Servette doit recourir pour obtenir sa licence (TDG, mardi 30 avril 2013)

Le club n’a pas obtenu son sésame pour la saison à venir. En cause, sa situation financière

TDG 30 avril 2013

Servette et Lausanne n’ont pas reçu leur licence pour la prochaine saison, mais seuls les Grenat se sont vu opposer ce refus pour des raisons financières. En fait, Servette doit faire face à trois problèmes.

Il y a d’abord le surendettement. Le club doit faire le nécessaire en fournissant la preuve qu’il dispose de liquidités ou en montrant des engagements avec des partenaires, afin de couvrir l’entier du surendettement. Vient ensuite le budget 2013-2014, en légère hausse, mais qui ne convainc pas le président de la Commission des licences, Bernhard Welten. A Servette de faire la preuve de la viabilité du budget, d’expliquer comment il entend le couvrir. Ou alors, de le revoir à la baisse… Troisième motif de refus: Servette n’a pas présenté de budget en cas de relégation en Challenge League.

Maintenant, le club a cinq jours pour déposer un recours argumenté, avant que la décision finale ne tombe le 3 juin.

Pour avoir sa licence, Servette devra montrer patte blanche

Les Grenat n’ont pas reçu le sésame en première instance. Comme Lausanne. Ils vont faire recours et batailler en deuxième instance

Tout est bien fragile dans le petit monde grenat. La situation sportive laisse toujours Servette avec le bonnet d’âne au classement et les problèmes financiers se sont multipliés ces dernières semaines: les salaires de mars n’ont été payés, avec un mois de retard, que grâce à la bienveillance du Club 1890 et du Club des 100.

Dans ces conditions, c’est presque sans surprise qu’hier matin, la Commission des licences à rendu son verdict: Servette n’a pas obtenu le précieux sésame indispensable pour disputer la saison 2013-2014. Les Grenat vont bien sûr faire recours et c’est justement devant l’autorité de recours pour les licences, en deuxième instance, qu’il s’agira de montrer patte blanche.

Le discours policé de Hugh Quennec est sans doute rassurant pour qui veut se bercer de son optimisme de tous les instants. Il n’en demeure pas moins qu’il s’est heurté aux réalités des exigences demandées par la Swiss Football League.

D’ailleurs, c’est simple: dans l’élite du football suisse, Servette est le seul club à n’avoir pas reçu sa licence pour des critères financiers. Lausanne n’a pas le sésame lui non plus, mais seulement parce qu’il doit consolider structurellement les sociétés du club, via Grand Chelem Management. Une formalité dans les faits. Rien à voir avec les inquiétudes qui ont alerté la SFL concernant Servette et ses comptes.

Trois problèmes grenat

Sur quels points le cas servettien pose-t-il problème?

1. Le surendettement  Après avoir évité la faillite en mars 2012, le club vit une année de transition délicate. Cela a des conséquences sur les comptes. Il existe actuellement un surendettement et c’est ce qui a interpellé la Commission des licences. Bernhard Welten, le président, explique: «Il y a un surendettement, confirme-t-il. Des postpositions existent, qui couvrent la majorité de ce surendettement. Mais pas 100%.» La SFL attend donc de Servette qu’il fasse le nécessaire via la preuve de liquidités ou de nouvelles postpositions (des engagements de sommes par des partenaires, qui ne seront jamais réclamés comme créances), pour couvrir 100% du dépassement.

2. Le budget 2013-2014 Par rapport à la saison en cours, le budget présenté par Servette est en légère hausse. C’est bien d’être ambitieux, surtout par les temps qui courent. Mais cela ne suffit pas aux yeux de Bernhard Welten. «Il y a certaines positions, en regard de ce budget en légère hausse, qui nous semblent peu plausibles», explique-t-il.

Servette doit donc là aussi faire la démonstration de la viabilité de son budget. Expliquer comment il entend le couvrir, apporter toutes les clarifications utiles puisque dans un premier temps, cela n’a pas convaincu la Commission des licences. Ou alors Servette devra revoir ce budget à la baisse et faire la preuve des économies envisagées.

3. Pas de budget pour la Challenge League C’est le troisième point essentiel pour le refus de la licence en première instance. Servette n’a pas présenté de budget en cas de relégation en Challenge League. Peut-être que le club imaginait recevoir sa licence Super League en première instance. Et qu’il s’était dit, à la façon des belles phrases de Quennec, que le budget serait le même quelle que soit la ligue. Mais en l’état, c’est là un pari dangereux sur lequel la SFL ne s’aventure pas.

«Honnêtement, le risque de voir Servette relégué en Challenge League est assez grand, précise Welten. Or, nous n’avons pas reçu de budget prévisionnel en cas de relégation. Cela nous pose un problème. Parce que beaucoup de choses changent en Challenge League. Les droits télé, l’apport des sponsors, l’affluence: tout cela doit forcément être revu à la baisse.»

Verdict sans surprise

Servette est donc loin d’avoir fait tout juste. Mais a priori, le club s’attendait à ne pas recevoir la licence en première instance, c’est ce qu’a d’ailleurs laissé entendre Philippe Salvi, le préposé à l’exercice pour les Grenat.

Après tout, quand un club a des difficultés de trésorerie dès février (salaires payés les 7 et 8 mars), que les rémunérations de mars des joueurs et des employés sont versées avec un mois de retard, que les salaires d’avril sont encore une promesse pour cette semaine et que la liste des fournisseurs et autres créanciers s’allonge, il n’y a pas de miracle.

«Cela est sans doute aussi entré en ligne de compte, admet Bernhard Welten. Ce qui se passe intime à la prudence et à la vigilance.»

L’échéancier de mai

Et maintenant? Servette va donc logiquement faire recours. Il a cinq jours ouvrables pour cela, soit jusqu’au 6 mai au plus tard. Ce recours devra déjà être argumenté et si possible répondre aux interrogations formulées par la première instance.

Ensuite, c’est l’Autorité de recours des licences, présidée par Eugen Mätzler, qui prendra le relais. Et qui précisera au plus tard le 21 mai ce qui peut manquer dans les dossiers. Enfin, si des exigences sont encore présentes, Servette aura alors trois jours de délai péremptoire (jusqu’au 24 mai donc) pour apporter les ultimes documents (garantie bancaire, postposition etc.).

La décision finale tombera le 3 juin. Et il n’y aura plus de possibilité de recours. Servette a donc tout intérêt à corriger le tir très vite. Ou à montrer à la SFL qu’il disposera de suffisamment de liquidités pour la saison prochaine, sur la base d’un budget accepté et raisonnable.

A Servette, l’état d’urgence s’est décidément installé partout!

Daniel Visentini

Le SFC discret…

Une réunion a eu lieu hier soir entre le président Quennec et le comité directeur, dont notamment Philippe Salvi, le préposé à l’obtention de la licence pour le Servette FC.

Si le club a reçu les considérants de la SFL, qui font état des trois points essentiels dont nous parlons ci-contre, il s’est montré on ne peut plus laconique hier. Pas de déclaration ou presque. Les dirigeants se réservent pour cet après-midi, puisqu’ils ont convoqué une conférence de presse. En attendant, tout juste a-t-on appris qu’ils s’attendaient à un refus en première instance et qu’ils feront le nécessaire pour répondre aux différentes interrogations de la SFL. Une communication minimaliste. Corrigée aujourd’hui? D.V.

 

49 réflexions sur « Servette doit recourir pour obtenir sa licence (TDG, mardi 30 avril 2013) »

  1. Tout cela est bien inquiétant,il faudra du concret,bien plus
    que les habituelles bonnes paroles de HQ.Espérons y voir
    un peu plus clair après la conférence de presse.

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    1. exceptionnel cette conférence de presse !! franchement j’en peux plus de ce mystère continue sur les investisseurs du SFC… est-ce qu’on l’ASF sait qu’on appartient pas un autre club par hasard??

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  2. Les solutions qui semblent les seules viables sont les suivantes :

    1. Reconstruire avec un projet cohérent en exploitant le potentiel économique (investisseurs, entreprises, financiers) de Genève. Le projet Quennec en quelque sorte, auquel j’adhère pour ma part et que je considère comme la meilleure des 3 options. Problème? Quennec n’y arrive pas aujourd’hui. Est-ce la faute du canadien? Celle de Genève et des entreprises pas intéressées? Je pense que la réalité se situe entre les 2. Certes, la tâche qui consiste à se rapprocher de la ville et à draguer le potentiel économique est particulièrement difficile. Et cela pour plusieurs raisons déjà citées. L’image du club et de ces années de déconvenues n’aide de surcroît pas. Mais, Quennec n’a pas fait au mieux. Outre la gestion sportive catastrophique, le club manque de transparence, de cohérence, de connaissances du milieu et de compétences (Bobbio pour ne citer que lui…). Il ne parvient pas à véhiculer une image positive et peine dans le marketing et la communication. Ça n’aide pas.
    La solution? Que Quennec parvienne en fin de semaine à ENFIN conclure un partenariat financier significatif et à hauteur de plusieurs millions avec un partenaire important. Comme il l’a toujours promis avec confiance depuis le début (14 mois quand même). Puis, qu’il se remette absolument en question en reconsidérant son projet, et en tirant des enseignements des erreurs commises pour ne plus les reproduire et pour améliorer la qualité et la portée de son projet. Sinon, vendre le club à un nouveau repreneur qui a un projet solide, de la connaissance et de la compétence dans le milieu, et des moyens. Une entité, ou une personne, capable d’exploiter ce potentiel qui est énorme à Genève.

    2. Le mécénat : Contrairement à ce que bcp disent, il existe encore. Et même énormément dans le monde du football d’aujourd’hui. Ce mécénat peut provenir d’un groupe ou d’une marque. Il ne faut pas confondre Pishyar-Roger avec mécénat, qui eux étaient des escrocs et non des mécènes (ils ont plus pris de l’argent qu’ils n’en ont réellement versé de leur propre proche) . Mais plutôt prendre l’exemple de Weiler. Tous ne sont pas des escrocs. Et des Weiler, paix à son âme, il n’en existe pas qu’un.
    Solution : il faut pour cela que Quennec analyse avec sérieux toutes les candidatures de reprise du club. Et, surtout, qu’il soit réellement prêt à lâcher le club. Je pense sincèrement qu’il ne priorise pas cette option, car il veut rester à la tête du club. Car il a des intérêts à suivre son projet (ou celui des financiers et banquiers qui lui ont prêté l’argent).

    3. Le projet socios : il a plusieurs avantages. Mais je pense effectivement qu’il serait difficilement viable pour un club voulant jouer l’élite du football suisse. Solution : Je pense que cette option est très intéressante et pourrait apporter sa quintessence à partir du moment où elle est intégrée à l’option 1. Problème : Quennec ne veut rien en savoir. Pourquoi? Car, de nouveau, il veut suivre son propre projet, et l’idée de socios n’en fait pas du tout partie. Cela se voit d’ailleurs dans sa manière de gérer le club.

    Pour ma part, je défends l’option 1. Mais menée par un Quennec qui apporte des modifications à son projet en corrigant ses erreurs, et soutenu par un(des) partenaire(s) important(s), à hauteur de plusieurs millions. Si tel ne peut être le cas, je suis alors pour que Quennec vende le club à un repreneur sérieux et financièrement solide. Qui serait ainsi capable de mener à bien l’option 1, en y intégrant aussi des considérations de l’option 3.

    Parmi tous les dossiers sur le bureau de Quennec, il doit bien y avoir un repreneur qui se rapproche de ce profil. Ou alors, Quennec nous aurait menti, lui qui assure avec un optimisme sans faille que des dossiers de candidature solides, et sérieux, existent.

    Un peu long, certes, mais je me suis efforcé de tenir compte de vos reproches : j’ai cherché à argumenter, à proposer.

    Vous pouvez constater que, contrairement à ce que vous pensez depuis toujours, je ne suis pas contre Quennec, bien au contraire. Je suis juste déçu de ses 14 premiers mois passés à la tête du club. Et je doute de ses réelles compétences à mener à bien son projet dans le milieu du football professionnel.

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    1. Comment peux tu comparer Pishyar et Roger? Le premier a lacher l’affaire en voyant qu’il y a pas de support populaire alors qu’il en a mit pendent 3 ans. Le second est en prison et n’a pas tenu une saison même avec des recettes de SL. Je le dis toujours sans les genevois prennent aux stade comme a Berne, St Galles et Bale, le SFC ne sera pas une machine footbalistique.
      Il nous faut 15000 abonnées et des sociétés qui achetés des loges pour la saison.
      Quennec fait ce qu’il peut, mais combien met il de sa poche?
      Si Pishyar est un méchant en retardant les salaires pour un ou deux mois pourquoi l’équipe actuelle n’est pas labelé de la meme manières?

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      1. Tu n’as de toute évidence par encore cerné ni compris quel personnage est M. Pishyar.
        Quennec, bien que commettant de nombreuses erreurs, n’est en tout cas pas à ranger dans cette catégorie.
        Roger non plus, d’ailleurs. Lui qui était plutôt l’éberlué enthousiaste voulant suivre un rêve irréel. Tellement plus sympathique au demeurant comme profil (vu sous cet angle je précise!) que celui de l’escroc calculateur et manipulateur Pishyar (qui avait même fait de la « menace de mort » une stratégie visant à obtenir ce qu’il souhaitait).

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      2. Pour avoir des abonés, il faut une équipe qui tienne la route et qui Gagne … à Genève le public est très exigeant.
        Ce n’est pas avec la prestation de cette saison que l’on va attirer des nouveaux supporters … bien au contraire, l’on va perdre les cordes sensibles les plus fragiles.

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      3. Quand MP est arrivé au Sfc,il y avait dans les
        caisses l’argent du
        transfert de Esteban.Et sous MP en chl,il n’y
        a pas eu trop de transferts surtout des prêts,
        alors MP il n’a pas eu a en mettre tant que cela.

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    2. Bonne synthèse !

      Pour sortir d’une manière différente, nous avons imaginé le concept socios. En fait, il est à géométrie variable mais il peut apporter ce qui manque depuis trop longtemps : de la transparence, de l’enthousiasme et,de l’identification. Evidemment avec un budget équilibré; ceci ne veut pas forcément dire réduit. Tout dépendrait du succès, à terme, du plan socios.

      Le point 1 est évidemment à mettre en lien avec un vrai projet socios. Pourquoi HQ n’en a pas voulu ? J’ai constaté que dans le plan mis en place par « ses partenaires financiers » aucun partage n’est possible. Pourquoi? cela est encore mystérieux…

      Et comment convaincre des (ou mes) partenaires financiers de prendre une participation dans une société qui n’est pas transparente, qui est régulièrement en surendettement et qui n’a pas de vision d’avenir ?

      in memoria : the wall ?

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      1. +1 Claude Charmillot.
        Je ne comprends pas pourquoi non plus Quennec ne veut absolument pas entendre parler de l’idée « socios ». Il y aurait pourtant réellement des choses à exploiter à ce niveau. Au moins cela vaudrait la peine de se pencher sérieusement sur la question. Or, lui, non. D’entrée il a étonnamment balayé tout cela.
        Je rejoins entièrement tes considérations. Dur de convaincre des partenaires sans transparence et étant en-dessous de tout sportivement. En ne payant pas le salaires et en ignorant la reconduction des contrats. En entretenant une image en quelque sorte négative.
        C’est en cela que je maintiens que Quennec a sa part de responsabilités. La réalité est difficile, oui. Mais Quennec n’a pas tout fait juste, ni ne s’est pour le moment (je précise, car il peut évoluer) donné les meilleurs moyens d’exploiter le potentiel économique genevois.

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    3. bon je t’avais répondu dans l’autre sujet, du coup je la poste ici aussi :
      Le point 1 : j’y crois pas vraiment ou sur la durée à l’image de ce qui c’est fait pour le hockey.
      Ce qui me laisse perplexe, c’est que même lorsque l’image du club était au top du top soit au moment de ce sauvetage inespéré, pratiquement aucune entreprise n’ont réagi et soutenu le club.
      En plus, les résultats sportifs qui ont suivi étaient au delà de toutes les espérances et malgré tout rien ou presque (encore merci à GHI et les quelques nouveaux sponsors quand-même).

      Le point 2 : un mécène comme Weiler ça court pas les rues. Je pense à Sven Hotz de Zurich qui aura su préparer son départ et mené une politique intelligente durant son règne.
      Un gars qui met les ronds et qui organise suffisamment le club pour survivre à son départ, ce serait un rêve. Mais c’est une denrée très rare.

      Le point 3, j’ai déjà donné mon opinion là-dessus et je n’y crois pas

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      1. J’ajouterais qu’actuellement on a une crise financière pas piquée des vers qui n’aide certainement pas à trouver des vocations…

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      2. @Valid : c’est là tout le paradoxe. Alors que tu soutiens fermement Quennec, et que moi j’émets des critiques à son égard, je crois néanmoins avec conviction à l’option 1. Toi non.
        Je pense que l’on a là l’explication de notre différence de point de vue à l’égard de Quennec.
        Croyant à l’option 1, j’en exige forcément davantage de Quennec. Et je me montre forcément plus déçu et plus critique.
        Toi, à l’inverse, considérant l’option 1 impossible, tu penses logiquement que Quennec a déjà fait passablement de choses qui méritent le respect, celle notamment d’avoir déjà accepté cette mission impossible.

        Voilà en quelque sorte, à mon sens, ce qui partage les supporters. Soit on se situe sous un angle, soit sous l’autre.

        Le plus drôle là-dedans, c’est le côté ironique qui s’en dégage. Alors que l’on défend tous au fond la même option dans l’idéal, on ne parvient pourtant pas à se mettre d ‘accord et on se nourrit de l’opposition dans nos commentaires. Comme si nous défendions des options totalement différentes.

        Mais, plus loin encore, et plus drôle : ceux qui critiquent Quennec, et qui sont donc considérés comme étant opposés à l’option 1, sont en vérité ceux qui au fond d’eux y croient le plus, à l’option 1. Ou, autrement dit, au projet défendu par Quennec.

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      3. Mais l’option 1 est pour moi aussi la seule viable. Mais comme je l’ai marqué dans ce poste et un autre d’il y’a quelques semaines pour réussir ça, il faut du temps, ce qu’on a pas.
        On a un exemple de cette réussite avec le club de hockey.
        Maintenant j’espère très fort que les démarches de Quennec aboutissent et qu’il trouve un ou des partenaires qui lui permette de continuer un projet qui devrait à terme pérenniser ce club.
        Rétablir l’assise financière du club, c’est l’absolue nécessité, bien plus que la ligue dans laquelle on évoluera.

        Y’a quand même un point qui m’a réjouis dans l’article de la TDG c’est que visiblement les comptes sont proches de l’équilibre à en croire l’interview du préposé de la SFL. Avec des prêts postposés certes, mais c’est mieux que ce à quoi je m’attendais.

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      4. Je rejoins totalement le paragraphe suivant de GrenatDC : ‘Le plus drôle là-dedans, c’est le côté ironique qui s’en dégage. Alors que l’on défend tous au fond la même option dans l’idéal, on ne parvient pourtant pas à se mettre d ‘accord et on se nourrit de l’opposition dans nos commentaires. Comme si nous défendions des options totalement différentes.’
        C’est exactement ça! Toute cette énergie gaspillée n’en vaut pas la peine. Tous ces arguments ont été énumérés des centaines de fois sur ce blog depuis sa création. Le débat sur le potentiel de Genève et sur le comment du pourquoi, on en a fait déjà 1000 fois le tour…

        Au passage je ne sais pas si je suis le seul à l’avoir remarqué, mais avons-nous depuis qqes jours 2 GrenatDC? Il y a qqchose qui cloche…

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      5. @GrenatDC. Pour une fois, on est d’accord, c’est une question de perspective (j’ai envie de dire de sémantique) et votre analyse est bonne, même si je partage pas votre point de vue sur tout ce qui à trait au soutient d’entreprises. Par contre, il y a une chose qui reste, c’est le boulet du contrat de la gestion du stade qu’à dû reprendre HQ de MJ. Cela plombe les finances du club et c’est sur ce point que j’attends les collectivités publiques. Que ces dernières n’aident pas directement le club, je peux le comprendre (même si je suis d’avis que la notion de culture devrait aussi regroupe le sport et pas seulement les institutions théâtrales et musicales), mais elles doivent comprendre une fois pour toute que ce club draine tout de même plusieurs milliers de personnes et qu’à ce titre il correspond à un besoin. Il faut que la fondation comprenne une fois pour toute que si le SFC disparaît c’est en quelque sorte l’existence même de la fondation qui perd tout son sens.

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      6. @Valid : c’est bien ce que je dis, nous suivons paradoxalement la même idée, et partageons la même conception idéale du projet grenat. 😉

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      7. @Servetakis : non, non je te rassure, je ne suis pas encore capable de me dédoubler, je n’ai pas eu mon identité volée, ni même ne souffre de dédoublement de la personnalité! ;-))

        J’ai simplement pris du recul pour essayer de rendre les débats davantage constructifs, et pour essayer de réfléchir pourquoi, nous qui supportions tous à la folie et avec notre cœur le même club, nous pouvions être si opposés et enfoncés dans l’incompréhension et l’incapacité à dialoguer. J’ai alors pensé qu’au fond nous étions convaincus d’un même idéal, mais que seuls certains angles de vue pouvaient changer. Ce qui, au fond, est inévitable et normal. Nous avons tous des attentes différentes et une subjectivité individuelle. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous sommes tous des supporters du même club, mais différents. Certains se sentent supporter en allant au stade, d’autres en écrivant ici, d’autres en regardant tous les matches à la Tv, etc..
        Parfois, il serait bien de privilégier le recul, la considération et le non-jugement.
        C’était aussi pour en profiter d’argumenter et de montrer, contrairement aux apparences, que je suis pour l’option 1 (trop souvent ceux qui osent émettre des critiques sur les erreurs de gestion de Quennec sont immédiatement catégorisés comme des ardents défenseurs des autres options, soit notamment du mécénat. Ce qui est faux.). Mais que c’est parce que j’y attache beaucoup d’importance et parce que j’en suis profondément convaincu que je me montre très critique et exigeant.

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      8. @Gasser : effectivement, ces négociations devront être l’une des nombreuses priorités de Quennec dès la semaine prochaine et les accords finalisés.

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      9. @Servetakis : je crois que ce problème provient de mon i-phone. Je n’ai pas le logo quand j’écris depuis mon mobile.

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  3. Je pense que c’est pas dans son interet de mentir, vu son activité dans la  » place financière genevoise  » il serai perdant et plus crédible aux yeux de ses partenaire de busines.

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    1. Normalement, effectivement, cela ne devrait pas être dans son intérêt. Par ailleurs, si le club devait partir en faillite, il se grillerait définitivement à Genève. Hockey y compris. Les enjeux pour lui sont trop importants. Par conséquent, je pense qu’en dernière alternative, il s’en résoudra à vendre le club.
      Reste à espérer qu’il puisse conclure un partenariat solide d’ici à la fin de la semaine. Il peut en être capable. Mais cela n’enlèvera rien à la suite : il devra alors absolument corriger certaines choses dans son approche « footballistique », dans sa gestion d’un club professionnel de football.

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  4. À la conférence de presse de cet après midi, on va rien apprendre de nouveau.
    Hormis, que l on a pas de tunnes, des dettes multiples, qu on va mettre les bouchées doubles pour refaire une demande de licence…
    Et HQ aura le sourir comme d hab, et nous dira qu il a des touches avec des investisseurs, comme d hab…
    Rien de plus, juste des déceptions !

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  5. pas tout à fait d’accord avec Séb pour avoir des abonnés il faut des gens qui aiment le club et leur ville avant tout, l’exemple de St Gall de Lucerne de Thoune etc. le montre bien. Ces clubs non pas toujours eu des résultats, mais ils ont toujours eu des abonnés en nombre. Genève est une ville internationale et il y a assez peu d’identification au club, cela peut suffire pour le hockey, qui tourne avec près de 5000 abonnés mais pas pour le foot qui a des charges plus élevées.Je crains que Warluzel
    qui disait qu’en Suisse le foot pros n’est pas viable ait finalement raison. Pourquoi ne pas se tourner vers un foot de semi pros comme je crois que c’est le cas en Hollande ou seulement 4 équipes de 1ère division sont pros.

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    1. Je pense que geneve peux et se doit d’avoir une équipe pro… Une fois que tout fonctionnera, cela est un vrai plus pour une ville ! Économique et touristique…

      Bâle a montrer l’exemple, a force d’avoir 3-4 clubs de cette envergure dans notre championnat, celui ci augmentera d’attractivité (investisseurs, droits tv, etc)

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      1. Bâle a surtout pu compter sur Gigi Oeri pendant une décennie, ce qui n’est pas notre cas. Maintenant le club s’autofinance, ce qui est remarquable dans le contexte suisse.

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  6. A mon avis Qennec va céder le club, si possible…je pense qu’il voulait, peut-être sur demande des personnes qui ont mis l’argent pour sauver le club l’an passé, essayer de monter un club qui tourne sans mécène. Mais maintenant qu’il voit que c’est impossible, il va à mon avis passer la main histoire de ne pas salir sa réputation…et de sauver le club.

    Par contre, niveau gestion, ne pas fournir de budget pour la Challenge League dans la situation ou on est, c’est juste incompréhensible…

    Sinon, a quelle heure est la conférence de presse? J’imagine que vous EDS êtes toujours bannis et n’y serez pas

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  7. On me dis que hier dans le TJ de 19h30,on a parler que
    les frais de 250.000 fr de la nouvelle pelouse n’ont pas
    encore été payer,vrai?

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  8. Je te confirme la Tsr a affirme que les 250 000 frs de la pelouse n aurait tjrs pas été reglé…..

    Il aura bcp servi ce Brésil Italie……

    Cela me donne envie de gerber on dirait que ce club est dirigé par des chimpanzés…

    J en ai vecu des moments avec mon sfc mais la cela me donne envie de pleurer 120 d histoires a la poubelle….Incompetance mensonges voila l image que HQ aura donné en etant au servette

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  9. Selon tdg et la conférence de presse du jour : HQ toujours confiant, promets qu’il obtiendra la licence et que tout sera ok.

    De nouveaux partenaires et investisseurs sont sur le point d’être finalisés…

    Suite dans l’édition papier de demain…

    J’ai envie de dire : comme dhab

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    1. Je pense cette fois-ci au contraire que Quennec va trouver un partenaire important.
      Pourquoi?
      Car la situation du club est au plus mal.
      Pourquoi maintenant, et pas avant, il y a 14 mois, ou même 6 mois ou 3 mois?
      Car les fameux investisseurs de la saison passée vont à nouveau venir donner un précieux coup de mains. Tous les gens qui se sont mobilisés pour sauver le club la saison passée dans pareille situation doivent à nouveau se mobiliser à l’heure qu’il est, aidant Quennec à finaliser les démarches. Ce ne seront peut-être pas les mêmes qui mettront de l’argent, mais tout ce beau monde va s’unir pour accélérer les choses, afin que tous les efforts et engagements jusqu’à présent n’aient pas été vains.
      Donc, oui, cette fois-ci, je suis confiant.

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      1. Il en va de leur crédibilité.
        C’est là le précieux avantage d’avoir un président implanté à Genève et soutenu par des financiers et gens de la place. Là où l’on pouvait par le passé pointer la responsabilité en des mains étrangères, là, plus possible. Et si des gens se sont mobilisés il y a 1 année pour sauver ce club, ce n’est pas pour le laisser tomber 14 mois après. Ils l’ont fait car ils y ont vu des enjeux.
        J’espère en revanche que Quennec en profitera alors pour requestionner son approche et améliorer les nombreux points qui ne donnent pas satisfaction aujourd’hui et qui ne sont pas gérés de manière optimale.
        Car, aujourd’hui, il peut encore se retrancher derrière les cadavres laissés par son prédécesseur. Mais, la saison prochaine, il n’aura plus le droit aux mêmes erreurs. Il en va de la bonne réussite du projet. Il faudra alors se poser les bonnes questions. Renforcer le domaine sportif, améliorer la gestion (directeur sportif, partenariat avec grands clubs, négociation des contrats, formation). Mener des négociations pour le stade. Améliorer la communication, tendre vers davantage de transparence. Développer encore plus le marketing. Tisser des réseaux, renforcer les connaissances et les synergies au sein même du milieu du foot.

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      2. De toute façon y’a plus longtemps à attendre, bonnes ou mauvaises les réponses tomberont bientôt.

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      3. Saches, cher GrenatDC, que je partage quasi intégralement ton point de vue et apprécie grandement de te relire à nouveau avec un ton plus posé, constructif et même positif. Merci pour tes présentes et pertinentes analyses. Et sans rancune de m ‘avoir envoyer ch… récemment! Je suis, comme toi, supporter depuis + de 30 ans (ça nous rajeunit pas!) et fils d’un mec tellement mordu qu’il avait offert à ma mère, début années 60, en guise de voyage de noce, une loge aux charmilles pour assister à une 1/2 finale de coupe contre lugano!! Autant dire qu’on est les mêmes et que nous ne pouvons que prôner l’union sacrée grenat pour les dernières semaines de cette foutue saison. Quennec mérite notre soutien ainsi que tout le staff grenat même si: gestion sportive pitoyable, effectif globalement pas au niveau et un entraîneur manquant encore parfois de « bouteille » (un comble pour un valaisan :-)!). Sans parler des problèmes financiers, tellement récurrents, mais dont on a assez débatu. Quoi qu’il en soit, au jour d’aujourd’hui, sommes bien obligés de faire avec ce qu’on a et je pense que c’est dans l’intérêt de tous, au vu de notre passion commune, de nous montrer solidaires, entousiastes et d’arriver à communiquer cela à notre équipe et nos dirigeants qui, tous, sont condamnés à un quasi sans-fautes dans les semaines à venir.
        Tous ensemble… ALLEZ SERVETTE!!!!

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      4. @ Zyg Madok : très sympa ton message! Effectivement, le sang grenat coule dans tes veines, et tu es un vrai de vrai!
        Désolé si j’ai pu t’envoyer balader sur l’un de mes posts. Cela n’était pas mon intention première. La situation catastrophique dans laquelle se trouve en ce moment notre club, et le fait qu’il se situe pourtant dans une ville qui devrait disposer d’un potentiel énorme, crée en moi beaucoup de frustration. Un sentiment de gâchis, et de désespoir à force de voir les situations se reproduire année après année. J’étais plein d’espoir en Quennec et tellement convaincu qu’on possédait là le président idéal (implanté à Genève, bonnes conceptions d’un projet sportif, rassembleur, humble, etc..) que je ne m’attendais jamais à revivre cela. D’où une déception encore plus grande, engendrant par moments des réactions vives et des critiques acerbes. Ou quand l’émotionnel le dispute au rationnel.
        Nous défendons les mêmes idées, et tu as raison, dans la situation que nous traversons aujourd’hui, nous devons être tous solidaires et unis. Et soutenir le président actuel.
        Une bonne nouvelle nous attend.
        Reste à espérer qu’elle soit vraiment porteuse sur la durée à travers un projet d’une certaine envergure. Qu’elle puisse être suffisamment solide pour garantir cette projection.
        Il faudra ensuite espérer que le président corrige ses erreurs pour ne pas les reproduire la saison prochaine.
        Bien à toi.
        A+
        Et comme tu dis si bien, ALLEZ SERVETTE!

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  10. On est tous là à se raccrocher au moindre espoir, à la moindre petite nouvelle.
    Mais on y croit quand même car il le faut. Et même si on fait semblent d’y croire, même si c’est fichu, surtout ne pas le montrer. Restons positif jusqu’au bout.

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      1. Mais arrêter avec votre idée de socios, c’est une utopie ! Avec nos 6000 spectateurs de moyenne vous croyez que 3000 personnes vont acheter des actions ? On a déjà de la peine a avoir 3000 abonnes !!

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      2. 20’000 actionnaires-socios.

        Pour ce qui est du projet « utopique » (@mitch), je suis d’avis qu’un effort d’imagination pour explorer le possible est toujours souhaitable, notamment lorsque ceci n’a pas encore été tenté.

        Ceci est arrivé tant de fois dans le milieu des affaires. Par exemple, en 2000, auriez-vous dit qu’il était utopique d’avoir dans ses mains une tablette numérique connectée à internet ? Steve Jobs était un « utopique ». C’était la même chose avec Gottlieb Duttweiler, le fondateur de la Migros…

        Bien entendu, le concept « actionnaires-socios » (ou , pourquoi pas, coopérateurs…) n’est pas un concept facile à mettre en place et à faire évoluer les mentalités. Je m’en rend bien compte en vous lisant.

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      3. Personnellement, j’ai un grand respect pour cette idée, mais elle doit être confrontée aux réalités socio-économiques et culturelles locales. Je ne crois pas avoir besoin de m’étendre.
        De fait, avoir 20’000 socios ne me semble pas réaliste, ni même après 2 ou 3 saisons; ou alors si, à la condition que ce soit couplé à un partenariat voire un mécénat qui révolutionnerait la structure et les moyens du Servette Football Club, et du coup, qui minimiserait forcément cette fameuse solution.

        3’000 socios sur un projet pour stabiliser le club en (bas de) Challenge League est une idée qui me semble plus cohérente; une espèce de back-up si ça tournait mal ces prochains temps ? Mais donc en bref, tout couplage à une autre solution à moyen terme me semble plutôt improbable.

        Cela dit, je dois sûrement faire partie de ceux à qui doit s’appliquer cette nécessaire pédagogie, j’imagine.

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    1. Vu le décalage horaire, il doit peut être déjà entrain de dormir notre ami, Monsieur Chermillod. Si c’est le cas, on vous souhaite bonne nuit.

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      1. Il reviendrait pas avec des petits chinois qui ont des sous notre ami Claude?
        Désolé pour l’humour vu la gravité de la situation mais j’en peux plus.

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    2. Pourquoi pas, si Hugh change d’ avis… l’important c’est le club! Et surtout enfin assurer sa pérennité.

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  11. 20’000 actionnaires socios pour Servette.

    Tout cela promis par un de ceux qui voulait reprendre le club après avoir rassemblé moins de 100’000 balles autour de ce projet.

    LOL

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