
Ce mercredi 23 septembre, le Servette FC Chênois féminin, champion de Suisse 2025-2026 rencontrait l’OL Lyonnes, champion de France de la même saison, en 1ère journée de Ligue des Champions.
Un peu fatigué des résultats moyens du SFC, votre serviteur est allé voir le SFCCF, à savoir la prometteuse équipe du Servette FC Chênois féminin. Il faut dire que ceux qui ont suivi la qualification de l’équipe genevoise dans la compétition face au Sparta de Prague (avec un superbe 3-0 début septembre) ont pu développer de beaux espoirs pour les filles du coach Cristian Toro, et pour l’image du club plus généralement.
Un défi de haut rang
Les françaises de la région voisine sont non seulement coutumières des coupes d’Europe, avec 8 champions League au palmarès s’il vous plait, mais aussi peut-être encore plus fortes cette année. On en veut pour preuve, ces 9 points et cette différence de but impressionnante de +19 en championnat de France après 3 journées. Les Grenat, pourtant à nouveau en tête actuellement du classement suisse, recevraient-elles une « rouste magistrale » ? Telle était de fait l’intrigue de ce retour des compétitions européennes à La Praille…
Si 18h45 demeure un horaire précoce en semaine pour accéder à la Praille, les travées finirent par se remplir autour de l’entrée des joueuses. Les 5’762 spectateurs annoncés accueillirent dans l’émotion l’air de la ligue des champions (sa version de la compétition féminine), malgré une ambiance continue un peu trop calme à notre goût, sans chant ou presque; si ce n’est ceux, lointains et un poil loufoques, d’une troubadour lyonnaise en mégaphone particulièrement zélée dans un petit parcage dans l’angle Sud Est du Stade de Genève.

Des différences mécaniques
Sur le terrain, rapidement, les différences se virent. Les servettiennes et leur capitaine Daina Bourma, furent certes courageuses, la différence était toutefois sensible entre les deux équipes. L’écart fut non seulement technique, mais surtout physique, dans la présence et dans la vitesse. Très difficile de gagner des duels pour nos servettiennes dans ces conditions. Dès la 8e minute, ce fut le 0-1. Et le rythme de la domination baissera à peine le long de la rencontre.

0-4 à la mi-temps, 0-8 à la fin du match. Les françaises Katoto et Dumornay se sont régalées. L’écrasante domination des visiteuses a donc trahi cette différence de gabarits, de tactique, de dimension d’équipe aussi. Les innombrables internationales de haut rang menées par la capitaine emblématique Ada Hederberg étaient bien trop fortes ce soir-là. Des machines ont battu les genevoises. Des servettiennes vaillantes en défense et en contre, d’ailleurs soutenues par le public, mais 2 voire 3 crans en retrait, pourrait-on dire.
Pour la suite…
Reste à espérer que les Grenat progressent encore rapidement pour combler de tels écarts dans la compétition suprême; et qu’on puisse rivaliser par exemple à Køge, le 1er octobre prochain, ou contre Leuven, le 28 octobre. À Rome, ensuite, ça pourrait être plus difficile, avant le summum de l’adversité chez les championnes d’Europe de à Barcelone, le 19 novembre. Servette Chênois finira sa série à domicile face au Paris FC, le 16 décembre.
Bref, au bon plaisir de contenter les amateurs servettiens de compétitions européennes en mal de rendez-vous « masculins » ces dernières saisons.
Michel