Qui pour reprendre le SFC ?

Nous l’avons appris de la bouche d’Yves Grange, représentant de la fondation Wilsdorf dans le dossier de la reprise éventuelle du Servette FC : seule une solution genevo-genevoise ne peut être viable, à moyen ou long terme. Le calme avant la tempête…en coulisse ?

Photo : EDS

De la bouche d’Yves Grange dans la fabuleuse émission « dimanche Sports » que plus aucun Servettien digne de ce nom ne regarde sauf par inadvertance, comme je l’ai fait dimanche dernier, une solution genevo-genevoise aurait la priorité dans le dossier de la reprise du Servette qu’il pourrait piloter ; il ne serait cependant pas contre l’idée de se mettre à table avec la famille Pishyar pour discuter d’une collaboration…sur le court terme !

Exit la famille Pishyar

Ainsi donc, il pourrait être « accordé » à la famille Pishyar le « privilège » de n’investir dans notre club que sur le court terme. On devine mal l’avantage que pourrait en retirer nos investisseurs iraniens, qui soit dit en passant on racheté la marque « A Line », ancien équipementier du SFC, à notre Christian Karembeu cantonal(http://www.32group.net/index.phpoption=com_content&task=view&id=173&Itemid=54)! La reconnaissance de la population, des milieux économiques ou encore de la classe politique genevois ? Mieux vaudrait alors investir dans des actions UBS, c’est dire…

Le projet Grange

Un projet ambitieux pourrait se mettre en place, avec 5 investisseurs qui verseraient un million chacun par année, pour garantir un budget de fonctionnement de six millions sur 5 ans, le dernier million étant les recettes minimales que le club pourrait engendrer. Pour le moment, officiellement du moins, seule la fondation Wilsdorf a fait offre de candidature. Les investisseurs potentiels ne courent et ne coureront cependant pas les rues… Alors pourquoi donc faire la fine bouche ? Pourquoi refuser les millions de la famille Pishyar ? L’argent suisse serait-il plus blanc ? La société des susnommés n’est-elle pas inscrite au registre du commerce du canton ? 

La solution souhaitée est en fait celle préconisée par F. Vinas lui-même, sans succès ; cela démontre la difficulté non seuleument de trouver plusieurs partenaires, mais aussi des partenaires qui accepteront de payer en prenant le risque de se voir imposer par la majorité des décisions contraires…

Si cela devait se produire, Yves Grange réaliserait un véritable tour de force. C’est tout le mal que nous lui souhaitons. Mais il serait à notre avis très peu judicieux de n’accepter que des investisseurs genevo-genevois. Que les investisseurs potentiels n’oublient pas que Genève est une ville multiculturelle, que le Servette a des supporters ou des sympathisants dans toutes les communautés de la ville…

La famille Pishyar bénéficie en tout cas de tout le respect des Enfants du Servette. Certes, elle connaît des difficultés à Vienne dans la gestion de l’Admira Wacker; mais elle a l’avantage d’avoir acquis une expérience certaine dans la gestion d’un club professionnel et ne commettra pas les mêmes erreurs deux fois.

Grange-Pishyar : même combat

En définitive, à l’heure actuelle, on ne voit pas pourquoi, ni comment le Servette se passerait de l’aide de la famille Pishyar sur le moyen ou long terme ; refuser cette solution reviendrait tout simplement à refuser la candidature de cette riche famille iranienne qui n’a pour but principal que de redoter le club de l’équipe qu’il mérite. Le Servette FC peut-il se le permettre ?

 Le Prince Igor

2 réflexions sur « Qui pour reprendre le SFC ? »

  1. Et encore : Grange parle de cinq investisseurs à un million chacun en ne donnant le nom que de celui de l’un d’entre eux, la Fondation Wilsdorf laquelle (TdG du mardi 23-09-08) annonce qu’elle n’aidera e Servette que dans le cadre du centre de formation. Et qui seraient les quatre autres, ces quatre généreux mécènes qui dérouleraient le tapis rouge à Grange après avoir envoyé Viñas, Lüscher et Roger sur les roses ?

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  2. Tout à fait d’accord avec toi, mon cher Olaf. On ne sait rien de Grange, si ce n’est qu’il ne m’avait pas laissé un bon souvenir lors de nos confrontations contre UGS en 1ère ligue ; il affirmait à l’époque vouloir faire des violets le club phare de Genève…on voit où ils en sont aujourd’hui ! Dimanche, comme par enchantement, il avait compris, avec P-A Brodard de Carouge, que le seul club genevois au potentiel super league joue en grenat… Je n’ai par aileurs pas eu connaissance de l’article que tu cites dans la TDG, mais j’ai entendu dire que la fondation Wilsdorf n’aurait pas trop apprécié de faire le titre des journaux quant à la reprise du Servette.

    Maintenant, je ne le juge pas, il arrivera peut-être à trouver ces fameux investisseurs genevois…mais si tel devait être le cas, je ne comprendrais pas que les Pishyar soient éjectés, d’une part parce que les bienfaiteurs du Servette ne courrent pas les rues à Genève (et ailleurs), mais aussi parce que si l’objectif est effectivement de monter de ligue, 6 mio ne suffiront pas à y faire ne serait-ce que bonne figure.

    En bref, sur le court terme, ça ne peut pas satisfaire les iraniens et ça ne peut être qu’un mauvais calcul en vue du moyen-long terme.

    Pour l’instant, je suis comme St-Thomas : je ne crois que ce quue je vois ! A Grange de nous montrer du concret, pcq les déclarations dans les journaux, tout le monde peut le faire.

    Mais la position de Grange me semble aujourd’hui s’être bien affaiblie après le coup de tonnerre du soutien de « Rolex »…

    Wait and see…

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