L’inestimable apport magyar

SFC FC Zurich

La petite histoire du Servette FC est certes truffée de figures qui, ballotées par le vent de la grande Histoire, se sont retrouvées un jour à porter le maillot grenat, mais la palme revient sans conteste à l’épisode des « Ungaro-Genevois » qui a concerné trois joueurs et s’est ramifié sur plusieurs décennies. Débuts officiels des footballeurs magyars : contre le FC Zurich aux Charmilles !

L’insurrection de Budapest

Automne 1956 : alors que le Rideau de fer scinde l’Europe en deux et que l’emprise de l’Union Soviétique se fait toujours plus pressante sur les nations d’Europe de l’Est, la population hongroise se soulève pour exiger le respect de la souveraineté nationale, des libertés démocratiques et de la justice sociale. Le gouvernement chute mais cette tentative de prendre ses distances avec les politiques dictées par Moscou est rapidement noyée dans le sang par l’irruption des tanks de l’Armée Rouge. Au moment de cette tragique intervention militaire, l’équipe nationale junior de Hongrie entamait à Vienne une tournée en Europe de l’Ouest. Pour ses joueurs, à peine sortis de l’adolescence, se pose le dilemme de l’exil ou du retour dans un pays meurtri au futur assombri. L’un d’eux, Peter Pazmandy, racontera plus tard avoir téléphoné à sa grand-mère qui lui déclara : « tu es assez grand, c’est à toi de choisir ton avenir ».

L’invitation de Karl Rappan

Au cours de la décennie 1950, la Hongrie et son « onze d’or » s’était affirmée comme la plus brillante nation de football : victorieuse du tournoi olympique de 1952, elle avait l’année suivante humilié l’orgueilleuse Angleterre sur sa pelouse de Wembley (3:6) dans un match amical de prestige où elle avait donné une leçon tactique, technique et physique aux inventeurs du football. Il avait fallu un « miracle » réussi par une formation d’Allemagne de l’Ouest survoltée pour que l’année suivante le onze emmené par Puskas ne décroche pas la Coupe du Monde à Berne. L’équipe nationale junior travaillait alors d’arrache-pied pour se hisser au niveau de ses glorieux aînés, d’où de nombreux appels du pied de clubs européens en direction de cette pépinière de talent. A l’instigation de Karl Rappan, le Servette FC patronne une tournée en Suisse des juniors magyars. A l’issue de cette exhibition (seule GC a pu les contraindre au match nul), 16  joueurs et leur entraineur annoncent leur décision de se fixer à l’Ouest. Dix d’entre eux décident de passer immédiatement professionnels et se dispersent aux quatre vents tandis que le coach Eugen Vincze et six joueurs restent à Genève et demandent l’asile politique en Suisse.

L'entraineur hongrois Eugen Vincze
L’entraineur hongrois Eugen Vincze

Des réservistes de choc

Les membres du comité du Servette FC se cotisent pour assurer le logement des jeunes exilés à l’Hôtel Helvétique aux Eaux-Vives. Les joueurs de la première équipe renoncent à une prime de match en songeant au Noël de leurs futurs coéquipiers. Le club se met en quête d’un emploi pour ces trois serruriers et deux mécaniciens (Peter Pazmandy trouvera de l’embauche dans une usine de fabrication d’instrument d’optique), alors que l’intellectuel de la bande, Didier (Deszö) Makay, est immatriculé à l’université. Vincze lui se consacre aux juniors grenat. Contraints d’attendre deux ans leur qualification, les jeunes Hongrois ne sont à la disposition du Servette FC que pour les matchs amicaux. Ils évoluent le reste du temps dans l’équipe réserve qui devient ainsi égale sinon meilleure à la première équipe qui se morfond en championnat… Après avoir importé l’école viennoise à Genève au cours des années 1930, Karl Rappan y fera-t-il fleurir le style hongrois ? Indépendamment des événements de Budapest, son adjoint chargé des entrainements était d’ailleurs déjà André Nagy et les renforts hongrois brillent par leur aisance technique et leurs automatismes bien rodés.

Eugen Vincze à la tête du Servette FC

Le premier printemps des Hongrois à Genève est marqué du sceau de la morosité : suspendus par leur fédération pour six mois, ils ne peuvent plus évoluer avec les réserves, Servette vasouille en championnat et, à la fin de la saison, le président Clément Piazzalunga est démis de ses fonctions, décision suivie par le limogeage de Karl Rappan. Eugen Vincze reprend les rênes de la première équipe avec pour mission de lui inculquer le WM. Peu francophone, le coach compte sur le milieu de terrain Werner Kaelin pour lui servir d’interprète. Son message aura néanmoins du mal à passer : un Servette vieillissant conclut le championnat au neuvième rang. Vincze est démis de ses fonctions mais le Servette FC ne résilie pas officiellement son contrat. Selon l’anecdote narrée par Jacques Ducret, l’entraineur déchu continuera alors d’arriver ponctuellement à l’entrainement une saison entière, déjouant ainsi le projet des dirigeants servettiens de le limoger au premier retard !

La soupe à la grimace

Le successeur de Vincze se nomme Frank Séchehaye, ancien gardien servettien international des années 1930. Le début de la saison 1958-1959 est un fiasco. Servette, victime de l’inconstance de son gardien, pointe à l’avant-dernier rang début décembre. Pour remonter le moral d’un comité qui fait grise mine, les représentants de la presse convient alors ses membres à un tournoi amical dans le pré de la propriété Brolliet à Conches. Les deux camps forment chacun deux équipes : les « croulants » et les « amortis » du côté des journalistes, « comitards A » et « comitards B » du côté servettien. Dans ces ébats primesautiers, on distingue quelques figures grenat d’avant-guerre : Dody Guinchard, Germinal Losio, Gusti Geser… L’objectif avoué de la compétition étant de rendre le sourire au comité et ainsi de galvaniser par contagion la première équipe, les journalistes « croulants », désireux de ne plus avoir à écrire des choses désagréables sur un club qu’ils aiment tant, encaissent d’emblée un très diplomatique autogoal dans la finale qui les oppose aux « comitards A » où le président Righi se démène à la pointe de l’attaque. Les journalistes s’inclinent finalement 1:4. Nous laissons à la sagacité de nos chers lecteurs le soin d’imaginer à quoi ressemblerait aujourd’hui une réédition de cette rafraichissante joute et le rôle que pourrait y jouer la rédaction des EdS…

Un appui bienvenu pour chahuter le FC Zurich

Le lendemain de cette grisante victoire, les Ungaro-Genevois sont enfin qualifiés pour évoluer en première équipe. Un peu plus de deux ans se sont désormais écoulés depuis les tragiques événements de Budapest. Dans l’intervalle, le gardien Varhidi, auquel on prédisait un brillant avenir a quitté Genève, lassé d’attendre une lointaine qualification, de même que sa doublure Geley et l’attaquant Keresztes. Les trois autres compères, Makay, Nemeth et Pazmandy sont toujours là, même si ce dernier, en délicatesse avec son ménisque, voit ses débuts différés. L’adversaire du jour est le FC Zurich, troisième au classement. Ironie du sort : sur le banc zurichois officie désormais un certain Karl Rappan qui avait orchestré l’arrivée des réfugiés magyars à Genève… En ce dimanche de froidure, seuls 4’500 curieux ont trouvé le chemin des Charmilles. Ils en auront pour leur argent… Après un quart d’heure, un tir lointain de Marcel Mauron permet aux Grenats d’ouvrir le score. Le FC Zurich est étouffé : très clairvoyant et bien doté techniquement, Makay oriente magnifiquement le jeu servettien ; véloce et puissant, le malicieux Nemeth étincelle sur son aile. Leur apport permet de rééquilibrer le jeu servettien : Roesch abandonne le milieu de terrain pour tenir un rôle important en défense et Gilbert Facchinetti (qui deviendra plus tard l’inamovible président de Neuchâtel Xamax), évolue dans un registre plus défensif de véritable demi ce qui ne l’empêchera pas d’inscrire le second but servettien à la demi-heure de jeu. Zurich doit attendre la 44ème minute pour tirer une première fois au but et sur un tir de Fatton, seule la latte empêche le score de s’aggraver en leur défaveur. En seconde période, les Grenats présentent un jeu plus inconsistant qui se solde par un pénalty transformé par les Zurichois, fléchissement sans incidence puisque deux minutes plus tard l’ex-Luganais Steffanina redonne deux buts d’avantage à ses couleurs. Empêtré dans une tactique de défense et d’obstruction chère à Karl Rappan, le FC Zurich ne met alors plus en danger des Servettiens soucieux de gérer l’avantage acquis. Au bénéfice de cette victoire, Servette cède l’avant-dernier rang au FC Bâle et dépasse Bellinzone pour se retrouver 11ème.  La suite de la saison servetienne ne sera toutefois pas vraiment à la hauteur des espoirs entrevus en ce dimanche de décembre malgré une qualification pour la finale de la Coupe (défaite contre Granges) .

Makay finale
Makay (au sol), impuissant face à Ballabio, le vétéran grangeois sera intraitable lors de cette finale de Coupe.

Une décennie en grenat

La suite des aventures du trio hongrois au sein du Servette FC se fond avec l’Histoire du club durant la décennie 1960 : Nemeth, Pazmandy et Makay sont d’abord à associer au pétillant Servette de Jean Snella dont l’ardeur juvénile sera couronnée par deux titres nationaux (1961 et 1962). Le technicien français aura le flair de repositionner son avant-centre Pazmandy au milieu de terrain. Craignant une arrestation, les Hongrois ne seront pas du voyage de l’autre côté du Rideau de fer en Tchécoslovaquie où Servette échouera les armes à la main contre Dukla Prague Ensuite, avec l’arrivée de Lucien Leduc à l’autorité bien souvent mise à mal, surviendra une première discordance : désireux de se voir offrir le même niveau de rémunération que leur compatriote Nemeth, les réfractaires Pazmandy et Makay traineront volontairement la jambe lors d’une lamentable défaite contre Granges à l’automne 1963. A nouveau privés de voyage en Europe de l’Est, les Hongrois ne sont d’aucun secours à leurs coéquipiers atomisés par le Spartak Brno (5:0) A l’issue de la saison, Makay est licencié, après un crochet par Bienne, il retrouvera toutefois le bercail grenat. Avec des éclipses, des hauts et des bas, le rôle des Hongrois reste néanmoins prépondérant au cours de ces années où le Servette FC échoue le plus souvent sur le fil du rasoir tant en championnat qu’en Coupe de Suisse. Lors de la tumultueuse saison 1966-1967, la venue du grand entraineur Bela Guttman permet à Didier Makay d’officier un temps comme interprète avant le retour de Jean Snella aux commandes… Une saison 1967-1968 ratée (onzième rang) se solde par un grand ménage dans l’effectif servettien. Pour «  assainir le climat » Snella dixit : Pazmandy et Makay, qui vient de mener l’Université de Genève au titre de championne de Suisse, sont priés de s’en aller.

Nemeth

Makay

pazmandy

Nemeth, Makay, Pazmandy : les joueurs hongrois au micro de la Télévision suisse romande à l’aube de la saison 1962-1963.
http://www.rts.ch/archives/tv/sports/football/4128271-servette-1962-1963.html

La liberté du baron tzigane

Dans la foulée de cette grande « épuration », Didier Makay lit un éloge que lui adresse le président Righi dans le bulletin du Servette FC pour les services rendus durant plus de dix ans. Ce joueur à la technique raffinée se doute-t-il que, dans le même temps, les prétentions financières exagérée de la direction servettienne, avec laquelle il était toujours lié contractuellement, avaient fait capoter son transfert au FC Fribourg et la possibilité d’aller finir ses études de médecine au bord de la Sarine. Sans club, sans lettre de sortie du Servette FC, le « baron tzigane » doit ronger son frein un an avant de retrouver sa liberté d’engagement dans un nouveau club. Celui dont la vie privée « ne suivait pas toujours l’éthique sportive » glisse à la presse qu’il est désormais marié et mène une existence de bon petit bourgeois… Toutefois, la trentaine passée, il ne lui sera pas donné de seconde chance en Ligue Nationale. Didier Makay est décédé le 2 mai 2005.

Un retour par la grande porte

Autre banni de l’été 1968, Peter Pazmandy entamera une reconversion d’entraîneur au CS Chênois. Non content de sauver le club des Trois-Chênes d’une culbute en deuxième Ligue, il l’emmène jusqu’en Ligue Nationale A et l’y maintient ! Auréolé de ce joli petit  exploit, il prend la succession de Jürgen Sundermann (un autre joueur indésirable de l’été 1968 !) sur le banc du Servette FC en 1976. Il emmène rapidement le SFC vers des sommets avec en point d’orgue la mémorable saison 1979 durant laquelle le SFC avait cueilli les trophées à tour de bras.

pazmandy entraineur

L’aventure se termine provisoirement au printemps 1982. Servette avait survolé le premier tour puis, miné par un virus ramené d’Afrique et des dissensions internes, avait laissé échapper un titre qui lui tendait les bras. Accusé d’agressivité envers ses joueurs, Peter Pazmandy est remercié par le duo Lavizzari-Tornare. Irascible en cas de défaite, détestant viscéralement perdre, l’angoisse chevillée au corps, Peter Pazmandy, qui avait déjà été un joueur à la hargne de vainqueur, était probablement un des entraineurs les plus passionnés de Suisse à l’époque. Ces reproches de dureté sont néanmoins noyés dans les témoignages de joueurs qui lui ont rendu hommage, tel celui de Lucio Bizzini qui nous déclarait il y a peu : « Il y avait [dans le Servette de 1979] une harmonie exceptionnelle, Peter Pazmandy y était  pour beaucoup.  Il avait cette capacité de nous motiver mais aussi de nous laisser libres. C’était la force de Peter de nous laisser une marge de décision, mais aussi d’innover à l’entrainement. Les entrainements étaient vraiment des moments intéressants de plaisir et de  joie. Peter était attachant et généreux. » Après le coup de massue de cette éviction, Peter Pazmandy se reconstruira à Lausanne. A l’été 1989, le nouveau président Warluzel le rappelle à la tête du SFC, expérience mortifiante d’un homme qui avait établi un joli record de six ans à la tête de la première équipe (seul Teddy Duckworth avait fait mieux dans les années 1920) et qui sera débarqué au début du tour contre la relégation guère plus de six mois après son entrée en fonction…

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Pazmandy entouré des grandes figures Heinz Hermann et Lucien Favre. Insuffisant pour échapper au tour de relégation…

Lors de son adhésion au « Hall of fame » des anciens Servettiens, Peter Pazmandy avait déclaré : « j’espère revoir Servette en Ligue Nationale A de mon vivant » Deux coups de boutoirs rageurs de Patrik Baumann auront exaucé son souhait. Peter Pazmandy est décédé le 23 mars 2012.

La course de fond de Valer Nemeth

A l’été 1968, Valer Nemeth échappe au couperet qui sépare le Servette FC de ses demis magyars. Il évolue encore plusieurs saisons sous le maillot grenat. Une autre ère s’est ouverte : le génie lunatique Bernd Dörfel est la figure de proue de l’attaque servetienne, des jeunes pointent de plus en plus le bout de leur nez : Gilbert Guyot, Gérard Castella, Marc Schnyder… Servette végète à mi-classement mais une finale de Coupe gagnée contre Lugano (Nemeth avait servi le second but à Marchi) permet d’enrichir le palmarès de cet ailier que les années n’ont pas émoussé.

Nemeth 1971
L’inusable Nemeth, meilleur joueur de la finale de Coupe 1971 contre le favori Lugano

En 1972, il est fleuri au coup d’envoi du match contre Young Boys pour ses quinze ans de sociétariat. Sur la fin, à 35 ans, il met son expérience au service du milieu de terrain grenat. Il dispute son dernier match en décembre 1975 avant de se retirer de l’équipe première pour servir d’entraineur-joueur à l’équipe réserve. Cette longue aventure commune avec le club grenat se termine au printemps 1977 après plus de 20 ans. Valer Nemeth a rejoint le club « Hall of fame », il faisait partie de la brochette de légendes conviées par le Servette FC à la mi-temps du match contre Lausanne en février dernier.

Jacky Pasteur et Germinal Walaschek

14 réflexions sur « L’inestimable apport magyar »

  1. Un vrai cauchemard la dernière saison de Pazmandy
    entraîneur au Sfc,Avec Turkylmaz,Favre,Sinval,Djurovski
    et autres,Servette aurait du casser la baraque,une victoire
    contre Porto 2a1 l’été aux Charmilles,laissa entrevoir les
    rêves les plus fou.Hélas ce fut un grand flop,avec cerise
    sur le gâteau la défaite a Tourbillon 2a1 a l’ultime journée
    du tour qualificatif.Cette défaite contre l’ennemi nous glissa
    dans le tour de relégation,Pasmandy fut limoger,et c’est
    Rud Krol avec sa discipline de fer qui lui succéda pour le
    tour de relégation.

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      1. C’est loin tout cela,c’est sur c’était en décembre
        un dimanche,et il faisait froid.J’y étais et j’arrive
        encore un peu en m’en souvenir.Par contre j’ai
        un bug pour notre buteur,je sais que Bonvin était
        dans notre équipe a cette époque,mais est-ce
        notre buteur pour ce matche?Germinal au secours!

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      2. On m’a apporté la réponse que j’attendais,un
        but de Bonvin pour le Servette contre deux de
        Tudor pour Sion.

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  2. On a pas oublié l’esprit « commando » de Rud Krol..Eric Pédat non plus d’ailleurs.
    Puisse Fournier s’en inspirer afin de remonter au classement.
    faut marquer !!!!! OSEZ !!!

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  3. Magnifique interview (quel régal de revoir et entendre en live toutes ces légendes), de Snella et de ses piliers et renforts de 1963, notamment du génial Mekhloufi qui n’a pu briller que par intermittence en raison du réglement qui l’empêchait d’être aligné en même temps que Cjernkovic et du fait que ses coéquipiers n’étaient pas tout à fait de son niveau…!

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    1. …+ la rétrospective de la saison 78/79 (quel pied!) ainsi que toutes les autres videos… Par les temps qui courent, ça n’est pas un luxe. Merci les EdS!
      Et on apprend chaque fois quelquechose: en ce qui concerne le légendaire Jacky Fatton, que le premier match de sa carrière qu’il a effectué avec le SFC, était le 19 avril 1944, le jour de ma naissance!

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      1. … et beau cadeau d’anniversaire, bien que ça ne concerne pas que moi, j’en profite quand même pour souhaiter que cette année à la même date, le SFC soit tiré d’affaire définitivement pour le maintient en super ligue…

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  4. Où est-ce possible de trouver un classement des joueurs ayant le plus porté le maillot du SFC?
    Idem concernant les buteurs.
    Merci de votre apport.

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