J-4: Ne pas perdre la place de club phare!

Servette restera le seul club de la Ligue Suisse de Football du canton de Genève pour la saison 2008-2009. Depuis la descente de Meyrin, Servette est redevenu le club leader mais c’est dans l’antichambre du football suisse, la Challenge League. Cette situation de leader ne devrait pas être considérée comme immuable et l’absence d’un club lémanique en Super League éguise de plus en plus les appétits. Petit tour d’horizon des clubs de la région.

 CS Chénois :  Un néo-promu en 1ère Ligue plein d’ambition

Après un court passage en 2ème Ligue le CS Chénois est de retour dans l’antichambre de la Challenge League. Les ambitions de la nouvelle direction ?  Monter rapidement en challenge League puis en Super League.
Le président du CS Chênois Nicolas Droz s’est allié pour 4 ans avec un partenaire principal, Youthstream, société dirigé par Giuseppe Luongo active dans l’organisation et la promotion du Championnat du Monde de Motocross. Le CS Chênois a pu ainsi améliorer toutes ses structures en engageant un directeur sportif, David Le Goff, déjà actif dans le foot professionnel à Monaco et un directeur administratif P. Aeschlimann, un ancien acteur de la scène Servettienne.

Si les ambitions du mécène Luongo peuvent nous rappeler quelques démagogues ayant sévis au Servette FC, le CS Chénois reste un club avec une grande puissance de formation avec 450 licenciés dans son mouvement junior et un passé qui peut être propice à une résurrection. C’est sur cette force vive de jeunes joueurs que le club veut bâtir l’avenir et devenir le club phare du canton. Si cela reste de la musique d’avenir, la structure de formation rentre directement en compétition avec le centre de formation du Servette FC et c’est un risque assez important de perdre de jeunes joueurs talentueux.

Photo site Officiel CS Chénois : P Aeschlimann – L’équipe célébrant la montée en 1ère Ligue.

Urania Genève Sport : Toujours au pieds de la challenge League

UGS le clame depuis plusieurs années avec son charismatique Président, Yves Granges. Leur place est dans l’élite Suisse car il n’y a plus de club pour porter le flambeau à Genève. Défait par Servette en 2006 et recalé aussi en 2007 et 2008, UGS n’arrive pas encore à franchir le pas mais ce jour viendra. La stratégie du club est cependant différente du CS Chénois car UGS préfère recruter des mercenaires aguerris.

Outre l’ambition de remonter, Yves Grange crie haut et fort que la Praille est à tous les citoyens du canton et ce sera son stade de résidence en Challenge League. Il est de notoriété publique que derrière Granges rode un certain Bertarelli qui pourrait tout à fait donner les moyens à UGS de franchir une étape encore supplémentaire une fois en Challenge League.

Photo Mediasports.ch : Augustine Simo, ancien joueur de Super League, est un des moteurs d’UGS.

Stade Nyonnais : Un concurrent régional qui peut avoir les moyens de ses ambitions

Le club du Président Daniel Perroud peut être fier de cette montée en Challenge League acquise avec brio et grâce à son joyau offensif Jocelyn Roux, parti renforcer le AC Bellinzone promu en Super League. Daniel Perroud essaye de construire une équipe compétitive avec un budget doublé (1 million CHF) et surtout avec l’attrait de vivre et jouer à Nyon, siège de l’UEFA. La campagne de recrutement bat son plein avec 6 arrivées dont le milieu de terrain Juan Munoz et le maintien d’une ossature compétitive avec notamment Massimo Lombardo et Yves Mieville, deux anciens Servettiens.

Un partenariat avec le FC Sion est en discussion (le FC Chiasso s’en mord encore les doigts après sa descente en 1ère Ligue) et 2 attaquants pourraient rejoindre l’équipe car plusieurs gros partenaires pourraient entrain dans le club.

Des rumeurs circulent aussi sur des financiers du Moyen-Orient qui seraient prêt à investir massivement dans une équipe de haut niveau. Bref, le néant laissé par Lausanne et Servette offre une opportunité de recruter des partenaires et un publique pour le Stade Nyonnais.

Photo TDG : Le président Daniel Perroud – L’entraîneur Arpad Soos – L’ancien Servettien Massimo Lombardo

La Challenge League et Servette : Un concubinage qui doit cesser

Rien ne sert d’être alarmiste car ces clubs sont en devenir. Cependant, la présence de Servette en Challenge League représente un danger pour sa pérennité. Outre la chute vertigineuse du nombre de spectateurs depuis 3 saisons (voir article du mois de mai des EdS sur les affluences) et la difficulté de trouver des sponsors, l’attractivité de Servette est en déclin et les futurs talents de la région pourraient choisir d’autres clubs comme tremplin. L’histoire est un acquis mais une garantie pour l’avenir. Un club performant pourrait  devenir rapidement une attraction et l’opportunisme des Genevois s’en trouverait combler. L’exemple de Thoune qui est passé de 2’000 spectateurs à 30’000 spectateurs en quelques mois montrent que le public, celui qui fait le nombre, est versatile.

Servette est à un tournant de son histoire. C’est aujourd’hui que le club doit franchir une nouvelle étape. Demain, il sera peut être trop tard.

 

 

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