La problématique du Stade de Genève est plus que jamais d’actualité. Les Grenat peuvent-ils le faire vivre en deuxième division?

Combien seront présents aux obsèques? Ce soir (20 h 30), pour un Servette-Lucerne sans relief, sans passion, véritable enterrement sans grande pompe de la pire saison du club, le Stade de Genève sera furieusement grand et vide à la fois. Relégué en Challenge League depuis mercredi, dans l’attente encore d’une licence de jeu, Servette va devoir vivre avec cette enceinte en accueillant Vaduz, Schaffhouse ou Wohlen et autres durant toute une année. Pas glamour et encore moins rentable. D’ailleurs, Servette a déjà tiré certaines conclusions en se séparant, selon GHI , de son directeur administratif, Mirko Muller.
On le sait depuis plusieurs mois déjà: le bail qui lie le club à la Fondation, un club qui est l’exploitant du stade, est lourd. C’est un contrat que Majid Pishyar avait signé pour 32 ans (!), sans y regarder plus que ça au plus grand bonheur du bailleur d’ailleurs, un contrat dont la direction actuelle a hérité.
Le Stade de Genève, aujourd’hui en Super League, c’est une moyenne de 6918 spectateurs. Il n’y a que Lausanne (5733) et Thoune (5288) qui font moins bien.
Cette moyenne va chuter dans des proportions très importantes la saison prochaine, en Challenge League. A titre de comparaison, lors de la saison 2008-2009 en Challenge League (Servette avait terminé 13e sur 16), la moyenne des spectateurs était à 2427.
Lors de la saison de la promotion en Super League (2010-2011), elle était de 5844, pour passer à 6937 en comptant le barrage retour contre Bellinzone (plus de 23 000 spectateurs ce jour-là).
Le nombre de personnes assistant aux matches ne permet pas de gonfler le budget du Servette FC, c’est déjà une évidence cette saison, cela le sera plus encore la saison prochaine. Mais c’est la charge, le coût lié à l’exploitation du stade, qui pèse lourd pour Servette. Avant de transférer cette exploitation à Majid Pishyar en mars 2011, se débarrassant volontiers du problème avec un locataire peu regardant, la Fondation du stade avait d’ailleurs demandé une subvention annuelle (qui fut refusée…), ce qui situe bien la charge.
«Nous avions effectivement demandé une subvention, explique Benoit Genecand, le président de la Fondation. Elle portait sur 1,5 à 2 millions de francs par année. C’est une charge qui incombe désormais au Servette FC depuis qu’il est l’exploitant.»
Le club mis aux Poursuites
Pour le coup, les relations sont tendues entre la Fondation et le Servette FC. Après avoir adressé une mise en demeure au club pour déficit de paiement, c’est désormais une poursuite, pour un peu moins de 200 000 francs, que la Fondation a déclenchée.
C’est justement tout le problème pour un Hugh Quennec qui compte ses sous. «Oui, cette problématique du stade pèse considérablement sur les finances du club», assure-t-il. Le président voudrait renégocier le bail, ou au moins dégager des solutions. Parce qu’en l’état, l’enceinte de la Praille n’est pas terminée, il y a des vices de construction, des travaux d’entretien qui n’ont pas été effectués et ce stade ne peut donc pas être exploité correctement.
Beer: «Il faut finir ce stade»
Charles Beer, le conseiller d’Etat en charge notamment des Sports, est lui aussi conscient du problème. «Cette problématique est une vraie préoccupation, explique-t-il. Je veux croire qu’il est possible pour Servette d’exploiter l’enceinte, même si cela ne ramène pas d’argent. En revanche, il faut faire face à certaines responsabilités: il faut finaliser ce stade. Il est indécent de garder une enceinte de cette ampleur sans la terminer. Ce n’est pas une question d’aider un club. Cela va au-delà. On parle là d’un endroit clé du développement de Genève et il serait irresponsable de ne pas clarifier la situation. Alors oui, je comprends Hugh Quennec, il y a des vices de forme qui sont apparus et il faut maintenant trouver un financement, privé ou public. De facto, cela revient à revoir le bail si les travaux nécessaires sont effectués.»
Une grande réunion devrait bientôt avoir lieu. Avec à table le Servette FC, la Fondation du stade, et peut-être aussi les pouvoirs publics, afin de trouver une solution. Rapidement.
Un dossier brûlant de plus pour un Servette relégué, qui attend sa licence de jeu lundi et qui doit reconstruire un contingent compétitif pour viser de suite la remontée en Super League.
En attendant, il y a ce Servette-Lucerne ce soir, où les Grenat voudront terminer leur pensum en essayant d’éviter une fausse note de plus dans l’incroyable cacophonie qui a rythmé leur saison.
Daniel Visentini
Ce stade est une véritable arnaque… Quand je pense que des gens se font du fric sur le club qui souffre déjà et qui ne peut pas payer les salaires des joueurs. Mais comment veut-on s’en sortir avec ce genre d’aberrations ?
Faudrait trouver un moyen de dénoncer cet accord débile (les vices de forme ou défauts de construction ?) et aller jouer à La Fontenette !
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C’est vrai que y en a qui s’en mettent plein les poches sans faire un geste pour le projet de reconstruction du club phare de la ville!
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Lu sur RTS :
La relégation du Servette FC fait une autre victime: le stade de Genève, déjà difficilement rentable, doit trouver de nouvelles solutions pour assurer son fonctionnement sans un club dans l’élite du football suisse.
Quel avenir pour le Stade de Genève? La question se pose une nouvelle fois au lendemain de la relégation du Servette FC en Challenge League. Le stade était déjà difficilement rentable avec un club dans l’élite, la situation va encore se compliquer avec cette rétrogradation. Les pouvoirs publics vont sans doute être sollicités pour une contribution financière.
Un contrat lie la Fondation du Stade de Genève, propriétaire de l’enceinte, au Servette Football Club. Depuis début 2011, le club a repris l’exploitation du stade, ce qui signifie qu’il paie un loyer d’environ 150’000 francs par an.
Billetterie en baisse
La chute en Challenge League n’augure rien de bon pour les rentrées de billetterie. Le club table sur 4 ou 5000 spectateurs par match, contre 6 ou 7000 actuellement, selon son directeur Mirko Müller.
Dans ces conditions, il est donc difficile de s’acquitter des frais fixes liés au stade, notamment les frais d’entretien qui se montent à un million par an. Le club pourrait donc chercher à revoir les termes du contrat qui le lie à la Fondation, en demandant aux pouvoirs publics de mettre la main au portefeuille pour payer ces frais d’entretien, considérant qu’il s’agit d’un équipement public.
Les pouvoirs publics prêts à investir
Les pouvoirs publics sont prêts à entrer en discussion. Le canton, les communes de Genève et Lancy sont impliqués. Mais investir de l’argent public dans le stade lui-même risque d’être difficile, puisqu’il faudra obtenir le feu vert politique des Parlements, ce qui est loin d’être gagné. Une marge de manoeuvre pourrait exister plutôt dans le soutien à la filière de formation du Servette FC.
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Ce stade est aussi l image de Genève et il serait possible d y organiser d autres sortes de manifestations populaires. Les pouvoirs publics doivent assumer.
Au fait, qui va payer la nouvelle patinoire ?
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Voilà qui – n’en déplaisent à certains – prouve la difficulté pour HQ de bâtir un bon budget pour assainir toutes les finances du club…
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Vous voulez prouver quoi Wilson? Que HQ a soulevé des montagnes pour éviter la faillite du SFC? Ou que HQ n’est pas l’émir du Qatar?
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Certains commentaires sur ce site reprochent à HQ de ne pas être à la hauteur.
Bien, j’admets qu’il ne s’est pas entouré des bonnes personnes sur le plan de la direction sportive, c’est un fait
En ce qui concerne l’annonce des gros transferts de l’hiver, oui il a mal communiqué mais avons nous tous les détails? N’y a-t-il pas eu des promesses d’investisseurs qui se sont finalement retirés?
Chacun son boulot, et c’est à lui d’aller trouver des investisseurs pour le club, sauf qu’il faut du temps pour cela, les sous ne tombent pas du ciel, on a déjà de nombreux partenaires par rapport à avant, et l’horizon temps que certains escomptent est bien trop court et sans réel raisonement si ce n’est la critique, un projet et un budget viable ça se construit sur plusieurs années pas sur 6 mois, surtout quand on part d’un bilan comptable tres malsain et quand la ligue surveille tes comptes chaque trimestre!
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@ Wilson : Mal s’entourer sur le plan sportif et ne rien faire pour y changer, en laissant le club s’enfoncer dans un désastre sportif mois après mois, est une faute professionnelle grave. Elle pourrait, et devrait même, conduire à la démission de son responsable. Si celui-ci était consciencieux.
Par ailleurs, je rejoins Claude. C’est le rôle de Quennec que de bien s’entourer, mais aussi que de « vendre » quelque chose d’attirant, pour draguer d’éventuels partenaires importants. De nouveaux partenaires sont arrivés, oui. Mais ils ne permettent pas d’assurer des salaires, une vie dans les chiffres noirs, et l’obtention d’une licence en première instance.
Ils ne permettent pas non plus d’engager un bénévole pour organiser les déplacements en car, Fournier lui-même devant s’en occuper.
Faut vous réveiller un peu, on nage en pleine amateurisme, ou dans la volonté de ne rien faire pour structurer ce club, jusqu’à présent du moins.
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HQ a cherché les difficultés TOUT SEUL.. voilà bien le problème… Pour tenir un budget, il faut des partenaires. Pour avoir des partenaires, il faut proposer un minimum.
Ou alors, HQ cherchait des DONATEURS, ce qui n’est pas tout à fait la même chose…
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Chercher les difficultés tout seul??? Se ne serait pas plutôt : a dégagé une énergie folle pour sauver ce club au bord de la faillite ?? Faut pas tout mélanger. Proposer un minimum ? Comprend pas ? Proposer un service ? regardez un peu le boulot qu ils ont fait au niveau de l’accueil et les VIP.
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Dégager une énergie folle?!
Qu’a fait au juste Quennec depuis le sauvetage?!
Expliquez-nous…
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Servette a non seulement perdu son âme en quittant les Charmilles, mais Genève la mégalo lui a offert une agonie première classe avec ce nouveau stade.
Depuis j’ai quitté Genève pour m’installer dans le canton de Vaud. Je suis resté fidèle au SFC quelques années à la Praille, mais la magie n’opérait plus.
Je suis allé voir quelques matchs à la Pontaise et j’y ai retrouvé ce qui manque (ou a manqué) cruellement au Servette ces dernières années: une âme, un certain sens de la mesure, des dirigeants et des supporters qui ont la tête sur les épaules, un ancrage fortement local, un projet de stade simple à 10’000 places à l’anglaise pour 2018, etc.
Genève a tué son club, l’avenir du foot lémanique est à Lausanne.
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Oui on est vraiment convaincu que le LS est l’avenir du foot romand avec son public nombreux… Bonne chance.
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Si le nouveau stade attire une moyenne de 7000-8000 spectateurs (en étant pessimiste car aujourd’hui on est 5’700 de moyenne dans un stade désuet et inadapté, même si je l’aime beaucoup car il me rappelle un peu les Charmilles sur certains aspects), ca va faire un taux de remplissage à 80% et une excellente vitrine.
Le stade est le point crucial pour la perennité d’un club et Genève s’est royalement vautré.
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Hein?! Quoi?! Il y a une âme footballistique à La Pontaise?! L’avenir du foot lémanique à Lausanne?! Permettez-moi, votre post est une immense plaisanterie. Le LS est le prochain club sur la liste à descendre, ce n’est qu’une question d’une année.
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Il y a de fortes chances que le LS descende oui, mais son avenir s’annonce quand même plus rose.
La Pontaise a quasi 100 ans d’histoire: il y a 2 options pour la regarder, soit comme une vieille ruine qui mérite d’être rasée ce qui va être le cas, soit comme un vestige du foot suisse qui a connu de grands moments. Moi je la vois comme un vestige et chaque fois que je m’y rends je peux sentir toute la magie de l’histoire
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Ouais nan, ça sent surtout le fumier.
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la pontaise n’a pas 100 ans, mais pile 60 ans. il a été construit pour la coupe du monde 1954. j’ai visité des centaines de stade à travers l’europe et l’amerique du sud.
c’est de loin le stade le moins « bandant » que j’aie vu.
d’abord ce n’est pas un vrai stade de foot, car piste d’athletisme. quand on est derrière les buts, il faut des jumelles pour voir ce qui se passe à l’autre bout de la pelouse.ce stade est froid et les vaudois n’ont jamais été un public de foot, même s’ils ont produit d’excellents joueurs.
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La Pontaise ? Le pire stade de SL tout y est nul ! Heureusement on va l éviter pendant un certain temps.
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Les 5700 de moyennes c’est une immense blague et même les supporters du LS le disent que les affluences ne sont pas réels … De l’âme dans ce stade ? Faut arrêter les plaisanteries le LS attire encore moin de monde que le SFC , qu’est ce qui faut pas lire quand même …
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« Alors oui, je comprends Hugh Quennec, il y a des vices de forme qui sont apparus et il faut maintenant trouver un financement, privé ou public. De facto, cela revient à revoir le bail si les travaux nécessaires sont effectués.»
Une grande réunion devrait bientôt avoir lieu. Avec à table le Servette FC, la Fondation du stade, et peut-être aussi les pouvoirs publics, afin de trouver une solution. Rapidement ».
Voilà les premiers bénéfices d’une relégation sportive programmée… 😉
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