Gérard, entraîneur idéal pour le SFC ?

Alors que le contrat de Jean-Michel Aeby n’a pas été renouvelé, penchons-nous sur le type d’entraîneur dont le Servette FC a besoin. Gérard Castella est fortement pressenti pour le poste, mais est-ce vraiment la meilleure solution ? Nous allons tenter d’y répondre.

Les manques lors du dernier championnat

Que nous a-t-il manqué l’année dernière pour figurer au deux premières places du classement, synonyme d’accession, respectivement de barrage en Super League ? Certainement un peu de tout ! Que ce soit au niveau du mental, de l’état d’esprit, de l’envie…Tactiquement, l’équipe semblait souvent à la rue face a des équipes plus faibles (sur le papier), mais plus volontaires (dans la rage de vaincre).

Retours en forme

Servette devrait cette année pouvoir s’appuyer sur Bouziane pour diriger la manoeuvre ; il semble en tout cas en grande forme si l’on se réfère au deux premiers matchs amicaux. Mais le retour en forme programmé de Sid-Ahmed pourrait bien s’accompagner cette année par celui de deux autres milieux de terrain : N’Diasse N’Diaye et Johan Lonfat (Joanne, comme dit la mère de l’un des Enfants du Servette !). Ces deux joueurs semblent avoir récupéré de leurs pépins physiques de l’année dernière et nous avons le sentiment qu’ils pourront apporter un plus indéniable à l’équipe sur le plan physique et dans l’abnégation.

Le profil de l’entraîneur

Psychologue, tacticien, motivateur, papa poule et psychologue. Aujourd’hui, un entraîneur a un vrai rôle « social » à assumer, et ce n’est pas Vladimir Petkovic, entraîneur à succès (non reconduit !) de l’AC Bellinzone qui pourra nous contredire (tiens, lui, je le verrais bien chez nous…). Le SFC est en plein chantier, les grandes manoeuvres vont bientôt commencer (à moins que ce ne soit déjà le cas); le futur homme fort du banc devra donner une ligne directrice à cette équipe, et rapidement trouver un équilibre « attaque – défense », ainsi que dans la gestion de l’animation offensive. Servette doit avoir plus d’emprise sur le jeu et ses adversaires ; il faut que nos adversaires prennent peur à l’idée de venir jouer à la Praille. Et si quelques jeunes joueurs pouvaient apporter leurs pierres à l’édifice, histoire de motiver tout un mouvement junior, la mariée pourrait être encore plus belle.

Donner du plaisir au public

Mais point de mariage à l’horizon ; par contre des nuages, beaucoup de nuages. En effet, le peu d’allant offensif affiché l’année dernière et une tactique quasi-inexistante, voire frileuse (quand il y en avait une), n’ont pas permis au public de la Praille de s’enthousiasmer, à l’exception il est vrai des matchs contre Vaduz et Lausanne-Sport. Et si les supporters ont déserté le stade, ce n’est pas tant à cause des prix pratiqués que des résultats et de la manière, au niveau des pâquerettes. Nous aimerions revoir un Servette conquérant, plus technique, capable de changer plus souvent de rythme dans une partie, avec un jeu moins prévisible, plus homogène…Mais surtout, nous aimerions ressentir un nouvel état d’esprit dans le club, dans l’équipe, et revoir tous deux portés par une mentalité de gagneurs (j’avais en premier lieu écrit « gagnants », mais ça m’a tellement rappelé le « gagnant-gagnant » de Ségo que j’ai dû immédiatement bannir ce mot). Bref, on veut voir des joueurs morts de faim à l’idée de gagner et de gagner encore et encore, des joueurs qui n’ont pas peur d’aller au charbon et qui ont l’ambition de la victoire, des joueurs fiers de porter ce beau maillot grenat.

La situation actuelle

Où en est l’équipe actuelle ? Elle est à première vue bien loin de nos attentes etr de nos espoirs ! Mais avec quelques retouches intelligentes, et un nouvel état d’esprit, qui sait ? L’éventuel venue de Castella et de Zubi va en tout cas dans le sens de personnalités avec un fort caractère et un esprit de leader.

En définitive, les « Pichards » et le futur entraîneur vont avoir du boulot…plein les bras !

Castella et les autres

L’ami Gérard jouit d’un popularité sans précédant comme entraîneur auprès des supporter servettiens… le titre du 2 juin 1999 est encore dans toutes les mémoires ! Le retour triomphal aux Charmilles à 1 heure du matin et devant près de 5’000 personnes aussi. Mais Est-ce l’entraîneur le plus à même de ramener le SFC au rang qu’il mérite ? Il est clair que l’histoire d’amour entre Gérard et Servette est bien réelle, l’ancien entraîneur de Xamax n’ayant jamais caché que le Servette était et resterait « son » club. Gérard a la fibre et le coeur grenats, comme Aeby d’ailleurs, mais son expérience du haut niveau suisse, de la gestion d’un groupe professionnel et du titre remporté avec Servette lui donnent une crédibilité que Jean-Mich n’avait pas.

Alors, Gérard, si c’est toi le futur entraîneur servettien, sache que l’on compte sur toi pour inculquer une fierté et une mentalité de gagneurs à cette équipe, à ce club. Mais s’il te plaît, les Enfants du Servette t’en conjurent, n’oublie pas le beau jeu. Les gens retrouveront alors le chemin du stade, les résultats suivront et…LA PROMOTION en Super League ne sera plus seulement un argument de vente d’abonnements.

Si ça ne devait pas être Gérard, un certain Vladimir Petkovic est semble-t’il toujours sur le marché… Même s’il ne connaît pas le football genevois et ses particularités disons si… « particulières » (!), il représente une solution quasi idéale après avoir mené Bellinzone en Super League et en finale de la Coupe de suisse; un Bellinzone qui savait justement manier le ballon, changer de rythme et jouer à une touche de balle ; un Bellinzone dont le collectif, l’enthousiasme et l’esprit doivent servir d’exemple au Servette FC pour qu’il puisse renaître de ses cendres, plus fort encore.

A bon entendeur !

Julian Karembeu et Le Prince Igor

Une réflexion sur « Gérard, entraîneur idéal pour le SFC ? »

  1. L’entraîneur ets indéniablement un poste important, mais ce qui fait la différence pour être promu c’est la qualité et la profondeur du contingent de joueurs.
    L’entraîneur idéal dans notre situation : 1)amener avec lui des joueurs de talent 2)palmarès 3)supporter la pression ( pas la 1664 ) 4)connaître la maison servettienne et ses travers 5)avoir gagné un titre 6) avoir été promu 7)se prénommer Gérard.

    Qu’on ne l’aime ou pas, je ne vois que lui pour sauver la barraque.

    Et j’ai déjà son slogan: « Après le titre en 99, la montée en 09 ! »

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :