Actuellement, avec Servette, mieux vaut ne parler que du sportif !

Alors que le Club naviguait à vue et semblait se diriger vers un naufrage inéluctable mais volontaire, quelques matelots ont été appelés à la rescousse. Sauront-ils guider le navire Grenat vers de meilleurs couchers de soleil ou tout cela n’est-il à nouveau qu’un bel écran de fumée ?

Le temps nous le dira, et puisqu’il en est ainsi, passons et concentrons nous sur la seule chose qui rende actuellement fier chaque supporter grenat : son équipe! Celle qui chaque week-end est sous le feu des projecteurs, celle qui porte haut et fière les couleurs servettiennes à travers toute la Suisse. C’est elle qui mérite d’attirer l’attention, pas comme son « patron ». Sans oublier évidemment tout les amoureux du servette qui chaque jour se battent pour le club de leur cœur, un amour que leur « boss » n’arrive heureusement pas à détruire !

L’ère Pereira

En ce premier dimanche de décembre se tenait pour la première fois depuis plus de 2 ans un autre homme que Joao ou Carlos Alves au bord du terrain. Cet homme, nommé Pereira, avait été appelé quelques jours auparavant. Inconnu du grand public, mais aussi des connaisseurs, le public servettien se demandait bien à qui il avait à faire. S’agissait-il d’un pion de Costinha ? Ou d’un entraineur intègre ? Poser la question, c’est sûrement y répondre. Toujours est-il que notre cher JCP aura le bénéfice du doute.

A première vue, il sembla que l’on ait affaire à un théoricien du football. En effet, il insista sur le fait qu’il lit et se documente beaucoup, ces informations et les connaissances engrangées lui permettant de mieux comprendre comment se concocte la recette magique qui fait gagner une équipe. Beaucoup de théorie donc. Et sur le terrain ? Son premier match à la tête du SFC se soldera par une défaite face au FCZ. Il n’y aura donc pas eu de choc psychologique suite au départ d’Alves, la plaie étant encore ouverte dans les cœurs de nos valeureux joueurs. La semaine suivante, notre équipe ira s’imposer face à une des équipes de tête de notre pays, Lucerne. Cette victoire donnera le sourire à nos joueurs à l’heure de prendre congé de leur ‘employeur’. Le clan Yakin, lui, payait enfin son arrogance et comprit qu’on ne rigole définitivement pas avec le SFC !

Mais c’est en cette année 2012 qu’on commence à voir la patte de Pereira. Bien qu’il n’ait pas (encore) chamboulé le système de notre éternel druide, il s’est permis de le retoucher. La preuve en est aujourd’hui que Servette se procure moins d’occasions mais a gagné en réalisme. Pereira a également augmenté le temps de jeu de joueurs comme Pont, Eudis ou encore Saleiro (bien que ce dernier n’ait pas été sur la feuille de match à Tourbillon). Certains ont su en profiter, d’autres pas. En cette année 2012, il convient de signaler également le retour de Gonzo dans la cage. Barroca, qui avait pourtant terminé le premier tour sur des notes positives, se voyant relégué sur le banc. Les prochaines semaines nous en diront plus sur la véritable situation des gardiens du Servette. Toujours est-il qu’en ce mois de février, Servette cumule deux victoires pour une défaite. Pas mal pour des joueurs qui n’ont toujours pas été payés !

Kouassi dépendance, où es-tu ?

Alors que le Servette version Alves dépendait énormément de sa perle ivoirienne, Pereira semble avoir trouvé la formule secrète pour parer à ce problème anciennement récurrent. En effet, ce Servette version Semi-Alves, est parvenu à battre consécutivement GC et surtout Sion sans Kouassi. Quand on sait que pas un seul point n’avait été récolté sans notre cher Xavier lors du premier tour, on peut dire que ça relève d’un authentique exploit ! Peut-être que l’arrivée de Moutinho y est également pour quelque chose, ou peut-être pas? Toujours est-il que le milieu à 3 (Pizzi, Nater, De Az) tient enfin la route. Le travail tactique que Pereira prône y serait-il pour quelque chose ? Ses transitions attaque-défense sur lesquelles il semble insister seraient-elles déjà porteuses de résultats ? C’est tout le mal qu’on souhaite à nos héros du week-end ! Mais ici aussi c’est le temps qui nous donnera des réponses. On relèvera tout de même que Pereira semble prendre des décisions indépendantes de Costinha (cf Barroca, Saleiro sur le dernier match). C’est donc de bonne augure pour la suite…

Karanovic, ce match winner

Avec le départ de Vitkieviez, on pensait que nos braves joueurs prendraient un gros coup sur la tête. Ce coup, ils ont du sûrement le prendre mais c’était sans compter sur notre Goran à nous qui a su remotiver les troupes et créer le déclic en fin de match contre GC et Sion. Karanovic, c’est actuellement le symbole de cette bande de potes qui ne lâche rien pour leur club, pour leurs supporters, pour eux-mêmes finalement. C’est à vrai dire les seuls à réaliser l’importance des couleurs que le maillot qu’ils enfilent chaque week-end arbore. Les seuls à se battre pour leur honneur et leur dignité. Notre natif de Bosnie semble être une icône dans le paysage actuel grenat. Blessures, salaires impayés, non-titularisations inexplicables, etc… Rien n’arrête notre Goran. Alors qu’il a les arguments pour revendiquer une place de titulaire indiscutable notre Djokovic local a toujours rongé son frein et gardé le sourire attendant toujours la moindre opportunité pour faire ses preuves. Et comment, depuis son arrivée au club, ses entrées en jeu sont rarement passées inaperçues et ont retourné la situation plus d’une fois. N’était-ce pas lui qui avait sonné la révolte à Zurich l’été dernier ? N’était-ce pas lui  qui était venu inscrire un doublé sur la pelouse de la Praille alors qu’il évoluait sous les couleurs de Kriens et qu’un nouvel entraineur venait de débarquer à Genève ? N’est-ce tout simplement pas lui notre meilleur buteur ? (7 buts en… 872 minutes !) Oui, Karanovic doit beaucoup à Alves, mais désormais Servette doit beaucoup à Karanovic…

Par sa rage de vaincre et son charisme, Servette compte en son sein une valeur sure. Espérons que Costinha aura la bonne idée de lui blinder son contrat. Ou plutôt que son patron le lui permettra. Enfin, faut-il déjà que notre président respecte sa part du contrat. N’est-ce pas Mister Pisyhar ? D’ailleurs, il serait peut-être temps de payer vos employés. Que dis-je ? Il EST temps de payer vos employés car à force de jouer avec le feu, vous finirez par vous brûler. Ou peut-être après tout que ça n’est que ce que vous recherchez…

TOUS à Thoune

Alors que la situation au sein du club demeure plus qu’incertaine, nos joueurs méritent un soutien sans faille. Car sans eux, c’est la structure de l’édifice servettien qui s’effondre. Ils sont notre fierté et ils ont besoin de nous. Montrons leur notre soutien par notre présence et notre voix. Leur solidarité et leur comportement sont admirables. Montrons à Pishyar que c’est en eux et pas en lui et sa politique (inexistante) que l’on s’identifie. Alors un seul mot d’ordre :

TOUS A THOUNE !!!

Portrait de Kara

Par Servetakis

12 réflexions sur « Actuellement, avec Servette, mieux vaut ne parler que du sportif ! »

  1. On peut aussi constater que l’équipe prend moins de cartons jaunes que par le passé, cela dit, il est dur de tirer des enseignements après si peu de matchs et de juger des mérites comparés respectifs des entraîneurs. Il se peut aussi tout simplent que le groupe murisse, s’adapte à la Super League. En novembre, il y avait aussi eu une belle période…

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  2. barrocca n’a pas joué en 2012 car blessé.
    ce n’est pas constructif de faire pression sur jcp pour ne pas faire jouer barrocca et saleiro.
    qu’il fasse jouer les meilleurs, point barre. peu importe qu’ils soient genevois et petits copains des eds ou portugais.
    et n’importe quel ancien gardien professionnel dit que barrocca est nettement meilleur que gonzo.

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    1. Il n’y a pas de préférences chez les EDS. Aucune pression mise, directement ou indirectement, sur les choix sportifs. C’est l’entraîneur seul qui fait ses choix.
      Pour nous, c’est égal que ce soit Gonzo ou Barroca dans els buts, ce qui compte avant tout c’est que le Servette gagne.

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    1. C est la fin une fois de trop c est triste à mourir mais aussi honteux pour une ville comme Genève…ça fait chier j espère que les responsables le paie…

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