Moyennes de spectateurs et affluences record pour les matchs du Servette FC à domicile (1955-2012)

Super-Servette et EDS copie

Une note joyeuse pour finir l’année dignement :  les Grenats ont battu leur record historique d’affluence moyenne pour les matchs de championnat au cours de l’épique saison 2011-2012 !

La méthode

Sur la base de coupures de presse, nous avons reconstitué les moyennes de spectateurs pour les matchs de championnat à domicile du Servette FC pour une bonne cinquantaine de saisons, de 1955 à aujourd’hui. Une petite poignée de chiffres d’affluence manque, mais jamais plus d’un par saison, ce qui ne remet pas en cause les statistiques calculées. Nous avons aussi relevé la fréquentation pour tous les autres matchs à domicile (Coupe de Suisse, Coupe d’Europe, etc.) afin de déterminer quel match avait suscité le record de fréquentation pour chaque saison. Nous espérons pouvoir encore remonter plus loin dans le temps mais l’habitude de mentionner systématiquement le nombre de spectateurs dans les articles de presse ne s’est prise que progressivement dès les années 1950, nos données sont pour l’instant encore trop lacunaires sur les périodes antérieures pour présenter des chiffres fiables. Si aujourd’hui les portails électroniques calculent en principe le nombre de spectateurs au nombre près (mais des motifs d’étonnement demeurent néanmoins !), les évaluations étaient autrefois plus artisanales dans la mesure où le club ne communiquait pas toujours les chiffres et que les journalistes présents évaluaient eux-mêmes l’assistance. L’âge à partir duquel les enfants ont dû payer et ont donc aussi été comptés comme spectateurs a varié avec le temps de même que l’habitude de compter ou non les abonnés absents parmi le public. D’autres réserves existent sans doute encore mais nous pensons que globalement, et faute de mieux, les données collectées sont fiables et permettent d’intéressants éclairages.

Un essor progressif

Au tout début du XXème siècle, lorsque les Servettiens commencent de taper dans le ballon, ils peuvent compter sur la présence de « plusieurs milliers » de spectateurs pour les matchs amicaux internationaux, tel que celui disputé contre le FC Paris à l’occasion du Noël 1903. L’ordinaire du championnat attire, lui, quelques centaines de curieux. A la veille de la Première guerre mondiale, 1000 spectateurs, « une foule des grands jours » accourent aux Charmilles pour le derby contre le FC Genève. Un mois plus tard, ils sont plus de 40 000, toujours aux Charmilles, mais cette fois-ci pour un meeting d’aviation… Au sortir du premier conflit mondial, des affluences tournant autour de 3000 personnes se généralisent pour les matchs importants puis la finale de la Coupe en 1928 contre GC marque une poussée de fièvre : ils sont 12 000 à acclamer le succès grenat. Il a fallu improviser des capacités d’accueil supplémentaires, deux ans plus tard, le nouveau stade des Charmilles était né. Les affluences grossissent, les derbies contre Lausanne ou les matchs contre le grand rival Grasshoppers n’attirent pas loin de 10 000 personnes. Après le second conflit mondial, le problème de la capacité du stade se pose à nouveau : au printemps 1946, 11 000 personnes sont à l’étroit pour un match décisif contre Lugano. Des améliorations sont progressivement apportées au stade, les affluences décollent (22 000 personnes pour voir les Servettiens affronter Lausanne en Coupe en 1948-1949 ou 20 000 face à Cantonal l’année suivante). L’organisation de la Coupe du Monde en 1954 est l’occasion de remaniements supplémentaires et nous voilà déjà à la saison 1955-1956, la première de notre statistique (cliquez pour agrandir).

MS affluence et classeemnt

Une certaine stabilité

Si jusqu’aux années 1950, une indéniable progression des affluences est constatable, force est de constater que depuis 50 ans, les ordres de grandeur sont restés sensiblement les mêmes. Au début des années 1960, Servette est deux fois champion et attire près de 9000 personnes en moyenne en championnat. Les affluences fondent dans la seconde moitié de la décennie : Servette est moins en jambes en championnat, l’éviction douloureusement vécue de l’entraîneur-joueur Roger Vonlanthen à l’automne 1967 après seulement quelques mois de fonctions conduit à un divorce du club grenat avec la presse et une partie du public, la moyenne chute largement au-dessous de 6000. Seule la saison 1969-1970 permet une embellie : conduit par Philippe Pottier le Servette FC distille à l’automne un très beau football qui lui vaut la tête du classement avant de s’étioler peu à peu.

Le regain des années 1970

La lente montée en puissance du Servette FC au cours de la décennie 1970 est suivie par un public lui aussi grandissant. Lors de la saison 1976-1977, on passe d’un championnat à 14 équipes à un championnat à 12 pimenté par un tour final à six. Cette nouvelle formule permet de passer pour la première fois au-dessus de la barre des 10 000 spectateurs de moyenne : 10 343. Record qui tiendra jusqu’en 2012…

L’impossible décollage des années 1980

Au début des années 1980, lorsque Carlo Lavizzari débarque aux Charmilles, il évoque un chiffre de 7000 spectateurs de moyenne pour viabiliser son projet. Il y parvient certes tant bien que mal durant la première moitié de la décennie mais on déplore souvent que le beau jeu et les victoires des Servettiens ne leur permettent pas de compter sur un soutien plus nombreux. En gonflant les effectifs de la LNA à 14 puis 16 équipes, l’ASF ne contribue pas à améliorer l’image du football suisse qui pâtit toujours plus des retransmissions télévisées européennes. L’identification du public avec le SFC est à nouveau entamée par une politique de grandeur où suintent régulièrement scandales et dissensions faisant les choux gras de la presse. En 1984-1985, Servette est champion devant moins de 6000 spectateurs de moyenne. Les Grenats étaient trop forts, leurs adversaires de piètres figurants arc-boutés en défense. Bref, les Genevois en sont jamais contents… La seconde moitié de la décennie 1980, avec des résultats sportifs moins brillants, ne marque pas d’amélioration de la fréquentation même si la formule Rumo (12 équipes, dont 8 qualifiées pour le tour final au printemps) permet une légère embellie grâce à la multiplication des matchs à fort enjeu immédiat (à la fin de l’automne et en fin de saison) et à un resserrement de l’élite.

La fin des Charmilles

Si le tout début de la décennie 1990 est encore marquée par une belle moyenne en 1991-1992 (près de 8000, merci Dobrovolski), le reste de la décennie est marqué par une inexorable stagnation autour de 5000. C’est l’agonie du stade des Charmilles, peu à peu amputé de ses capacités d’accueil, perdant tout confort et offrant une piètre coulisse pour des matchs de football. Les résultats des joueurs ont bon dos dans les faibles affluences : qu’ils soient champions ou dans le ventre mou du classement, les affluences n’oscillent quasiment pas. Le déficit d’image du club, passé en mains étrangères et sans cesse le jouet de rumeurs alarmantes plus ou moins fondées, lui est patent…

L’élan de la Praille

Emménager dans la fonctionnelle enceinte de la Praille au début de l’année 2003 a indéniablement donné un coup de fouet aux affluences des Grenats : elles remontent autour de 9000 de moyenne lorsque la faillite de février 2005 vient briser cet essor. Loin de l’élite, les affluences se font bien entendu plus discrètes même si la dernière saison en Challenge League permet d’atteindre une moyenne très honorable (dopée il est vrai par le match de barrage contre Bellinzone) de plus de 6000 personnes. Revenu dans une élite de Super League resserrée à dix formations, le Servette FC bat d’emblée son record historique de fréquentation avec une moyenne de 10696 témoin d’une saison bizarroïde avec une faillite évitée sur le fil et une qualification européenne dans la dernière ligne droite…

Fréquentation en chiffres absolus

Si on cumule les affluences de tous les matchs de championnat disputé au cours d’une même saison, c’est à nouveau la saison 2011-2012 qui arrive en tête (181 000 personnes). La formule de Super League propose en effet 18 matchs par saison. Cela permet également à la saison 2002-2003 de faire bonne figure (165 000) à égalité avec la saison 1976-1977, mais on ne jouait alors que 16 matchs à domicile. On retrouve ensuite à égalité avec 143 000 personnes la saison 1991-1992 (18 matchs) et la saison 1977-78 (16 matchs). Suivent 1979-1980 (138 000), 1978-1979 (135 000) et 2002-2003 (132 000).

Les records d’affluence de chaque saison   

MS plus grosse affluence

Outre les moyennes de fréquentation en championnat, il nous a paru intéressant de déterminer pour chaque saison quelle affiche avait le plus alléché le public servettien. On retrouve sans surprise des poussées de fièvre au début des années 1960 pour les derbies lémaniques ou la mythique rencontre contre les « vice-champions du monde » du Dukla Prague. Dans la seconde moitié des années 1970, les sorties européennes des Grenats permettent à nouveau de fréquents pics autour de 20 000 personnes (Cardiff City, Atletico Madrid, Fortuna Dusseldorf, Dynamo Berlin…). De façon significative, la décennie 1980 n’est marquée par aucune véritablement grosse affluence si on excepte la venue de Grasshoppers en 1982-1983 (18 000 personnes). Ce sont à nouveau les rencontres européennes qui attirent le plus de monde (Shaktor Donetzk, Larissa, Linfield, Groningue…) mais dans des proportions bien moindres qu’une décennie plus tôt. La venue de Lausanne le 26 octobre 1991 (prise de fonction de Michel Renquin toute fraîche, série de résultats positifs) puis de Bordeaux deux ans plus tard en Coupe d’Europe permettent aux Charmilles de vivre leurs deux grosses dernières affluences. Bridée par les normes UEFA, la vénérable enceinte affichera certes complet pour les matchs de Coupe d’Europe des Grenats à l’aube du second millénaire, mais avec une affluence inférieure à dix mille personnes… Si l’on fait abstraction de l’inauguration du stade de la Praille (30 000 personnes annoncées), les grosses affluences retrouveront un ordre de grandeur avoisinant les 20 000 personnes (18825 spectateurs contre Bâle le 2 novembre 2003, 23 338 lors du barrage de promotion contre Bellizone le 31 mai 2011 ou 21 821 lors de l’ultime match de la saison 2011-2012 pour la venue du champion bâlois.)

Classement des équipes ayant permis le record de fréquentation annuel

Sans surprise, c’est la venue du Lausanne-Sport qui a le plus souvent permis d’établir la meilleure affluence de la saison (11 fois sur la période considérée). A l’époque de leur gloire conjointe (années 1960), les deux équipes attiraient presque immanquablement la grande foule lorsqu’elles se rencontraient. Signe du marasme du Lausanne-Sports, de 1975 à 1987, la venue des Vaudois ne permet jamais d’établir le record d’affluence de la saison. Il faut attendre que Servette plonge à son tour pour que la venue des Vaudois, faute de mieux, constitue l’affiche de la saison, et ce, jusqu’en Challenge League… Sur la période considérée, Le FC Sion et le FC Bâle ont chacun permis d’établir le record d’affluence de la saison 4 fois. Signe de leur essor relativement récent, les Rhénans ne doivent ce chiffre qu’aux quinze dernières années et les Valaisans aux vingt-cinq dernières années. A l’inverse, le FC Zurich était une belle tête d’affiche du milieu de la décennie 1960 à la fin de la décennie 1970 et il faut remonter encore plus loin pour retrouver UGS comme aimant à public (fin des années 1950)… Liverpool est la seule équipe étrangère ayant établi deux records annuels aux Charmilles : une fois en Coupe d’Europe et une fois lors d’un simple match amical de l’été 1981. Parmi les équipes ne figurant qu’une fois sur notre liste, nous trouvons les inoubliables Dukla Prague, Fortuna Düsseldorf ou CF Valencia, les exotiques Brésiliens de Botafogo pour leur endiablée présence à une nocturne amicale de juin 1961, le FC Granges au parfum délicieusement fifties ou très modestement le SC Kriens dont la venue pour l’ouverture de la peu reluisante saison 2007-2008 avait attiré 2158 pelés et pas un tondu de plus, record de l’année !

MS equipes

Compétitions ayant attiré le record de fréquentation annuel

A toute seigneur tout honneur : sur la période prise en considération, le championnat a dans plus de la moitié des cas offert l’affiche la plus séduisante. Avec un quart des affluences record, la Coupe d’Europe se défend naturellement bien. Servette n’est pas une équipe de Coupe et son public n’est pas un public de Coupe : à quatre petites reprises cette compétition a permis le plus haut pic de fréquentation. On se souvient avec plaisir de l’élimination de Sion le 11 mai 1987 (même si force est de constater que le parcage visiteurs, pour son inauguration, était bien garni) et la venue de Winterthour changeait de l’ordinaire de la Première Ligue… Les matchs amicaux ont souvent fait recette, permettant quatre records de fréquentation, parfois avec l’aide la communauté immigrée de Genève (venue du FC Porto le 12 juillet 1989), un constat qui s’applique également à la défunte Coupe des Alpes (12500 personnes pour la venue de l’AC Milan le 12 juin 1967).

MS competiiton

Conclusion

Au terme de ce périple dans les travées de l’Histoire, il est frappant de constater à quel point les ordres de grandeur sont restés les mêmes depuis plus d’un demi-siècle. Une bonne saison vaut peu ou prou la même affluence moyenne au début des années 1960, au milieu des années 1970 ou en 2012 ! Lorsque les choses tournent moins bien, on stagne aux alentours de 5000 quelle que soit la décennie considérée. Bref, ce n’était pas mieux avant, même si les chiffres bruts ne peuvent rendre compte de la réalité de l’ambiance au stade ou de l’impact du football dans la Cité. Lorsque l’on sait que la population genevoise – et donc le potentiel de spectateurs – a considérablement grossi en un demi-siècle, on peut certes déplorer que les moyennes de fréquentation n’aient pas suivi la même tendance mais cela doit être mis en regard de l’exponentielle progression de l’offre de loisirs. Dans les années 1930, lorsque l’assistance, aux beaux jours, se faisait parfois plus clairsemée, un chroniqueur évoquait une préférence des spectateurs pour la promenade en forêt. Bien malin qui se hasarderait aujourd’hui à imaginer tout ce que font les spectateurs qui ne viennent pas au stade… Par le passé, certaines affluences s’étoffaient car on venait voir Servette dans l’attente d’un match de gala international disputé dans la foulée ou encore parce que ce jour-là les gens du voyage quittaient leur campement des Charmilles, de quoi donner du grain à moudre à la cellule « animation » du président Quennec…

Notre rubrique vous souhaite une bonne et heureuse année 2013 et prend quelques semaines de vacances avant de vous retrouver pour de nouvelles histoires de l’Histoire !

Jacky Pasteur et Germinal Walascheck

Dernière chronique : Joyeux Noël et pas de cadeaux…

Prochaine chronique : Servette évite de justesse la relégation

Les statistiques sont étendues jusqu’en 1945 dans notre ouvrage “Un pue d’Histoire…”, cliquez sur l’image pour en savoir plus.

Couverture et quatrieme de couv

23 réflexions sur « Moyennes de spectateurs et affluences record pour les matchs du Servette FC à domicile (1955-2012) »

  1. Plus que 5 jours avant la reprise des entrainements des servettiens et aucune recrue est venue. Je crois qu’on recommencera le championnat avec les mêmes joueurs avec lesquels ont a commencé le championnat. BONNE ANNEE 2013

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  2. J’espère vraiment que l’équipe va se renforcer ,il faut redonner
    aux gens l’envie de revenir au stade,Il faut du concret pas
    seulement des bonnes paroles autour de l’équipe,sinon il
    faudra distribuer beaucoup de billets gratuits pour remplir
    un peu notre stade.

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    1. Trois nouveaux visages, trois joueurs là en test. Ashley Moke (Annecy-le-Vieux, PHR), 20 ans, Congolais ; Filip Raicevic (Carpi, Série C), 19 ans, Monténégrin ; Omar Kossoko (Amiens, Auxerre), 24 ans, Français. Donc, pas de joueurs confirmés, ceux justement que le président Quennec avait dit vouloir recruter.

      «Nous sommes sur des pistes, mais je ne veux pas en dire plus pour le moment», lâchait Sébastien Fournier. Ces pistes concernent des joueurs qui n’ont donc pas besoin de venir en test. Il faut espérer pour Servette que cela débouche sur du concret rapidement. Développements et réactions dans nos éditions de jeudi.

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  3. J-44 avant la reprise il n’y a pas le feu pour les renforts ! À J-21 c’est encore bon ! Moi je pense que les recrues vont être annoncé vers le 10janvier après le contrôle de la ligue des finances car sinon ils vont mettre le nez dans le financement des transferts et donc retarder les qualifications !! Et si ils nous sortent un certain N’Tiamoah ? Il est ou lui maintenant ???

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  4. Job incroyable, 50 saisons de statistiques Ouuuwaaa. Bravo pour le travail et les commentaires sur les matchs et les affluences.

    Super a lire au réveil. Cela met la pêche!

    Merci. RAMS

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  5. Je suis fan!
    Cette rubrique consacrée à l’Histoire du club est un petit bijou.
    Les sujets abordés sont toujours en lien avec l’un des thèmes actuels, que ce soit la venue du prochain derby du Rhône, l’affluence au stade ou, pour la prochaine fois, les spectres d’une éventuelle relégation. Ou comment appréhender l’actualité à travers un voyage dans l’Histoire.
    Remarquablement rédigé, le travail d’archive reste phénoménal et fait de cette rubrique une bible grenat.
    Bravo et Heureuse Année 2013!

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    1. Je ne peux qu’acquiescer, cette rubrique est un véritable puits de souvenirs et d’informations. Bravo !

      Afin de prouver que nul n’est prophète en son pays, et aussi mettre un peu de baume sur les cœurs, je proposerai aux préposés de service, bénévoles, de rédiger un article avec les parties disputées à l’extérieur. Je pense que cela vaudrait le détour, au risque, toutefois, de mettre en lumière le côté versatile des Genevois.

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      1. Effectivement, du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, Servette était presque systématiqueemnt l’équipe la plus attractive à l’extérieur… C’est moins net avant… et après !

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  6. Il y avait aussi eu un amical entre le SFC d’Anderson et l’OM de Futre devant 12300 spectateurs sauf erreur… Meilleure affluence de la saison ?

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    1. Cette saison il y avait plus de 18.000 spectateurs
      contre Bordeaux.Mais il est vrai qu’il était pas mal
      ce matche contre l’om,avec un sacrer duel le gentil
      Anderson contre le très méchant Prunier,

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      1. Et une victoire 3 à 2 pour Servette. Anderson avait mis leu feu dans la défense olympienne avec 1 ou 2 buts à la clé.

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