L’attaque est-elle l’arme défaillante du SFC ?

Après le départ de Julian Esteban en Décembre 2006, les supporters du SFC se sont  retrouvés un peu orphelin de leur meilleur attaquant, capable à lui seul de faire basculer un match. Qu’en est-t’il aujourd’hui en cette ère de « l’après Esteban » ? Est-ce que les nouveaux joueurs venus compléter l’attaque sevettienne ont su (pu) compenser le départ de Julian ?

 

Servette, cette saison c’est 32 matchs, 11 victoires, 10 nuls et 11 défaites, égalité parfaite alors qu’il ne reste que deux match de championnat. Le goalaverage est de +8 avec 52 buts marqués pour 44 encaissés. Le SFC est la septième attaque de la ligue, à égalité avec Wil. Avec 32 buts au premier tour nous ne devrions pas excéder 54-56 buts sur l’ensemble de la saison.

Lors de l’exercice précédent, le SFC comptait, en 34 journées, 15 victoires, 8 nuls et 11 défaites. Le goalaverage était de 63 buts marqués pour 51 encaissés, soit un différence de +12.  Sous l’ère Esteban, lors de la première phase, nous avions marqué 32 buts, soit un de moins que pour la deuxième phase. Le départ d’Esteban n’aurait-il donc pas été si catastrophique ? 

Premier constat : le SFC a été moins performant cette saison en attaque, même s’il reste encore deux matchs à jouer. Il faudrait en effet que nos grenats scorent à 11 reprises contre Cham à la Praille et au Kleinfeld contre Kriens pour égaler le score de l’année passée. Il faut dire qu’un certain Julian Esteban avait planté lors du premier tour la bagatelle de 14 buts en seulement une demie saison (~1but par match), alors que le meilleur buteur servettien de cette année, Moukoko, compte 9 buts à son actif en une saison complète (~0.3 buts par match) … la différence d’un facteur 3 est considérable !

Deuxième constat: Avec 20 matchs qui se sont terminés avec 1 but d’écart et 10 matchs nuls, une dizaine de buts en moins peuvent se traduire sur le plan comptable à 10-15 points en moins au classement. C’est une énorme différence pour un prétendant aux premiers rôles.

Si on regarde les performances des autres buteurs Servettiens, ni Bengondo, ni N’Tiamoah n’ont fait oublier Julian dans les faits (ni dans les coeurs des supporters servettiens !).

Analysons les performances de nos trois derniers véritables attaquants :

– Patrick Bengondo (27 ans, 1.80m, meilleure saison: 18 buts avec Winterthur en Ch.L 2005-2006) :

Bengondo a une grosse puissance physique et un excellent jeu de tête, mais il est techniquement assez limité et sa vitesse de course est àpeu près la même que ma grand-mère de 89 ans. Après un très bon premier match contre Vaduz, il a baissé le pied et manqué un nombre incalculable d’occasions. Peut-être a-t-il senti, par la suite, que le club ne le garderait pas pour la saison suivante, si bien que sa motivation en a pris un coup. Son deuxième tour est à qualifier de médiocre, les quelques buts marqués étant en plus rarement décisifs. Un constat s’imposait : force et puissance, mais manque de technique et de vitesse, défauts rédhibitoires pour un attaquant moderne.

– Junior Moukoko (23 ans, 1m81, meilleure saison: 9 buts en 24 matchs avec Croix de Savoie en CFA 2006-2007):

Junior avait impréssioné nombre de supporters servettiens lors du match de préparation l’année dernière contre Croix-de-Savoie, marquant notamment sur un fantastique retourné. C’est d’ailleurs au cours de ce match que Sébastien Fournier l’avait repéré. Même s’il se bat comme un beau diable sur le front de l’attaque, Junior manque souvent de clairvoyance dans le dernier geste. Il se complique souvent la vie par de petits gestes inutiles qui n’amènent strictement rien sur le plan de l’éfficacité. C’est notre meilleur buteur cette saison (9 buts) depuis la blessure de l’excellent Geoffray Tréand (8 buts), mais nous sommes en droit d’attendre plus de lui pour la saison prochaine s’il veut devenir une pièce maîtresse de Servette. Bilan : « relativement » rapide et technique balle aux pieds, il devra absolument simplifier son jeu et mieux doser ses efforts pour gagner en efficacité; par contre, rien à redire sur son engagement.

– Edmond N’Tiamoah (27 ans, 1.87m, meilleure saison: 20 buts avec le FC Lucerne en Ch.L 2005-2006):

Edmond est arrivé durant la pause hivernale et, comme Bengondo, a frappé fort lors de son premier match avec le SFC à la Praille en marquant deux buts contre Concordia Bâle. Mais Edmond s’est un peu étiolé au fur et à mesure du deuxième tour, notamment dans l’efficacité et aussi dans le jeu. Il paraît fatigué et semble manquer de fraîcheur. Il doit être plus présent dans son rôle d’attaquant pivot et pas seulement de la tête qui est son arme favorite. Avec seulement 6 buts et sauf exploit de dernières minutes, N’Tiamoh n’est pas le buteur providentiel que nous espérions. Cependant, avec une bonne préparation « physique », son sens du but, son intelligence tactique et sa vivacité pourraient amener un plus indéniable à l’attaque du SFC; à noter également son excellent état d’esprit.

Il semblerait que pour le moment le SFC dispose de bons attaquants pour la Challenge League. Mais cela ne sera pas suffisant pour briguer les deux premières places synonymes de montée potentielle en Super League. Si on regarde les 2 dernières saisons, les meilleurs buteurs de Challenge League (Merenda à Xamax et Gapar à Vaduz) ont marqué plus de 20 buts chacun (plus de 30 buts pour Gaspar !!!!) et ont permis à leur équipe de jouer la montée. A la décharge de nos attaquants,  le jeu défensif prôné par Aeby ne les a pas avantagés ! Peut-être que la solution viendra d’une nouvelle organisation à mi-terrain, d’un nouvel entraîneur capable d’organiser tactiquement le Servette désarticulé d’aujourd’hui ou encore d’une nouvelle arme venue d’un recrutement judicieux (les bons attaquants sont très recherchés et très rares) ou alors de notre effectif actuel avec Bouziane, 16 buts la saison dernière. Il n’attend que ça ! Nous aussi…

Julian Karembeu

3 réflexions sur « L’attaque est-elle l’arme défaillante du SFC ? »

  1. Franchement, un joueur très moyen.
    Avec le QI d’une carpe paraît-il.
    N’avait rien à faire au SFC.
    Donc pas grand chose non plus au WAC, club historique de Casablanca supporté par mon père…avant son arrivée à Genève. Allleeeeeeeez Servette ! Allez le WAC !

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