Visite vers chez Gustave SIMON

 

 Bratic devant un écolo (30 août 2008-photo Abdel Abdelaziz)

Premier pélerinage chez le tout grand Gustave SIMON (non, je n’ai pas écrit Bernard Pichon), prédicateur footbalistique le plus doué de sa génération. Fils de Frida SIMI, du Locle, et de Michel FRANCINE, de Casablanca, il est arrivé chez sa grand-mère, aux Avanchets, pour deux semaines de vacances . Grand supporter du WAC (Widad Atletic Club) de Casablanca, il est parti se ballader un dimanche de 1969 et suivit, intrigué, un groupe de personnes portant des écharpes…en plein été ! Mais où vont donc tous ces gens, se dit-il ?

Posant la question à son voisin, un certain Olivier SOURIS, frère de Mickey, grand et beau jeune homme, svelte (ben oui, à ‘époque), celui-ci lui répondit : « de dieu de dieu, mais tu viens d’où le bazané ? « . N’attendant même pas une réponse, il pris Gustave SIMON par l’épaule et lui promis de lui « faire connaître l’amour » ! Rassurez-vous, ils ne partirent pas pour Myconos ! Non, il l’arrêta bien plutôt devant une merveille de stade, rue de Lyon ! Gustave SIMON n’y croyait pas, c’était le stade des Charmilles, celui du grand Servette, le club de la ville de sa grand-mère dont il suivait les résultats depuis Casa, entre un sandwiche mergez et un tajine d’agneau aux pruneaux, via « Le petit Marocain« . Il vécu ce jour-là l’expérience fooballistique la plus orgasmique de sa vie de supporter grenat et, après avoir vu le Servette briller de mille feux, tomba amoureux pour la vie…au grand désespoir de sa maman, puisqu’il est encore aujourd’hui célibataire !

C’est cette histoire que raconta Gustave SIMON au Prince Igor qui, désespéré par la situation actuelle, est allé en pélerinage chercher chez ce dernier la prédication pour le match de demain, à Yverdon-les-Bains.

En d’autres temps, ce match n’aurait pas éveillé de grandes peurs à l’esprit du Prince Igor, mais là, avec le Borgne, le Philosophe et le Vieux Roi (bientôt déchu ?), la situation est toute autre :

5 matchs, 2 buts marqués, 8 buts encaissés, 1 misérable petit point pour le Servette, et

5 matchs, 7 buts marqués, 8 buts encaissés et 7 points pour 2 victoires, un nul et deux défaites pour les petits vaudois.

Alors, le Servette va-t’il se faire bouffer tout cru par Yverdooooon (à prononcer avec l’accent vaudois), M. PICHON, euh M. SIMON ?

Ce dernier, revenant avec deux moffletha et du miel de la cuisine, tint à peu près ce language au Prince Igor :

« Mon cher Prince, j’ai tant aimé te voir jouer en grenat ! Jamais après toi je n’ai vu une telle qualité de passe et une telle élégance sur un terrain ! Pour en revenir au sommet de demain, je te le dis tout de suite, les cartes sont très versatiles et ne veulent pas me dire grand chose !

Je vais donc rester des plus vagues aujourd’hui ! Surtout s’agissant de l’attaque, je ne vois strictement rien ! Le vrai trou noir en fait ! Enfin, à y réfléchir, c’est peut-être un signe.

Ce qui est certain, c’est que le 2 de pique sort en premier : pas de chance pour Ratta qui sera donc de piquet, remplacé par « Jo », qui a fait une bonne rentrée dimanche dernier après sa longue blessure. Il a déjà retrouvé un bon rythme et n’a pas encore perdu un match cette année, lui ! Son moral est donc moins atteint que celui de ses camarades passoires. L’as de carreau vient ensuite, mais est suivi directement de l’as de coeur : Marquez jouera, mais pour la seule raison que les autres gardiens ne sont pas valides ou assez expérimentés. A gauche, c’est Quaresima qui jouera, il n’a pas fait un mauvais match dimanche et notre vétéran Bratic éprouve déjà un peu le besoin de souffler (il n’entrera qu’en fin de match, cf la photo). Da Costa et Kusunga formeront la charnière centrale, renvoyant une nouvelle fois ce pauvre Schneider sur le banc à couper les citrons. Ca lui rappellera ses anciennes couleurs.

Au milieu, Bouziane dirigera la manoeuvre, mais devra sortir en cours de match, blessé (mais rien de grave). C’est d’ailleurs lui qui offrira deux caviars à N’ti que ce dernier proposera aux lointains rivages lacustres. Le Président Cornu posera d’ailleurs plainte pour viol de matériel (ben oui…) et dommage à la propriété, l’un des ballons ayant ricoché et fait plier un des tout nouveaux pylones du stade municipal.

C’est qu’Yverdon perdait 1-2 à ce moment-là, alors qu’il menait pourtant 1-0 après 4 secondes de jeu, l’arrière-garde servettienne n’ayant pas réussi à rester concentrée plus de 3 secondes ! Mais les verts d’Yverdon ne pourront jamais prétendre à la victoire tant qu’ils joueront avec le maillot du Raja , foi de Gustave SIMON !

La lumière jaillira en fait des pieds d’un Servettien oublié : « Jo » égalisera en effet d’une (facile) volée à 6 mètres, sur une remise de N’Ti qui visait pourtant son collègue Moukoko, en train de se chauffer sur la touche ! On jouera la 64 ème et Servette égalisera contre le cour du jeu… C’est alors que se produira un coup de tonnerre incroyable, deux minutes plus tard, puisque Abdul fera une passe à une touche de balle. Sans conséquence, puisque la balle sera perdue par un Moukoko toujours aux fraises;  mais cela méritait d’être signalé. Le philosophe tentera bien d’ expliquer à notre Junior qu’il ne trouvera que des champignons dans la région, celui-ci fêtera d’un retourné la fraise des bois qu’il trouva au coin des 16 mètres ! Par bonheur, N’Ti avait eu l’idée de lui donner le ballon dans les pieds; celui-ci lui arriva donc bien évidemment à 2 mètres du sol… ( pour voir le but de Junior : http://video.lematin.ch/video/iLyROoafta6_.html )

Marques sauvera les meubles alors qu’un Yverdonnois (en fait le beau-fils brésilien du Président qui a repris du service sur le terrain, outre la cuisson des hot dogs) arrivera seul devant lui.

Pas grand chose d’autre à se mettre sous la pupille dans ce match qui se déroulera devant 1291 spectateurs, dont 410 Servettiens…déchaînés ! Parmi eux, aucune trace ni de Tornard, ni de Muller… Ils veulent bien aider à la libération du club, mais de là à venir au match dans la brousse vaudoise au millieu de la plèbe, y’ faudrait voir pour pas charrier la guelette !

Allez petit, je te donne un conseil  : va au match, le Servette va gagner la bataille.

Quant à la guerre, alors-là, c’est une autre histoire !

Mais on en reparlera devant un thé marocain avant Servette-Bienne, soit juste après la pause de l’équipe nationale. Hop Suisse, Allez Servette ! »

  

Propos recueillis par Le Prince Igor

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :