Les Enfants du Servette


«Le sprint final commence ce soir pour Servette. Il durera un mois» (TDG, samedi 4 mai 2013) by RAMS
4 mai 2013, 09:06
Filed under: Parlons Servette

REVUE DE PRESSE

Karanovic

Goran au débordement devant Villotic. Photo: Eric Lafargue

Le sprint final commence ce soir pour Servette. Il durera un mois. Les semaines anglaises vont se succéder. Les Grenat devront digérer l’impact physique et moral. Ce soir, c’est Grasshopper au menu

Le mois de mai sera celui de toutes les vérités pour Servette. A tous les niveaux, c’est l’avenir du club qui est en jeu. Sportivement bien sûr, avec cette folle course au maintien qui prend des allures de marathon… effréné: huit matches en 29 jours, c’est ce qui attend les Grenat. Administrativement aussi: le président Quennec doit trouver des financements, en faire la démonstration devant la Swiss Football League pour obtenir la saison 2013-2014 et, parallèlement, bâtir un groupe pour la saison prochaine, sans savoir encore si Servette jouera dans l’élite ou en Challenge League.

N’en jetez plus! Le Servette FC est sans doute devant l’un des plus grands défis de son histoire s’il veut mener à bien cette opération sauvetage sur tous les plans.

Dans les rêves grenat les plus fous, il y a ce 1er juin 2013, ce dernier match contre Lucerne. Les Genevois se verraient bien maintenus en Super League; déjà en contact avec plusieurs joueurs afin de renforcer le groupe pour la saison suivante; débarrassés des soucis financiers par la grâce d’un partenariat sérieux et durable, qui assurerait un budget raisonnable et en légère augmentation; prêt donc à recevoir dans la foulée la licence 2013-2014 le 3 juin, après avoir répondu sans sourciller à toutes les exigences de l’autorité de recours de la SFL. Un scénario idéaliste pour Servette, qui suppose bien des miracles. Listing.

Les finances

L’argent, c’est le nerf de la guerre. Servette a traversé durant deux mois une crise qui s’est matérialisée par un déficit de trésorerie. Les joueurs ont donc dû s’armer de patience. Ils n’ont reçu leurs salaires de mars que grâce au Club 1890 (avance sur cotisation de 25 000 francs par membre) et au Club des 100. Une première solution ponctuelle, pour répondre à une situation d’urgence.

En revanche, Hugh Quennec a tenu parole. Il avait affirmé que des solutions existaient, qu’il était sur le point de les finaliser et qu’il pourrait payer les salaires et les charges sociales cette semaine. C’est fait depuis hier, comme nous l’annoncions sur notre site tdg.ch , hier à midi.

«Cet argent a été versé par de nouveaux partenaires avec qui je viens de conclure, explique le président servettien. Mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Les pistes sérieuses sur lesquelles je comptais sont sur le point de se concrétiser, dans un sens plus large. Mais la discrétion a été demandée, avant que tout ne soit en ordre. A ce moment-là seulement je pourrai parler. Je ne fais pas de mystère par goût. Mais j’attends encore qu’une solution générale soit sur pied. Je veux dire aussi que tout cela devrait nous permettre aussi de régler les créanciers, nos fournisseurs. Très prochainement. Tout se décante, tout va dans le bon sens.»

La licence

C’est l’autre chantier, celui qui a occupé Hugh Quennec et Philippe Salvi (le spécialiste en la matière) toute la semaine. Lundi au plus tard, Servette doit envoyer son recours, argumenté, explicatif. Les salaires d’avril étant payés, c’est un premier bon point.

Ce «bout de papier» est bien sûr capital. Le fait qu’il faille attendre jusqu’au 3 juin pour le recevoir en deuxième instance n’est d’ailleurs guère réjouissant: Servette négocie en effet déjà avec certains joueurs, des contacts existent, mais faute d’avoir la licence en poche, Servette est forcément moins «attractif» que ses concurrents. En attendant, le club doit ainsi faire la démonstration qu’il possède les liquidités ou les garanties pour boucler la saison sans surendettement.

L’autre point est au moins aussi important: il s’agit de convaincre l’autorité de recours que le budget prévisionnel pour la saison 2013-2014 est raisonnable et viable. Une chose est sûre: la Ligue se montrera pointilleuse avec les Grenat et peut-être qu’il faudra des assurances (garantie bancaire ou prêt postpositionné). Enfin, les réunions se sont multipliées pour cela cette semaine, Quennec et Salvi devront présenter un budget pour la Challenge League, en cas de relégation. L’optimisme, c’est bien, mais du côté de Muri, dans les bureaux de la SFL, on préfère la lucidité.

«Nous nous adapterons aux demandes de la Ligue, assure encore Quennec. Sur la base des choses qui sont en train de se conclure, tout ira bien. Encore une fois, les solutions sont là, même si je ne peux pas entrer dans les détails pour l’heure.»

Le terrain

C’est le dernier point. Le plus complexe? Peut-être. Servette est dernier, avec 7 points de retard sur Lausanne (1-1 hier soir contre Zurich en match avancé, lire ci-contre), un LS qui demeure sûrement le seul adversaire dans la lutte pour le maintien. Les Grenat ont deux matches de moins que les Vaudois (contre GC, ce soir, et contre Sion à Genève, le 22 mai) et doivent encore affronter Lausanne à la Pontaise lors de l’avant-dernière journée.

Mais jusqu’à présent, Servette n’a remporté que quatre matches dans ce championnat. Et il va devoir se lancer dans un sprint final qui sollicitera autant les organismes que le mental et durant lequel plusieurs succès sont indispensables.

Fournier a sans doute préparé ce groupe cet hiver en Turquie pour faire face à ce défi physique. Mais le contingent grenat reste toujours fragile. Cela suffira-t-il? Premier élément de réponse ce soir au Letzigrund contre Grasshopper. Après tout, si les Grenat veulent s’en sortir, ils sont condamnés à multiplier les exploits.

Daniel Visentini

En direct du vestiaire

Pub pour le livre dans la TDG

Merci à la tribune de Genève de ce faire l’écho du magnifique livre de Jacky Pasteur et de Germinal Walaschek

Voici le lien pour commander le livre (Cliquez sur la photo) : 

Couverture et quatrieme de couv

https://enfantsduservette.ch/2013/04/11/lhistoire-du-servette-fc-en-librairie/


3 commentaires so far
Laisser un commentaire

Fin de saison pour Lang alors.. Une pubgie peut durer de 4 mois minimum… Ah moin qu’il se fasse opérer

J'aime

Commentaire par Servettefc2712

Je crois effectivement qu’on peut « oublier » Steven Lang pour la fin de championnat et qu’accessoirement on peut le remercier pour sa saison où le plus souvent il a joué vaillamment sa chance sur son aile et porté fièrement le maillot servettien.

J'aime

Commentaire par Michel

+1000

Tu as tout dis…

J'aime

Commentaire par Servettefc2712




Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.



%d blogueurs aiment cette page :