J-5: paroles à Denis en direct du Tessin

La passion à l’unisson

Suite à une demande des EdS, il est apparu intéressant de prendre la température de la pré-ambiance qui règne ici, au Tessin, avant la finale de dimanche prochain.

Ressenti local

Il est utile de rappeler que le canton est divisé en deux parties par le col du Monte Ceneri (le sottoceneri, région située au sud du col et le sopraceneri, région située au nord). Cette division est ancrée dans les esprits tessinois un peu comme notre « röstigraben », même si elle n’a rien de linguistique. Ce clivage est entretenu par les supporters et la rivalité entre les clubs du nord et ceux du sud est marquée, que ce soit pour le foot ou pour le hockey.

En hockey par exemple, la rivalité entre les tifosi d’Ambri et les tifosi luganais est de notoriété publique. Elle déteint donc logiquement sur les amateurs de football. On ne peut pas être supporter d’Ambri et, pour ceux d’entre-eux qui suivent le foot, soutenir le FC Lugano. Sion ne possédant pas d’équipe de hockey, c’est un peu comme si on demandait aux supporters du FC Sion de soutenir Genève-Servette !

C’est sans doute pour cela qu’ici, dans le nord du canton, les tessinois ne parlent pas beaucoup de cette finale et qu’elle ne déchaîne pas les passions.

Mais c’est différent en ce qui concerne la région luganaise. Si la ferveur populaire n’est pour l’heure pas encore au rendez-vous, il semble y avoir une forte mobilisation pour dimanche. Six trains spéciaux sont d’ores et déjà réservés ( https://www.fclugano.com/finalecoppa/ ). Cependant, le gros des troupes sera présent dans les trains cités. Le déplacement par la voie routière est compliqué avec les problèmes de bouchons au tunnel du Gothard. Je sais que l’équipe voyagera également en train, afin de ne pas prendre de risque de retard en raison de ces perturbations sur l’itinéraire routier.

Sur la page du site offficiel de Lugano, on peut y lire également que le club invite ses supporters à se vêtir aux « couleurs » de Lugano, soit en noir ou en blanc. Evitons donc de se parer de ces 2 couleurs, nous les supporters servettiens. Du grenat, du grenat et encore du grenat.

L’important, c’est Servette

Mais assez disserté sur la tendance de la ferveur bianconeri. Toutes ces lignes ont d’ailleurs été rédigées « contre-nature », tant l’important, c’est Servette.

Connaissant bien le public tessinois pour avoir suivi Servette à Bellinzone, Locarno, Chiasso et Lugano, il ressort que ce dernier est plutôt timoré. Souvent déterminé pour siffler l’adversaire, mais peu enclin à pousser constamment son équipe. Au delà de tout scénario de match, on aura, nous les supporters, un immense rôle à jouer. 

Si c’est du 50-50 sur le terrain, il n’en sera pas de même dans les gradins. On se doit de tous se mobiliser pour porter l’équipe vers la victoire. Comme on dit, une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Dans les gradins aussi. Que l’on pousse donc notre équipe comme le faisaient jadis les supporters valaisans avec le FC Sion et on renversera les montagnes, si montagnes il y a. C’est cela, la passion à l’unisson.

Il sera primordial dimanche de faire plus de bruit que les tifosi et ceci, dès l’entame de match. Marquer en premier sera certainement une des clés pour se donner les moyens de remporter cette finale. En cas d’ouverture du score par Servette et de gros soutien sonore de notre part, les supporters luganais seront mis sous l’éteignoir. Ce sera toujours cela de pris, tant Lugano a les moyens de revenir au score, même sans le « fighting spirit » de leurs tifosi.

Allez Servette !

Par Denis

9 réflexions sur « J-5: paroles à Denis en direct du Tessin »

  1. Mes finales :

    1971 : devant la radio…

    1978 ; 2x à Berne avec les bouchons sur la N1 pour arriver à Berne, des GE partout…

    1979; 2x aussi à Berne, avec le délice de la victoire sur YB et l’horrible Brechbühl..

    1983; 2x encore à Berne, avec l’arbitrage scandaleux du 1er match (égalisation sous la pluie de GCZ), 2e match horrible…

    1984, Berne et victoire dans la douleur face aux « pêcheurs »

    1986; Berne, défaite face à un FC Sion motivé; honteux de voir nos « men in black » sur le banc de touche (entraîneur Guillou et assistant en costume noir et chemise blanche)

    1987; Berne, défaite contre YB au bout des prolongations, mais l’horrible souvenir du tacle assassin de Wittwer sur Pascal Besnard, blessé qui devra sortir et Wittwer restera sur la pelouse…

    1996; Berne, on menait 2 à 0 face à Sion… quel cafard le chemin du retour

    2001, Bâle, sans souci ou presque (but du 1 à 1 qui avait été annulé bizzarement), 3 à 0 sur Yverdon

    2024, Berne : face aux « horribles » luganais on va GAGNER..

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  2. Très intéressant ! Merci pour cet article.

    Sur le terrain ce sera un match compliqué. Du 50/50 je pense. En revanche je pense qu’on fera la différence dans les tribunes et qu’on va faire beaucoup plus de bruit que les luganais. Le 12e homme sera déterminant !

    Sinon, je voulais aborder une question légèrement hors sujet (désolé). Que pensez-vous des horaires des trains spéciaux pour le retour ? (16h12, 16h20, 16h27, 16h36, 16h48, 16h59).

    Le match débutant à 14h00, le coup de sifflet final ne devrait pas retentir avant 15h55 environ. Sachant qu’il faut remettre les médailles aux deux équipes, puis la coupe, il sera quasi impossible de prendre l’un des 3-4 premiers trains spéciaux… et on parle même pas de prolongations et de pénaltys qui repousseraient la fin de la rencontre à au moins 16h45. Dès lors, est-ce que les trains spéciaux vont attendre ? partir à vide ? Disons que si nous sommes 4’000 supporters à vouloir prendre les deux derniers trains cela va être très compliqué…

    Il est vivement conseillé aux supporters de ne pas prendre leur voiture, mais dans ces conditions, je ne vois pas comment faire autrement.

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