La parole à Cosima Deluermoz (1 ère partie)

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Attachée de presse pendant 7 ans au Servette, Cosima a connu les grands moments comme les pires au coeur même du club, au sens propre comme au sens figuré. Cosima nous livre avec émotion son histoire avec Servette. Rien ne sera plus jamais comme avant pour elle après tant de moments intenses à servir notre club.


Interview exclusive de Cosima Deluermoz

Servette et son histoire (Partie 1)

Oscar Obradovic

Geneve le 22 Mars 2008

«le Servette FC a gardé trop de “cadavres dans le placard” qui se sont accumulés tout au long des 30 dernières années»

Cosima, pour ceux qui ne te connaissent pas, peux tu nous rappeler combien de temps tu as travaillé au Servette et quelle(s) fonction(s) tu y as exercée(s) ?

J’ai travaillé pendant 7 ans et demi comme attachée de presse et responsable de la communication.

Qu’as-tu fait après la faillite du Servette ?

Après la faillite du club, j’ai travaillé dans différentes entreprises comme Med Discovery ou encore Handicap International, toujours dans la communication et l’organisation d’événements. J’ai également pris de le temps de passer un brevet fédéral de spécialiste en relations publiques. Puis, j’ai pu connaître un peu les coulisses de l’Euro 08 en collaborant pendant deux mois avec le coordinateur, pour Genève, de cette manifestation, avant, et ce, depuis janvier 2007, de devenir déléguée au sport international, au sein du Service de l’Education physique et du sport du Canton de Vaud.

Tu as connu l’aire Canal Plus, la construction du Stade et enfin la folie des grandeurs de Marc Roger. Comment expliques tu cette descente aux enfers ?

Je pense tout d’abord que le Servette FC a gardé trop de “cadavres dans le placard” qui se sont accumulés tout au long des 30 dernières années. Je n’excuse pas les errements de certaines personnes mais je peux imaginer que le surgissement de ces cadavres n’a fait qu’entraver, retarder et coûter très cher au club, et ce, sur tous les plans.
Maintenant, nous pouvons encore rajouter des éléments comme certains dirigeants ou proches du club qui n’ont vu dans le club qu’un moyen de flatter leur égo, qu’un instrument pour se permettre des malversations. A cela, une mauvaise préparation lors du transfert du stade des Charmilles au nouveau stade, la petitesse des moyens financiers des acteurs qui font parties et qui entourent le football suisse (TV, Sponsors, dimension et renommée internationales du football suisse), et la touche finale avec le choix de Marc Roger, alors qu’une simple recherche sur Google nous aurait sûrement suffit pour allumer tous les warnings!

«le Président Weiller : Servette doit avoir un rôle de locomotive, avec des joueurs, des matches, des émotions qui vont servir d’exemple pour les jeunes, les faire rêver»

Puisque nous essayons d’être des vecteurs de positivisme, je ne te poserai pas de question sur les fossoyeurs du Servette mais plutôt sur les gens qui ont vraiment aidé le Servette. Quelle est la personne qui t’a le plus marqué en dehors des joueurs ?

La personne qui m’a le plus marqué en dehors des joueurs a été le Président Weiller. Je ne l’ai que peu côtoyé puisque je venais à peine de commencer au club, peu après l’arrivée de Canal +. Toutefois, je me rappelle qu’à la lecture de ses interviews, j’ai toujours été impressionnée par son humanité, sa dignité face à sa maladie et sa droiture. Il a parfaitement rempli son rôle de mécène, bien sûr, en investissant dans le club mais surtout en gardant à l’esprit un des rôles premiers que joue un club de l’envergure du Servette, à savoir, un rôle de locomotive, avec des joueurs, des matches, des émotions qui vont servir d’exemple pour les jeunes, les faire rêver, les amener à pratiquer le football, afin de leur donner une éducation sportive, des notions de vie en groupe etc… J’aurai aimé que certains politiques se souviennent également de ce rôle que le club défendait au niveau du football genevois et national, et peut-être qu’ils auraient mis un peu plus de moyens pour le soutenir. Pour terminer, je citerais juste une petite anecdote. Un de quatre enfants de monsieur Weiler s’appelle Cosima et une de ces meilleures amies portait le même prénom. Nous nous sommes retrouvées les 3 lors d’un match dans l’ancien espace VIP des Charmilles. C’est sûrement la première fois qu’il y avait autant de Cosima au mètre carré!!!

«Je réserve d’ailleurs déjà une place de choix dans mon panthéon du souvenir à notre future remontée en Super League!!»

Pour toi, quel est le souvenir positif le plus fort pour Servette ?

C’est très difficile de répondre à cette question car tu penses bien qu’il y en a des milliers!!! Je citerai pêle-mêle, et j’en oublie, bien sûr, les titres que j’ai pues vivre en tant que fan et employée du club, le match à Berlin et le retour à l’aéroport, le lendemain du titre de 99, lorsque des supporters nous ont apporté à la boutique, dans un petit pot, de l’herbe arrachée à la Pontaise; la solidarité avec les joueurs lors des mois qui ont précédé la faillite du club. Je réserve d’ailleurs déjà une place de choix dans mon panthéon du souvenir à notre future remontée en Super League!!

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