
Notre club chéri fêtera la semaine prochaine ses 122 ans. Faisant partie des cinq grands du football suisse, il dispose d’une Histoire féconde qui mérite d’être écrite et exposée. Dès l’aube de son existence, Servette a pu compter sur des personnalités avec des visions pour le sport, notre club, notre ville voire notre pays. Dès 1900, on évoque avec respect le „grand club genevois“. De même, le nom „Grenats“ nous a été transmis quasiment depuis les origines. Par la suite, Servette a continuellement vu éclore des figures d’exception : des présidents et entraîneurs de légende, des joueurs et équipes de talent et une avalanche de titres qui ont sans cesse amplifié cette gloire. (Au niveau des présidents, il y eut naturellement des hauts et des bas récemment…). D’innombrables joueurs ornent les annales de la „Nati“ ou d’autres équipes nationales. Bref, s’il est un lieu où il y a une Histoire et de petites histoires sur le thème du football, c’est bien Genève. Cette chronique, au fil de vos nombreux clics, espère vous l’avoir déjà prouvé. Dans ce paysage, un élément manque toutefois : pourquoi diable n’y a t-il pas de musée du Servette ? Où pourrait-il se situer ? Qu’est-ce qui devrait être fait ? Quels thèmes pourrait-il présenter ?
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Si footballeurs et hockeyeurs servettiens évoluent désormais dans des sphères distinctes voire, d’un certain point de vue, concurrentielles, ils sont néanmoins issus de la même matrice : un club omnisports regroupant des disciplines collectives variées. Il arrivait même que porteurs de patins et de crampons se croisent sur la glace des Vernets…
Il est à mettre au crédit des présidents Constantin et Pishyar de s’efforcer, dans des styles différents, de parfaire la culture juridique des supporters de football. Sur les bords du Rhône, nul fan n’est désormais censé ignorer le sens de mesures super-provisionnelles ou les mécanismes de mise en faillite sans poursuites préalables. Rien de nouveau sous le soleil toutefois, le cas Perroud, un joueur judicieusement passé de Sion à Servette est là pour nous le rappeler. Il y était déjà question de transferts et du respect que les dirigeants de club doivent aux joueurs…
Evoquer la première faillite de Servette en 1934 aurait probablement plus été dans l’air du temps mais parlons un peu de football pour nous changer les idées. Il était une fois deux grands clubs suisses : Servette à Genève et les Grasshoppers à Zurich. A eux deux, ils ont trusté quasiment la moitié des titres de champion suisse au cours du XXème siècle. Un exemple parmi d’autres de la formidable concurrence qu’ils se sont livrée : le début des annés 1980.



