Les Enfants du Servette


« On va à Wohlen ! » by Germinal Walaschek
novembre 29, 2013, 10:00
Filed under: Chroniques partenaires, Un peu d'histoire...

SFC-Wohlen

Effacer l’empreinte poissarde d’une interminable saison d’agonie hagarde et de son crash final un soir comateux à la Pontaise. Soupeser les promesses des nouveaux visages, juger en plein champ les frémissements entrevus en matchs amicaux, se revigorer en goûtant du football grenat. On part pour Wohlen !

A force d’avoir été si inéluctable dès l’entame de la saison ou presque (même si nous avons toujours cherché à nous auto-persuader du contraire), une fois actée la relégation nous apparaissait quasiment comme une libération : on pouvait à nouveau se projeter vers l’avant, avec un programme certes guère affriolant navigant entre les bourgades en W et le Tessin mais toujours moins navrant que le chemin de croix où nous avait fait musarder plus que de raison la fatale saison 2012-2013. La nature ayant horreur du vide, les silences d’Hugh Quennec étaient meublés de rumeurs alimentées par notre désir de ne pas être si déchus que cela : des Qataris s’intéresseraient à nous, des Azéris,… Finalement, tout se dégonflait, Bobbio partit au Brésil en quête d’un hypothétique partenariat avec Fluminense et on eut l’impression qu’il n’en revint jamais, peut-être happé par les manifestations carioca contre le coût du Mondial 2014…

Hormis le brave Barroca qui avait veillé à ce que notre kyrielle de défaites ne fussent pas plus lourdes, aucun joueur en fin de contrat ne s’était vu sérieusement proposé un nouveau bail. Tous ces départs n’avaient pas pour autant un parfum de grande lessive : aucun joueur ne s’attirait de griefs particulièrement prononcés pour la saison gâchée. On regardait avec une pointe de jalousie vers Saint-Gall qui avait su attirer deux de nos chouchous, Goran et Mattias, des types francs comme l’or qui carburent surtout au moral et qui avaient dû bien déprimer chez nous. On avait une pensée pour Eudis et De Azevedo que l’on avait sentis sincèrement grenats. On se disait goguenard que la roublardise de Ruefli ne serait pas si mal hébergée à Tourbillon et que si le contrat avait effectivement été signé dans un jet, il y en a qui tomberaient de haut. La perspective de voir Kouassi aussi en rouge et blanc nous ébranlait quand même un peu : ne devait-il pas aller en Angleterre ? Kusunga, Schneider, Kossoko, Grippo ou Diallo sortaient à pas feutrés de notre radar footballistique.

Apparemment, les joueurs sous contrat restaient, même Pasche et Moubandje probablement courtisés ici ou là. Mfuyi aussi même s’il avait juré l’inverse… On voyait débarquer des jeunes, des Sédunois rameutés par Sébastien Fournier, des Africains en test, un grand défenseur allemand recommandé par Lulu au fiston. A défaut de grands noms d’aujourd’hui, on recyclait ceux d’hier dans la direction sportive avec Favre junior puis Zuberbühler au poste un peu hybride d’entraineur des gardiens et d’ambassadeur du club.

13 juillet, départ en famille, beau temps, chaleur de saison, train à moitié vide. Petite halte à Berne, pique-nique au bord de l’Aar au débit si étonnamment véloce pour un fleuve urbain. Sur l’esplanade derrière le Palais Fédéral, un Servettiens aux cheveux poivre et sel nous interpelle : « Vous allez à Wohlen ? » « On va à Wohlen ! », ma voix surjoue la fermeté, il faut bien ça pour s’en convaincre tant l’énoncé parait saugrenu. Le train repart dans un doux assoupissement digestif, le temps d’apercevoir la Reithalle avec une grande banderole à la mémoire de Clément Méric. Souvenir d’une discussion avec un ami alémanique auprès duquel je m’étonnais que les Young Boys aient su en une décennie fidéliser le second public de Suisse alors qu’à l’époque du Wankdorf, les drapeaux aux grillages étaient en général plus nombreux que les supporters qui les y accrochaient. Il m’avait alors expliqué qu’au moment de sa quasi-faillite, le club bernois avait su se reconstruire sur une large base, y associant des chanteurs et autres artistes. Il avait conclu en me disant qu’il n’était pas rare de voir des maillots jaunes et noirs en goguette à la Reithalle. Genève me parait soudain bien loin…

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Les Servettiens sortiront-ils du bois cette saison ?

Changement de train à Olten, il faut bien que les nœuds ferroviaires servent à quelque chose… L’Argovie se précise : panache de vapeur au-dessus de Gösgen. Les enfants : « ça a explosé ? », passage par Aarau, un pictogramme indique la direction du stade, instant de jalousie, ce sont eux qui nous ont pris notre place ! Nous sommes désormais dans le Regioexpress, deux jouvenceaux servettiens sont déjà assis quelques banquettes derrière les nôtres. Au gré du paysage, on se sent glisser vers les années où nous jouions encore à la marchande : voici les confitures Hero puis le sucre de Rupperswil. Enième halte : « Dottikon, Dintikon » annonce l’imperturbable voix pince-sans-rire numérique des CFF.  Un des jouvenceaux commente : « Dottikon, c’est la maison à droite de la voie et Dintikon, la maison qui est à gauche », une analyse qui ne fait pas retomber notre hilarité. J’imagine que, filmée, la scène pourrait déboucher sur un petit clip promotionnel pour la SFL conclu par le slogan : « c’est ça, aussi, la Brack Challenge League !»

Le train nous relâche à Wohlen, rues désertes, légère odeur de graillon. La signalisation annoncée sur le site du FC Wohlen ne nous saute pas aux yeux. Les jouvenceaux tentent leur chance à gauche, nous partons tout droit. Enfin un passant. « Entschuldigung bitte, wie kommt man am besten zum Stadion ? » “Scusi, non parlo tedesco”. Je râcle mon cerveau : “ Dove…” j’ai failli dire “San Siro” mais j’aurais passé pour un guignol. Je dis : « calcio ?» et passe pour un guignol quand même mais on est sur la bonne voie. Quelques thuyas aux abord du stade, on y planque le bocal avec le reste du pâté provençal du pique-nique. Je n’ai jamais apprécié esthétiquement les mornes thuyas mais je dois reconnaitre que quand on y camoufle quelque chose, ça ne se voit pas et ça y reste. Nous sommes en couple avec deux enfants : « Eine Familienkarte bitte. » « Wie alt sind die Kinder ? » « 6 und 8 ». « Sie brauchen nicht zu bezahlen » Résumons : un billet adulte coûte 20 francs, les enfants dès 12 ans payent 7 francs, la carte famille est à 35 francs.  En résumé, on paye plus cher avec des enfants en bas âge qu’avec des préados… On ne va pas pinailler pour une thune, d’autant que la Section Grenat se manifeste bruyamment au coin des installations sportives et que des uniformes prennent ostensiblement position aux abords de l’entrée avec des intentions de fouille prolongée. Il n’empêche que le FC Wohlen nous paraît un peu brouillé avec les principes de la comptabilité et ce n’est pas le Brésilien Wellington qui nous démentira… Souvenir qu’un an plus tôt, un funeste vendredi 13 à la Praille, dans la même composition familiale, il nous avait fallu faire la queue à trois caisses bien distinctes pour en extraire un abonnement, une invitation pour enfant de moins de six ans puis simultanément un billet adulte et un billet enfant…

Dans l’enceinte de la Nierdermatten, une joyeuse surprise nous attend : le stade est à moitié grenat ! Il ne s’agit pas ici d’une façon de parler : certes la tribune principale s’avérera majoritairement argovienne mais tout le côté gauche est accaparé par des Servettiens de tous acabits. On stationne un peu au pied de la tribune principale, un journaliste d’un quotidien genevois tire sur une clope, le vestiaire des Grenats a une fenêtre ouverte, clin d’oeil de Pasche, puis le brave Geoffrey Tréand tire l’espagnolette alors que Sébastien Fournier attaque la théorie… Les gardiens sont déjà à pied d’oeuvre avec leur nouveau mentor Zuberbühler. Des Grenats d’Outre-Sarine l’interpellent : « Hey, Zubi !». Le colosse reste impassible, raide comme les bannerets qui coiffaient les fontaines que nous venions de voir à Berne. Puis il saisit quelques ballons au vol, pour un peu, on aurait le sentiment que c’est lui qui devrait être titulaire !

Retrouvailles avec Jacky Pasteur, l’oeil brillant, lui aussi déterminé à laisser la frustration de la saison écoulée appartenir au passé : « les saucisses viennent de nouveau du boucher du coin et ils les font griller avec du vrai charbon de bois ! » En Super League, tant l’équipe corsetée par Fournier que les saucisses optimisées rendement maximal avaient en effet singulièrement manqué de goût. Interrogation existentielle des enfants : « Est-ce que Wohlen ils ont aussi un fan’s club ? ». En se promenant du côté de la buvette « adverse » (vive les stades sans secteur visiteur cloisonné !), on aperçoit finalement deux écharpes bleues et blanches et aussi… de la bière (alcoolisée) en bouteille ! Petite pensée pour notre bocal de pâté provençal inutilement exilé dans les tuyas…

On se prépare pour le match. « Regarde ce que j’ai pu acquérir ! » me souffle Jacky Pasteur. Un magnifique étendard avec le logo des années 80. « Il y a le nom du fabricant, je vais le contacter pour voir s’il lui en reste. » Nos fidèles lecteurs connaissent la suite de l’histoire… Au tout début des années 90, alors que la Section Grenat n’avait pas encore pu négocier le prêt d’un local sous la tribune B avec le club pour y entasser son matériel, je charriais toujours chez moi cinq grands drapeaux avec hampe pour les ramener au match suivant. Dans le lot, figurait un drapeau semblable à celui exhumé par Jacky Pasteur et dont la beauté du grenat m’avait déjà frappé à l’époque. Je me souviens d’une brûlure de cigarette (ou fumigène) dans un des coins, je vérifie, ce n’est pas le même. Je revois ces portes à soufflet se refermant intempestivement alors que les hampes sont encore à moitié hors du bus…

Pas de sièges, quel plaisir pour les fans de foot ! Cela fait plaisir d’être à nouveau à ras-du-terrain, d’entendre le gardien diriger sa défense, un « bouffe-le » de João Barroca marquera d’ailleurs bien les enfants qui constatent avec délice que donner des coups de pied dans les  panneaux publicitaires donne un certain bruit… Le jeu est insipide. Alors que nous nous faisions la réflexion que les policiers ressemblaient… à des policiers plutôt qu’à des gorilles body-buildés d’un service de sécurité privé (Letzigrund…), ils entrent en scène pour faire redescendre deux fans servettiens imprudemment montés sur les grillages. Un vif échange s’en suit, la vénalité des mères des policiers est rendue publique à haute et intelligible voix, différentes propositions de coïts interdits par le Vatican sont soumises aux forces de l’ordre mais elles restent intraitables dans leur opinion que le FC Wohlen, en tant qu’organisateur de l’événement, verrait d’un mauvais qu’un de ses hôtes dégringolât de si haut en plein match. Entre le grillage et le champ d’orge, ça discute ferme, il faut bien rentabiliser les huit heures de car par un petit contact coloré avec la population locale ! Une balourdise bienvenue de Mfuyi permet heureusement de se focaliser à nouveau sur le match, on siffle, on hurle, il y avait clairement pénalty. 1:0. Mi-temps.

Des deux buts marqués par les Grenats marqués en seconde mi-temps, on retiendra surtout les frissons de plaisir procurés par le jeune Kevin Bua : belle technique, finesse dans le dribble, la naissance d’un grand ? On se dit aussi que ce Tadic avec sa trogne piratesque et ses tatouages cyrilliques sur l’avant-bras est peut-être bien une pioche capable de planter une vingtaine de buts sur le chemin de la promotion. On se réjouit déjà vivement du match suivant !

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Pour quitter le stade, nous choisissons comme les autres de fouler la pelouse et de contourner une barrière mise en place pour nous canaliser vers une énigmatique sortie « visiteurs » un peu surgie de nulle part… On repasse sous la tribune principale. Rencontre avec le reste de la rédaction des EdS. « Alors ? » « Il y a du boulot ! » Accord général. On ne peut  malheureusement pas s’attarder, le dernier train part bientôt, on récupère le pâté provençal sain et sauf, on glisse des prospectus pour notre ouvrage « Un peu d’Histoire… » dans les voitures immatriculées en Suisse Romande ou ornée d’un gadget grenat (il y en a étonnamment beaucoup !). Jacky Pasteur me remet un pesant paquet jaune de 30 livres pour une livraison à effectuer à la FNAC le surlendemain, sur le quai de la gare de Wohlen, nous vendons deux ouvrages à un Servettien taciturne. Dans la petite cohorte ferroviaire servetienne, cela tapote ferme sur des claviers : «  Cool, Sion a perdu ! » «  Rüfli a marqué un autogoal j’espère ? » On somnole, assommés par le bain de soleil, quelques cris en gare de Fribourg, il y a donc bien des fans de foot qui s’intéressent aussi au hockey. Je pense aux footeux de Saint-Léonard, les appelle-t-on toujours les « Pingouins » ? Autrefois, cela devait faire exotique, mais aujourd’hui un peu ridicule…  Genève. C’était la Lake Parade, dans le tram, des fêtards s’enquièrent du résultat. La discussion s’approfondit avec l’un d’eux. «  Ouais, Wohlen, ils ont Paiva, plusieurs autres transferts intéressants, ils pourraient bien marcher cette saison. » A nous entendre, on a battu les favoris numéro 1 à la promotion, mais qu’on nous pardonnes, cela avait été Carême pendant un an ! On approche du terminus : « au niveau média, il n’y aura pas grand chose pour Servette cette saison. Heureusement, il y a les EdS ! » Tu l’as dit l’ami !

Lundi matin, je me retrouve dans le centre logistique de la FNAC en pleine zone industrielle. Je porte toujours à bout-de-bras mon pesant paquet jaune ficelé par Jacky Pasteur, j’y ai juste collé le bon de livraison. Béance dans une façade, c’est le trou par lequel les camions déversent leurs cargaisons de livres, CD et DVD. Je me mets sur la pointe des pieds pour arriver au niveau de la plage de déchargement et crie en direction de l’intérieur de l’entrepôt pour qu’on vienne me débarrasser de mon colis, ultime souvenir tangible de l’équipée argovienne (le pâté provençal avait été liquidé en cours de soirée).

Dimanche, Servette rejouera contre Wohlen, il fera moins chaud mais je me dis que l’espoir que nous nourrissions fatalement en début de saison est en train de renaitre. J’ai adoré nos pérégrinations, mais je n’insisterais pas outre mesure pour que Wohlen figure à nouveau au planning des déplacements grenats la saison prochaine !

Germinal Walaschek

La semaine passée : la der de Sevi

Couverture et quatrieme de couv


23 commentaires so far
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Ben tiens!! Ca donne envie d’aller avec un bout de pâté provençal au stade dimanche toutes ces histoires!!!!

Merci pour ces supers récits!! Quelle habileté rédactionnel! Un régal!

Petite devinette pour finir: Quelle est la différence entre le site des EDS et le site officiel du servette fc??!!
Les uns sont salariés pour maintenir le site à jour, les autres ont comme unique salaire leur fierté et leur passion. Et pourtant… lequel préférez-vous?

Moi j’ai fait mon choix et je dis bravo les gars, merci et continuez comme ca!!!!

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Commentaire par Patou

Merci Patou 😉

C’est vrai que Germinal et Jacky c’est de la balle!!!!!!

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Commentaire par Julian Karembeu

+1

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Commentaire par Michel

Super récit car nous étions là avec Marc Schnyder mais nous avions fais une ballade en partant depuis le très joli bourg de Bremgarten le long de la Reuss. Super joli avec un passage près d’un couvent très beau. Comme je pars du principe que nous n’aurons pas à retourner à Wohlen, soit parce que l’on montera au terme de la saison, soit parce que Wohlen descendra, tu ne pourras donc pas essayer le pique-nic le long de ce très joli endroit.

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Commentaire par Gasser

Moi je dis que vous devriez nous faire un compte-rendu de votre prochain déplacement grenat 😉

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Commentaire par Julian Karembeu

Eh chouette idée ! « Racontez-nous vos voyages en grenat », une nouvelle rubrique ?

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Commentaire par Germinal Walaschek

Un veritable guide a les jeux à l`extérieur…

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Commentaire par Jacky Pasteur

Au moins un point positif de la CHL c’est de nous faire découvrir des endroits magnifiques derrière la barrière de « röstis ». J’ai passé 2 jours extras avec ma fille à 10 km de Wohlen au bord du Hallwilersee… Inconnu de nous mais si beau. Et assister à la victoire de notre chère équipe avec le soleil….. Ce fut un week-end magique. Donc pas besoin d’y retourner en 2014 !!! A bon entendeur.

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Commentaire par Stanley.vi

Je suis content que cet article ait fait sortir des suggestions pour des week-ends pas cons…

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Commentaire par Germinal Walaschek

Hs je viens d’acquérir votre bible un peu d’histoire, franchement ce livre est juste magnifique, bravo pour votre travail tout simplement magnifique, je conseil a tout fan grenat de se le procurer, du bel ouvrage!!!!

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Commentaire par Microscopos molnar

Merci. Sans fausse modestie, on est effectivement fiers d’avoir pu publier cet ouvrage !

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Commentaire par Germinal Walaschek

Rien à dire de plus que : les EDS, vous êtes les meilleurs !

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Commentaire par Stanley.vi

Superbe article encore une fois, Germinal !
Pour un peu, ça donnerait subitement envie d’aller faire un tour à Wohlen; heureusement le dernier paragraphe freine un peu les ardeurs.

Vraiment bravo pour ce récit, pour retracer l’ambiance de l’époque à laquelle je souscris largement (les 4 premiers paragraphes), mais aussi pour les super-supporters que vous êtes.

Merci.

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Commentaire par Michel

Ah oui…

« Hormis le brave Barroca qui avait veillé à ce que notre kyrielle de défaites ne fussent pas plus lourdes, aucun joueur en fin de contrat ne s’était vu sérieusement proposé un nouveau bail. »
Ah si ! Tréand ! Et ça s’avère un bon choix, que je souligne d’autant plus que je pensais que c’était le bon moment de le vendre !

Quant à Schneider, il est allé à Xamax de façon assez logique pour une fin de carrière. C’était un joueur que j’aimais assez bien.

« On aurait le sentiment que c’est lui qui devrait être titulaire ! ». J’ai eu la même impression récemment en voyant Zubi échauffer Müller. Finalement, c’est lequel des deux qui va jouer ?!

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Commentaire par Michel

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