Vitkieviez: «Je veux montrer à Martin Rueda qu’il s’est trompé» (TDG, samedi 6 avril 2013)

A Berne, dimanche (13 h 45), le Grenat va retrouver l’entraîneur qui n’a pas voulu de lui à Young Boys

 TDG samedi 6 avril 2013

C’est un petit 4×4 banal, une opposition classique à deux jours d’un match si attendu à Berne. Mais c’est un jeu qui n’en est pas un. En tout cas pour Matias Vitkieviez, qui quitte ensuite les Evaux le regard sombre. «Oui, je suis énervé parce qu’on a perdu le petit match. Perdre, j’aime pas!»

Par les temps qui courent, le cri du cœur est plutôt à saluer. Ne pas vouloir perdre, c’est bien. Mais devoir gagner, c’est déjà une autre musique. Et c’est justement celle que les Grenat n’arrivent pas à jouer. Dimanche, c’est pourtant à Berne, face à Young Boys, qu’il faudra interpréter la partition. Avec succès, c’est presque obligatoire.

Prêté par Young Boys cet hiver, Matias Vitkieviez attend avec impatience ce match un peu particulier pour lui. Parce que c’est le retour à Berne, où son contrat court encore jusqu’en 2015. Parce que, surtout, il sera opposé à Martin Rueda. L’entraîneur qui n’a pas voulu de lui dès le début de la saison.

Matias, on sent bien que ce match est un peu un rendez-vous spécial pour vous, non?

Oui, c’est vrai. Parce que c’est YB en face. Mais cela ne change au fond pas grand-chose: je joue actuellement pour Servette et je serai à Berne pour que les Grenat gagnent.

Au passage, cela vous permettrait de prendre votre revanche sur Martin Rueda, avec qui le courant n’est jamais passé…

C’est sûr. Je veux lui montrer qu’il s’est trompé me concernant. Et j’espère que cela se passera donc comme je le veux. Ce serait bien.

Pourquoi vous a-t-il écarté d’emblée, dès le début de la saison, avant de vous prêter à Servette cet hiver?

Je ne sais pas. Il ne me l’a jamais expliqué, il n’a même pas eu cette honnêteté. Je pouvais être le meilleur à l’entraînement que cela ne changeait rien. Il ne voulait tout simplement pas de moi. Peut-être parce que c’est moi qui avais planté le drapeau genevois à la Pontaise à l’époque, après notre victoire et pour répondre au geste de Favre quelques mois plus tôt à la Praille. C’est Rueda qui entraînait le LS à ce moment. Mais quoi qu’il en soit, il m’a mis à l’écart de manière arbitraire et je lui en veux.

Pour prendre votre revanche, il faudra donc marquer et gagner dimanche.

Oui. J’ai la pression maintenant…

Comment Servette va-t-il s’y prendre pour faire la différence, se montrer plus efficace?

Ces derniers temps, les détails ne penchent pas en notre faveur. Comme à Sion, avec ma tête de peu à côté, Pasche qui arrive seul, ou même le but de Léo qui aurait pu être annulé pour jeu dangereux. Mais il faut garder confiance. Je suis sûr qu’un déclic va se produire. Et peut-être que ce sera à YB, je l’espère en tout cas.

Pour la deuxième fois de suite, Servette a du retard dans le versement des salaires: cela inquiète-t-il l’équipe?

Le président Quennec est venu nous en parler et nous avons confiance en lui. Les choses devraient se régler rapidement. Pour le reste, à nous de rester concentrer. Notre boulot, c’est de tout donner dimanche, pour gagner. Et quand tu es un joueur professionnel, ce petit souci passager ne doit pas être une excuse.

La clé du match, à Berne, ça sera…

Ça sera de transformer nos occasions. Ce serait bien une fois de marquer plus qu’un but dans un match. Il faudra aussi être très solide défensivement. Car YB est joueur de nature. Après… On verra. A nous de profiter de la situation. Parce que le YB de Rueda, malgré un beau contingent, n’est pas au mieux…

Daniel Visentini

Salaires en retard

U Nous le révélions hier en primeur sur notre site tdg.ch : pour la deuxième fois de suite, il y a du retard dans le versement des salaires. Cela s’était déjà produit fin février, avec des joueurs et des employés servettiens payés les 7 et 8 mars. Rebelote avec les salaires de mars, donc.

Hugh Quennec s’est déplacé lui-même hier matin aux Evaux: «Je voulais dire les choses aux joueurs en face, explique-t-il. Je leur ai dit qu’il fallait garder confiance, que je suis en contact avec des partenaires très sérieux et que les choses doivent se finaliser. Et donc que les salaires seront rapidement versés.»

Au-delà des efforts colossaux fournis pour sauver le club de la faillite il y a un an, la situation financière actuelle est donc très fragile, avec un problème de trésorerie qui devient chronique. Elle s’inscrit dans un climat tendu et dans la foulée notamment d’une mise en demeure de la Fondation du Stade pour un impayé. Au total, cela représente plus de 210 000 francs; la somme est toujours due.

Hugh Quennec s’est toujours montré très calme et confiant sur le fait que Servette tiendra son budget. Il s’est même offert le luxe d’ignorer certaines propositions sérieuses émanant d’investisseurs potentiels pour des sommes très importantes. La situation actuelle incitera-t-elle Quennec à assouplir sa position?

Autre problème majeur: la préparation de la saison prochaine. Que Servette soit en Super League ou en Challenge League n’y change rien: cela aurait déjà dû être une priorité depuis plusieurs mois, surtout quand 15 Servettiens sont en fin de contrat en juin. Seulement voilà: après la démission en octobre du directeur sportif Arpad Soos, resté six mois seulement, c’est désormais Piero Bobbio, nommé coordinateur sportif, qui doit s’en occuper. Or on parle là d’un poste à 50% (il travaille aussi pour son entreprise personnelle). De plus, alors que le dossier des prolongations de contrats est bouillant, Bobbio a pris une semaine pour se rendre en Bulgarie (il revient lundi), où se joue l’UEFA Region’s Cup, une compétition où est alignée une sélection de footballeurs amateurs genevois que Bobbio dirige!

On veut croire que la situation actuelle de Servette mériterait que le club dessine de vraies priorités. Et cela vaut aussi, sinon surtout, pour sa direction sportive.

 D.V.

Dribbles

Blessés Servette devra se priver des services de Kossoko, Kusunga et Grippo, blessés. Pas de suspendu dans les rangs genevois.

Revanche Lors du dernier déplacement à Berne, le 30 septembre, le Servette de Fournier avait reçu une gifle: 6-2. «Je m’en souviens, explique l’entraîneur. Et j’ai envie de montrer que le Servette FC, ce n’est pas ça. Alors pour cela, j’espère que nous franchirons un cap dans l’efficacité.»

Moubandje Fournier compte sur lui. «Il a pu s’entraîner correctement cette semaine, assure-t-il. Mais avant de le lancer en match, après six mois loin des terrains, peut-être devrait-il d’abord faire un test avec les M21. Pour retrouver le rythme notamment.» D.V.

20 réflexions sur « Vitkieviez: «Je veux montrer à Martin Rueda qu’il s’est trompé» (TDG, samedi 6 avril 2013) »

  1. Un match important pour Matias comme pour Servette. En espérant que ce nouveau problème de versement de salaires n’augurent pas d’autres difficultés dont le club n’a pas besoin en ce moment.
    Allez les Grenat !

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  2. A mon vis, Vitkieviez confond le football au tennis…A quoi sert de balancer ce genre de propos en oubliant que SFC joue contre YB dans une rencontre qui associe 22 acteurs avec 5 arbitres?S’il veut régler ses comptes avec Martin Rueda, pourquoi ne pas le faire dans un contexte extra-sportif?

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    1. En tout cas, il fait rien pour que ça se passe mieux à l’avenir avec Rueda. Je vois mal Mathias revenir de son prêt à YB tant que cet entraineur reste aux commandes.

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  3. Entre les retours de blessés et de suspensions,
    Piquet n’a jamais eu autant de possibilités.
    Dans ces conditions on peut/doit battre les nounours Bernois
    et faire sentir notre souffle aux derrières des Lucernois…..
    Meilleure motivation, y a simplement pas.

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  4. On va parler football,Lucerne a perdu super,maintenant
    c’est a nous de jouer,Gagner a Yb cela sera coriace,quand
    on sait que rien que marquer un but correspond aux travaux
    d’hercule pour notre équipe.On y croit pour que cette fin
    de saison ressemble a quelque chose.
    Allez Servette!

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    1. Pas vu le match, mais le premier enseignement c’est que le choc psychologique semble pas avoir eu d’effet côté lucernois. Pourvu que ça dure…

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