinho et Ben, blessés. A GC, Ben Khalifa est suspendu. Mais les Sauterelles pourront compter sur Ngamucol, recruté à Thoune durant le mercato.

Revanche En automne, Servette avait mis fin à la série de neuf victoires de GC en l’emportant. Il y a de la revanche dans l’air, d’autant plus que les Zurichois n’avaient pas apprécié le défi physique imposé par les Genevois.

Animations Dès 17 h 30, des animations sont prévues sur l’esplanade de la Praille, devant le stade. Chaque abonné pourra inviter un ami (invitation à retirer dès 18 h 15, caisse No 9). D.V.

11 réflexions sur « Fournier: «Il faut un miracle pour que Servette s’en sorte» (TDG, samec^di 9 février 2013) »

  1. AAAAALLLLEEEEEZZZTT SERVETTE!!!
    Mon corps est a Berlin mais mon coeur a La Praille :p
    bon match a tout les grenats qui iront au stade, couvrez-vous et donnez de la voix!!!
    Allez les grenats!!

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  2. Miracle ou non, c’est aux joueurs de prouver qu’ils ont leur place en Superleague. Ce n’est pas en soldant ce deuxième tour qu’ils vont recevoir des offres d’autres clubs…

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  3. Lien streaming pour le match pour un fidèle de toujours à l’autre bout du monde? J’espère juste qu’on aura aucun regret et qu’on va les casser en deux!! Allleezzzzz servette!!

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  4. il faut bien plus qu’un miracle,il faut que les joueurs prennent leur responsabilités et gagnent dès ce soir….car il faut des points,bcp de points…

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